Traditions de noël en Amérique latine

Noël est célébré dans le monde entier, mais comment nos enfants le fêtent-ils en Bolivie, au Mexique et en Haïti ?

Bolivie

Chez NPH Bolivie, les enfants célèbrent Noël avec un concours de piñata. Une piñata est une figurine aux couleurs vives, généralement en papier mâché, qui est traditionnellement remplie de bonbons et de surprises.

Mexique

Chez NPH Mexique, le Nacimiento (crèche) est installé dans le jardin, près de la chapelle, avec tous ses personnages. Les Rois Mages sont placés à l’écart des autres personnages le 16 décembre et se rapprochent de jour en jour, jusqu’au 6 janvier. L’Enfant Jésus est ajouté le 24 décembre. À partir du 16 décembre, les Posadas (auberges) sont célébrées chaque jour. Les enfants se déguisent en Joseph et Marie, en bergers, en Rois Mages, etc. Ils vont de maison en maison pour demander l’abri qui leur est toujours refusé jusqu’à ce qu’ils soient finalement accueillis à l’étable, comme Joseph et Marie.

Haïti

En Haïti, les enfants célèbrent Noël en plaçant des chaussures cirées remplies de paille sous l’arbre de Noël pour le Père Noël. Celui-ci remplace alors la paille par de petites surprises.

Pouvoir être soi-même : l’objectif de Chicas Poderosas (Filles puissantes)

« Ce que je préfère depuis que je participe à Chicas Poderosas, c’est que j’apprends beaucoup sur moi-même. Ici, je peux partager mes sentiments et cela me fait du bien ! » – Valeria du Guatemala

Il y a quelques années, nous avons lancé un programme pour les filles en Bolivie, au Guatemala, au Honduras et au Mexique : « Chicas Poderosas », qui signifie « filles puissantes ». Et c’est exactement le but recherché : soutenir et donner aux filles (âgées de 10 à 24 ans), dans une culture machiste, les moyens d’exploiter tout leur potentiel et de défendre leurs droits. Pour ce faire, nous organisons, entre autres, des discussions, des ateliers et des excursions.

Dangers pour les jeunes filles et les femmes en Amérique latine

Dans les pays où nous sommes actifs, les jeunes filles et les femmes sont constamment en danger. Beaucoup sont discriminées, défavorisées, maltraitées ou même assassinées. Elles ne peuvent pas être elles-mêmes et se sentent souvent inférieures.

Ce sentiment d’infériorité, mais aussi les traumatismes qu’elles subissent, se transmettent à leurs filles. Ceci peut avoir un impact négatif sur ces dernières, qui dès lors apprennent ce comportement et le transmettent à leurs enfants.

Structures machistes et défaillances institutionnelles

La violence liée au genre trouve son origine dans des structures machistes, mais aussi dans des défaillances institutionnelles.

Les chiffres dans les pays où nous travaillons sont choquants :

50 % des filles guatémaltèques ont un enfant avant l’âge de 19 ans (contre 0,64 % en Belgique) ;

Au moins 975 femmes ont été assassinées au Mexique en 2020, et 762 de janvier à septembre de cette année (pour une moyenne de 150 par an en Belgique – ce qui est déjà trop) ;

– Au Honduras, le Conseil supérieur de la justice reçoit environ 20 000 rapports de violence domestique par an, dont moins de la moitié font l’objet d’un suivi. Dans de nombreux cas, la victime ne peut pas poursuivre le processus, car elle est financièrement dépendante de son partenaire.

Dans nos villages d’enfants, les enfants qui fréquentent nos écoles ou vivent avec nous nous disent également qu’il existe des préjugés à l’encontre des filles dans le cercle familial.

Comme le dit Marta, qui participe au programme Chicas Poderosas au Mexique depuis 2015 : « J’entends souvent dire que les garçons sont plus utiles que les filles, ou qu’en tant que femme je ne peux pas faire le travail des hommes. »

Selon elle, le programme est une occasion de travailler sur soi et d’apprendre : « J’ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas sur moi-même et sur mon environnement », dit-elle en souriant.

