Odril a perdu sa maman dans le tremblement de terre, mais il a retrouvé espoir

La vie d’Odril, un petit garçon haïtien de 7 ans, a pris un tournant dramatique le 12 janvier 2010, le jour où un tremblement de terre a détruit son pays.

Sa mère comptait parmi les centaines de milliers d’Haïtiens qui ont péri dans la catastrophe. 11 ans plus tard, Odril a toujours du mal. « Même si j’étais très jeune quand ma maman est morte, elle me manque encore. » Après le décès de celle-ci, son père l’envoie chez ses grands-parents
à la campagne. Mais ils ne peuvent pas s’occuper de lui. Il va donc vivre chez son oncle à la capitale, Port-auPrince. La vie n’y est pas plus facile pour autant. En ville, le chaos règne et les gens souffrent.

Odril est triste et se sent très seul. Il quitte la maison de son oncle et vit dans la rue. Il n’a que 7 ans et doit se débrouiller tout seul. Alors qu’Odril cherche de la nourriture dans l’un des nombreux camps de tentes dispersés dans la ville, un employé de NPH Haïti le remarque. Son histoire traumatisante émeut l’homme et finalement la chance sourit à Odril.

En juillet 2010, il est intégré dans le programme « Father Wasson Angels of Light » (FWAL) de Nos Petits Orphelins. Le programme offre un abri et une éducation aux enfants touchés par le tremblement de terre. Odril y reste pendant cinq ans, avec une trentaine d’autres enfants. Notre personnel lui prodigue tout l’amour, le soutien, les soins médicaux et l’éducation nécessaires.

En 2015, Odril est accueilli dans notre village d’enfants, Ste Hélène. Aujourd’hui, il a 17 ans et il y est toujours. Il vit dans une maison avec 25 autres garçons. Il aime étudier et espère devenir naturopathe. Il prie chaque matin, en reconnaissance pour les nouvelles opportunités que Nuestros Pequeños Hermanos (NPH) lui a offertes. « J’aime vivre à Ste Hélène et je ne l’oublierai jamais. Quand je vivais dans la rue, je n’avais aucun espoir. Maintenant, l’avenir me sourit » , confie Odril.

Les enfants comme Odril méritent un foyer et un avenir fait d’espoir. Aucun enfant ne doit mourir dans la rue !

Je veux aider

Noël dans nos villages d’enfants

L’aspect « famille » est très important pour nos enfants, surtout à Noël. Certains sont nostalgiques de leurs parents et de leur famille, mais ils sont également heureux de pouvoir fêter Noël avec leur famille NPH. Cette année, le coronavirus a rendu la vie des enfants plus difficile encore. Raison de plus pour faire à nouveau briller leurs yeux de bonheur à Noël.

Noël est la fête de la lumière et de l’espoir dans nos villages d’enfants, même si les choses seront un peu différentes cette année. Normalement, les enfants interprètent durant 10 soirs l’histoire de Marie et de Joseph cherchant un refuge.

Pendant 9 soirs, toutes les portes restent closes, mais la veille de Noël, heureusement, une porte s’ouvre. Ils sont alors tous les bienvenus pour se réchauffer, déguster un repas de fête et célébrer la messe de minuit dans notre « auberge ».

Lysclène: abandonnée au bord du chemin, à présent entourée d’amour

L’histoire de Lysclène est une histoire qui aurait pu très mal finir. Son papa et sa maman abandonnent la famille alors que Lysclène n’est qu’un bébé. Elle est alors accueillie chez sa tante dans un bidonville de Port-au-Prince. Mais celle-ci la met littéralement à la rue. Heureusement, le village d’enfants NPH Haïti lui vient en aide.

Lysclène, à son arrivée dans notre village d’enfants

Née dans le nord d’Haïti, entourée de sa mère et de ses cinq frères et sœurs plus âgés, Lysclène n’est encore qu’un bébé lorsque son père quitte le pays, plongeant alors sa famille dans la plus grande des pauvretés. Quelques années plus tard, sa maman abandonne à son tour les enfants. Lysclène
reste avec ses frères et sœurs, mais ils ne peuvent pas s’occuper d’elle. C’est pourquoi elle est confiée à sa tante qui vit à Port-au-Prince, dans la misère du bidonville de Cité Soleil.

