Le petit Mateo, 3 ans, fait un signe d’au revoir à sa mère, Angelina. Elle le laisse chaque matin à la garderie NPH La Sagrada Familia au Guatemala. Elle reviendra le chercher à 17h, rassurée : Mateo passe la journée entre de bonnes mains.

Grâce à cette garderie gratuite, Angelina peut travailler à temps plein. Mateo, lui, reçoit une éducation préscolaire dans un cadre bienveillant.
Un centre d’accueil qui libère les parents pour travailler
La garderie NPH accueille gratuitement les enfants vulnérables de 2 à 4 ans. Elle permet aux parents ou tuteurs de travailler pour faire vivre leur famille.
Le programme CCID, lancé en 2019, aide les familles à très faibles revenus. Elles sont choisies par des équipes de travail social. Les enfants y reçoivent deux repas, deux collations, et parfois des dons alimentaires pour le soir.
Les soins de santé sont aussi gratuits : bilans annuels, suivi de la croissance, vaccins. Ceux avec des besoins particuliers sont repérés tôt et accompagnés.
Un lieu d’éveil pour bien grandir
Mateo adore chanter et danser. Sa professeure, Teresa, se souvient d’un moment touchant : pendant la collation, Mateo a récité un poème et lui a dit que c’était pour elle. Teresa affirme :
« Cela montre que nous faisons bien notre travail. »

Mateo est actif, obéissant et sociable. Il s’intègre facilement aux autres enfants. Il fréquente la garderie cinq jours par semaine pendant que sa mère travaille.
Un environnement éducatif qui lutte contre la pauvreté
Au Guatemala, seulement 2,8 % du PIB est consacré à l’éducation. C’est l’un des taux les plus faibles d’Amérique latine. Moins de la moitié des enfants atteignent le niveau de lecture attendu en primaire.
Plus de 40 % des adolescents ne vont pas à l’école. Ils travaillent, sans formation, et accèdent uniquement à des emplois précaires. La malnutrition touche la moitié des enfants, entraînant retards de croissance et problèmes de santé.
La garderie NPH agit en amont. Elle offre des bases solides pour briser ce cycle de pauvreté générationnelle.
Un espace d’enfance propice à la socialisation
Angelina est reconnaissante : « Je peux travailler pendant que mon fils est entouré de personnes formées, bienveillantes et attentives à son alimentation. »
Avant, Mateo n’avait pas d’autres enfants autour de lui. Il était timide. Aujourd’hui, il a des amis. Il a gagné en confiance et en sociabilité.