Marta veut devenir ingénieure agronome

Notre objectif : aider les filles comme Marta

Avec le programme « Chicas Poderosas », nous voulons aider les filles comme Marta.

Pour ce faire, nous nous concentrons, avec les filles et les adolescentes, sur le développement de leur « boussole intérieure », afin de développer une image positive d’elles-mêmes, d’accroître leur connaissance de soi, leur confiance en elles et leur résilience, ainsi que de promouvoir leur développement socio-émotionnel et leurs compétences relationnelles.

Cependant, les circonstances sont souvent difficiles : des salles de classe peu équipées, des ressources pédagogiques insuffisantes et des fonds insuffisants pour les excursions ne permettent pas à la coordinatrice du programme et aux filles de travailler correctement.

Pouvoir être soi-même !

Comme vous pouvez le constater, le programme Chicas Poderosas met l’accent sur le développement de la personnalité, en consacrant beaucoup de temps à des questions y relatant, telles que la confiance en soi, la connaissance de soi et l’image de soi.

Il est important de créer un espace où chaque fille ou chaque adolescente se sent libre de s’exprimer et d’être elle-même.

Notre objectif est d’apprendre aux filles et aux adolescentes à s’affirmer dans la société. (A devenir) Des femmes indépendantes et confiantes, qui revendiquent leur place dans la société et osent être qui elles veulent être, (et qui) auront un effet positif sur les générations suivantes.

L’impact que nous avons sur ces filles est considérable. Au Guatemala, par exemple, les psychologues constatent que les filles sont plus sûres d’elles et pensent à leur carrière professionnelle. Les chiffres montrent également que, sur les 30 filles qui participent actuellement au programme dans le village d’enfants, 16 sont déjà allées à l’université et 10 autres sont sur le point d’y aller.

Soutenez les Chicas poderosas

Vous souhaitez soutenir les filles ? Notre projet au Guatemala a été choisi par « De Warmste Week » ! Voyez ce que vous pouvez faire sur leur site web.

Chicas poderosas et Hombres de honor

Chaque année, le 11 octobre est la Journée mondiale de la fille, célébrant les droits et libertés des filles.

Chicas poderosas

Chez NPH, nous attachons une grande importance aux droits de tous les enfants. Il y a quelques années, nous avons donc lancé un programme spécifique pour les filles : « Chicas Poderosas », qui signifie « filles indépendantes ». Et c’est bien là l’objectif : les soutenir et leur permettre d’exploiter pleinement leur potentiel et de défendre leurs droits. Pour ce faire, nous organisons, entre autres, des discussions, des ateliers et des excursions.

Girls throwing flowers in the air
Hombres de Honor

NPH Honduras a lancé un programme similaire pour les garçons, « Hombres de Honor », « hommes d’honneur ». L’objectif est de leur offrir un espace sûr où ils peuvent s’exprimer, parler ouvertement de leurs expériences et s’informer sur les questions qui les concernent.

Grâce à l’aide de nos donateurs, Alexandra reçoit une alimentation saine

Alexandra est née au Salvador dans une famille pauvre. La fillette était très mal nourrie et gravement malade. Heureusement, chez NPH elle a immédiatement reçu les soins appropriés pour reprendre des forces et retrouver la santé.
La pandémie de coronavirus

La pandémie de coronavirus a davantage affaibli l’Amérique latine, provoquant encore plus de pauvreté et de privations. Pas moins de 64 % des habitants vivent dans une pauvreté parfois extrême et 44 % souffrent de sous-alimentation chronique. En raison de la malnutrition, 149 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance et de problèmes de développement cognitif.