La petite fille y grandit sans soin, ni affection… Un jour, alors que Lysclène n’a que 9 ans, sa tante, qui ne supporte plus d’avoir « cette bouche de plus à nourrir », l’abandonne le long d’une route isolée, loin de tout village en lui disant : « Attends-moi ici, je reviendrai te chercher ».

Lysclène attend toute la journée. Elle guette la route, à l’affût de la voiture de sa tante, qui ne reviendra jamais. Le soir venu, terrifiée et épuisée par l’attente, Lysclène fond en larmes. Imaginez ce qui aurait pu arriver à cette petite fille sans défense…

C’est alors qu’une femme passe sur la route. Elle est émue par cette petite, seule et en pleurs, et l’emmène chez les sœurs Salésiennes.

Pourtant, les débuts dans notre village d’enfants ne sont pas faciles pour Lysclène. Elle présente des difficultés dans l’apprentissage du langage et ne sait pas comment se faire des amis. Elle est incluse dans notre programme créé pour les enfants ayant des difficultés d’apprentissage. Grâce à ce programme, elle peut commencer une formation scolaire. Aujourd’hui, Lysclène a 22 ans. Elle a des amis, s’épanouit dans sa scolarité et est encouragée par notre corps enseignant. Le chemin est encore long, mais Lysclène, comme chacun de nos enfants, est motivée et tellement heureuse de pouvoir faire partie d’une famille. C’est seulement grâce à des donateurs comme vous, que nous pouvons offrir un avenir meilleur à davantage d’enfants comme Lysclène.

Lysclène, 22 ans

Chaque enfant a droit à un foyer.

Lisez ici comment vous pouvez agir pour nos enfants.

Marlie: Elle n’avait aucune chance de survie et est pourtant en pleine forme à présent

Lorsque Antoinette est entrée à l’hôpital pédiatrique St Damien de NPH Haïti en octobre 2019, elle avait un besoin urgent de soins médicaux. Elle était sur le point d’accoucher, car elle avait perdu les eaux. Seulement, elle n’était enceinte que de six mois…..

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Grossesses à haut risque à L’hôpital pédiatrique St Damien

Puis, en novembre, elle a accouché par césarienne. Bébé Marlie est née après seulement 29 semaines de grossesse, pesait à peine 930 grammes et souffrait de graves infections. Elle a dû être réanimée avant de pouvoir être transférée au service de néonatologie.

Une radiographie a révélé une maladie pulmonaire, conséquence d’une naissance prématurée. Son système respiratoire refusait de se stabiliser malgré les soins.

Le 13e jour, Marlie a fait un arrêt respiratoire et a dû être réanimée. Elle présentait également une infection. Au 18e jour, elle respirait toujours difficilement et souffrait d’une grave anémie. Une transfusion sanguine a alors été effectuée. Après un mois d’hospitalisation, l’anémie persistait et elle a reçu deux autres transfusions. Le 44e jour, elle a reçu sa quatrième transfusion sanguine. Après 51 jours, elle a été transférée au « Kangaroo Care », où ils font du peau à peau, pour se rétablir.

Enfin de retour chez sa mère

Au 75e jour de son existence, elle pesait 1,5 kg et a finalement pu se blottir définitivement dans les bras de sa maman. Antoinette est reconnaissante pour les soins qu’elle et sa petite fille ont reçus dans notre hôpital pédiatrique.

Des soins médicaux qui seraient impayables dans tout autre hôpital. Elle fabrique des perles pour les vêtements et l’artisanat et ne gagne que quelques dollars par mois, juste assez pour survivre. À cause de la crise du corona, les touristes ont déserté et elle n’a plus de travail.

Les revenus de son mari, qui est chauffeur de taxi, sont également faibles. Après avoir payé le loyer et le carburant, il ne reste plus grand-chose… Une situation que vivent de nombreuses familles, malheureusement. « Je veux que d’autres enfants puissent eux aussi bénéficier des soins experts d’un pédiatre. Marlie a reçu une chance de vivre. J’espère que Dieu continuera à bénir l’hôpital et le personnel. », confie Antoinette avec gratitude.