Alexandra avait des problèmes de santé

Alexandra était elle aussi mal en point. La fillette de deux ans souffrait de malnutrition et avait constamment des problèmes viraux, comme la grippe et des maux d’estomac, car elle avait la diarrhée. Ces symptômes peuvent rapidement se détériorer sans soins appropriés. En dernier recours, sa mère a emmené Alexandra et son frère à la clinique de NPH Salvador pour y chercher de l’aide.

Difficultés à nourrir leurs enfants

Les parents d’Alexandra travaillent dans l’agriculture, mais gagnent à peine leur vie. Pour survivre, ils ramassent du bois de chauffage et vendent des mangues et des tamales. Ils luttent pour joindre les deux bouts et nourrir leurs six enfants.

Pas assez de facilités pour les enfants

Les enfants vivant dans l’extrême pauvreté dans les pays à faible revenu, en particulier dans les zones reculées, sont exposés à un risque élevé de malnutrition. Ils ont bien moins accès à l’eau potable, aux installations sanitaires et aux soins de santé.

Les conséquences de la malnutrition chez l’enfant

En l’absence de soins médicaux appropriés, la malnutrition peut causer des dommages durables sur la croissance, le développement et le bien-être des enfants. Aujourd’hui, Alexandra a 5 ans et elle se porte mieux. Ses problèmes viraux sont moins importants, mais elle a toujours des problèmes d’estomac. Elle va à l’école de NPH où elle est en sécurité et reçoit des repas nutritifs. « J’aime y jouer avec mes amies », dit Alexandra en riant. « Mais j’aime aussi la nourriture, et surtout les haricots ! »

Chaque enfant a droit à une alimentation saine

Ce n’est pas facile pour l’hôpital : « Nous manquons souvent de médicaments, d’équipements ou de matériel », explique le Dr Karla. Le soutien de nos donateurs est donc vital pour donner à davantage d’enfants comme Alexandra l’espoir d’un avenir meilleur.

Les enfants des rues : Ils ont également des droits

Malgré l’adoption en 1989 par les Nations Unies de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, dans beaucoup de pays ceux-ci ne sont pas respectés. Et les enfants des rues sont les plus susceptibles de les voir bafoués. D’après UNICEF, environ 120 million d’enfants vivent dans les rues du monde, 60 millions d’entre eux en Amérique du Sud.

Qui sont ces enfants des rues ?

60 millions d’enfants vivent dans une pauvreté extrême en Amérique latine. Ces enfants vivent dans les décharges publiques, les gares ou sous les ponts des grandes villes. Sans protection et sans accès à un enseignement de base, l’avenir des enfants des rues est sans espoir et leur qualité de vie mauvaise. Leur perspective d’avenir est celui d’une vie de pauvreté et ils présentent souvent de multiples traumatismes.

Pourquoi ces enfants vivent-ils dans les rues ?

De multiples causes peuvent amener à devenir un enfant des rues. La combinaison de facteurs familiaux, économiques, sociaux et politiques jouent un rôle important sur la situation de ces enfants. Il est très difficile de pointer l’une ou l’autre cause : elles sont propres à chaque enfant et peuvent évoluer dans le temps. Toutefois, la pauvreté joue un rôle important. De plus, des facteurs sociaux comme la famille, la maltraitance ou la négligence au domicile ou dans la communauté sont également souvent à l’origine de leur départ dans la rue. Mais on compte aussi comme éléments déclencheurs les catastrophes naturelles, les guerres, etc.

Une position vulnérable pour les enfants des rues

L’absence d’adulte en mesure de prendre soin d’eux, d’abri adéquat, le fait de ne pas avoir été enregistrés à leur naissance : voilà autant d’éléments qui mettent les enfants des rues dans une position vulnérable. Ils évoluent dans un milieu généralement qualifié de dangereux. Ils sont exposés à un nombre important de risques : drogue, abus sexuels et/ou physiques, exploitation, adhésion aux gangs, famine, maladies, déclin de leur santé mentale. Parallèlement à la stigmatisation et à l’exclusion sociale dont ils font l’objet, ils sont souvent confrontés à un système juridique discriminant. Celui-ci profite de leur vulnérabilité pour les criminaliser. Ainsi, de nombreux droits des enfants des rues sont bafoués.

« Les Etats parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social. »

Article 27 de la Convention Internationale des Nations Unies relative aux droits de l’enfant

La protection des enfants dans les villages

Tout comme au sein d’une famille, nous offrons aux enfants les plus vulnérables un foyer aimant et sûr. Que ce soit dans nos villages ou dans les communautés pauvres, nous leur donnons accès à des soins médicaux, une alimentation saine et un enseignement de qualité.

Au sein de nos villages, les garçons et les filles grandissent en toute sécurité. De plus, ils savent qu’ils ne seront jamais obligés de partir et qu’ils n’y seront pas séparés de leurs frères et sœurs. Nous sommes convaincus que l’amour et un environnement sûr permettront aux enfants de se préparer pour le monde de demain.

Découvrez ce que nos enfants ont à dire à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant :

HONDURAS – Après quelques mois difficiles passés à la rue, Manuel a été accueilli dans notre village d’enfants.
Manuel aujourd’hui.

De la rue à un foyer aimant : la chance de Manuel

L’histoire de Manuel n’est malheureusement pas si différente de celle de beaucoup d’enfants habitant les grandes villes d’Amérique latine.

Manuel a cinq frères et sœurs. Il avait 8 ans quand, avec son grand frère Gabriel, ils se sont retrouvés à la rue. En effet, ils ont été chassés de leur maison par leur beau-père. Ce dernier estimait qu’ils étaient assez grands pour se débrouiller seuls, cherchant par-là à réduire le nombre de bouches à nourrir. Manuel est issu d’une famille très pauvre, habitant un bidonville autour de San Pedro Sula (Honduras), la ville la plus meurtrière au monde. Il sort d’un environnement familial très violent.

Après quelques mois difficiles dans les rues, Manuel a été retrouvé par la police dans un quartier dangereux de la ville. Manuel a été placé dans un foyer public, qui ressemblait beaucoup à une prison. Quand l’état a décidé en 2015 de fermer tous ses foyers d’accueil et de confier les enfants à des foyers plus appropriés, Manuel est venu vivre dans notre village d’enfants en Honduras.

Il était heureux dans notre village d’enfants, mais son cœur saignait toujours pour ses autres frères et sœurs. C’est pourquoi Nos Petits Orphelins a tout fait pour réunir Manuel avec ses frères et sœurs grâce à notre programme « One Family ». Il vit maintenant avec un membre de sa famille dans le nord du pays et reçoit une bourse d’études de notre part pour pouvoir terminer ses études.

Vivre chez Nos Petits Orphelins, c’est le droit d’être un enfant !

Dans notre village, Manuel a découvert un environnement sûr, bienveillant, aimant et à l’écoute. Depuis son arrivée, il a eu accès à tout ce dont il avait besoin pour sa croissance et son développement : l’éducation et le droit à une famille. Ainsi, Nos Petits Orphelins veut revendiquer les droits les plus élémentaires de Manuel, ainsi que de chaque enfant.

2020, une année particulière en Amérique latine

2020 a été une année particulière… notre organisation a pu surmonter un certain nombre d’obstacles grâce à l’aide de nos donateurs !

NPH Honduras

NPH Honduras a pu offrir une aide rapide à de nombreuses personnes dans le besoin.

Par exemple, nous avons livré des colis alimentaires à plus de 100 familles de la communauté pauvre de Tegucigalpa.

NPH Haïti

NPH Haïti a été forcé à prendre des mesures radicales. Un certain nombre d’employés ont été licenciés, les dépenses ont été réduites de façon drastique et les frais de scolarité ont été augmentés. Heureusement, cette année a également connu ses succès.

L’histoire du petit Bobbi de Port-au Prince, par exemple, fait chaud au cœur. Bobbi était gravement sous-alimenté : il avait 22 mois et pesait à peine 10 kilos. Il a rapidement été envoyé à notre hôpital St Damien pour des soins appropriés. Il est maintenant en parfaite santé, grâce à votre soutien à notre hôpital.

NPH Guatemala

NPH Guatemala a dû fermer tous ses ateliers de formation professionnelle. Très peu de familles disposent des appareils et de la technologie nécessaires pour suivre des cours en ligne.

Les enseignants ont donc cherché des alternatives et malgré les difficultés, 98 % des élèves ont réussi leur année scolaire !

NPH Mexique

Grâce à NPH Mexique, la population locale a reçu suffisamment de nourriture à bas prix pendant le confinement. Malheureusement, les coûts des produits de nettoyage et des médicaments ont fortement augmenté.

En mars, les écoles ont dû fermer, mais en juillet, les enfants ont pu – après de nombreuses adaptations grâce à nos donateurs – suivre des cours à temps partiel dans nos propres salles de classe.

NPH Bolivie

Le programme agricole du village d’enfants NPH Bolivie a rencontré de nombreuses difficultés. Il y avait entre autres un manque de semences pour les potagers.

Le projet de vaches à lait a également été retardé, mais ces projets agricoles ont pu être menés à bien d’ici la fin de l’année.

Le système de purification de l’eau qui était prévu en 2020 verra le jour cette année et tous les enfants et le personnel pourront en profiter !

La pandémie de corona a eu un impact majeur dans le monde entier. Dans les pays où nous sommes actifs, elle a souvent entraîné encore plus de pauvreté, de faim et de violence. Heureusement, grâce à nos fidèles donateurs, nous avons pu changer de nombreuses vies pour un mieux. Comme celle de Marlen et de milliers d’autres enfants et de leurs familles.   Et cela n’est possible que grâce au soutien de gens comme vous. Surtout, continuez à faire preuve de compassion. Au nom de tous les enfants : merci.

Je veux aider

Noël dans nos villages d’enfants

L’aspect « famille » est très important pour nos enfants, surtout à Noël. Certains sont nostalgiques de leurs parents et de leur famille, mais ils sont également heureux de pouvoir fêter Noël avec leur famille NPH. Cette année, le coronavirus a rendu la vie des enfants plus difficile encore. Raison de plus pour faire à nouveau briller leurs yeux de bonheur à Noël.

Noël est la fête de la lumière et de l’espoir dans nos villages d’enfants, même si les choses seront un peu différentes cette année. Normalement, les enfants interprètent durant 10 soirs l’histoire de Marie et de Joseph cherchant un refuge.

Pendant 9 soirs, toutes les portes restent closes, mais la veille de Noël, heureusement, une porte s’ouvre. Ils sont alors tous les bienvenus pour se réchauffer, déguster un repas de fête et célébrer la messe de minuit dans notre « auberge ».

Le centre familial San José fête son 1er anniversaire

Le centre familial San José au Honduras a ouvert ses portes il y a exactement un an.

En plus de son premier Noël, le centre célèbre aussi ses succès. Pour la communauté pauvre de Mata de Plátano, le centre est un merveilleux cadeau. Malgré le coronavirus, des initiatives pour soutenir la communauté y ont vu le jour.

Comme les « Manos Solidarias » (mains solidaires) : pendant le confinement, les familles gravement affectées par la situation recevaient
chaque mois un panier alimentaire.

Le centre a également un impact important dans d’autres domaines. « Le centre familial est bénédiction », confie José Mario.

C’est le père de Jefry, un garçon atteint de paralysie cérébrale qui ne peut pas parler et a des difficultés à marcher. Après de nombreuses thérapies au centre, Jefry peut maintenant se déplacer plus confortablement, reconnaître les couleurs et les formes et recevoir un soutien à domicile, ce qui accélère son rétablissement.

« J’ai énormément de gratitude envers le personnel, NPH et les donateurs », confie-t-il.

Hernando n’avait jamais pu fêter Noël

Hernando a retrouvé le sourire. C’est agréable de le voir enfin heureux. Il n’y a pas si longtemps, c’était complètement différent… Son histoire a pris une tournure dramatique. Heureusement, il a pu rejoindre notre famille aimante. Il se réjouit de fêter son deuxième Noël.

Hernando a maintenant 10 ans. Il est arrivé dans le village d’enfants de NPH République dominicaine au début de l’année 2019, avec son frère Fabio et sa sœur Leila.

Jusqu’alors, la vie d’Hernando était tout sauf facile. Il a grandi sans père dans un bidonville de la capitale Saint-Domingue, sur les rives de la très polluée rivière Ozama. Le taux de chômage y est élevé et beaucoup, pour survivre et gagner leur vie, sombrent dans la criminalité, la prostitution et la violence. Les enfants également.

Hernando avait 7 ans lorsque son grand-père et ange gardien, Pedrito, est décédé. Suite à cela, sa mère a eu des problèmes mentaux et a basculé dans la drogue.

Les conditions de vie de la famille se sont détériorées à mesure que sa dépendance augmentait. Elle a également eu recours à des pratiques illégales pour pouvoir nourrir ses enfants. Parfois, ils recevaient de
quoi manger de leurs voisins, mais il y avait aussi des jours où Hernando devait sortir le ventre vide, à la recherche de nourriture. Les enfants
étaient complètement délaissés et ne recevaient que très peu d’amour.

Jusqu’à ce que les services sociaux les amènent à la maison de transition
« Hogar de Paso Azúa ». De là, ils ont finalement été accueillis dans notre village d’enfants. Notre organisation, Nuestros Pequeños Hermanos
(NPH), a changé la vie d’Hernando, de son frère et de sa sœur. Le processus
d’adaptation a été considérable. Après leur arrivée, les enfants ont d’abord eu des réactions émotives et parfois rebelles. Maintenant, ils se sont épanouis. Les soignants et les psychologues les aident à faire face à leur passé traumatisant. Hernando restera éternellement reconnaissant envers
NPH. Il reçoit des soins médicaux, une alimentation saine, un toit, de l’affection, du soutien et une éducation scolaire. On le voit souvent assis en classe avec un grand sourire.

C’est avec ce même sourire et les yeux qui brillent qu’Hernando pense à son
moment préféré de l’année : Noël. Il est impatient de célébrer son deuxième Noël chez Nos Petits Orphelins.

« Ma famille ne fêtait jamais Noël. Alors l’année passée, mon premier Noël a été magique ! »

Cela n’aurait pas été possible sans l’aide de nos donateurs. Cette année encore, Hernando, Fabio et Leia attendent Noël avec impatience, même si
ce sera différent à cause du coronavirus : Noël sera encore plus placé sous le signe de l’espoir et de la lumière. Hernando espère que la pandémie s’arrêtera bientôt et qu’il pourra retrouver une vie normale. « Joyeux Noël à tous ! », s’écrie-t-il avec son plus grand sourire.

Je veux aider

Mise à jour sur l’ouragan Iota qui ont frappé l’Amérique latine

Depuis la semaine dernière, l’ouragan Iota a causé de nombreux dégâts en Amérique centrale. Le nombre de morts est monté à plus de 30. Après son passage au Nicaragua, l’ouragan s’est transformé en tempête tropicale. Elle a provoqué des glissements de terrain et a fait des milliers de sans-abris, dans les mêmes zones où l’ouragan ETA avait causé beaucoup de dégâts deux semaines auparavant.

Heureusement, nos villages d’enfants au Honduras et au Nicaragua ont eu de la chance et n’ont signalé aucun dégât. Les enfants et le personnel sont également indemnes et en sécurité.

Nous avons immédiatement prêté main forte en faisant don de 1200 kilos de nourriture pour soutenir les personnes affectées au Honduras. Nos enfants organisent en ce moment une collecte de vêtements pour les victimes de la tempête tropicale.