Le rêve de Sahori : comment NPH aide les familles au Pérou

De l’incertitude à un avenir plein de rêves : Sahori veut devenir néonatologue

À douze ans, Sahori rêve de pouvoir un jour aider les mères et leurs nouveau-nés. Mais les difficultés financières, l’instabilité du logement et des événements familiaux particulièrement douloureux ont fragilisé l’avenir de sa propre famille.

Grâce au Centre familial communautaire de NPH Pérou, Sahori bénéficie aujourd’hui des possibilités éducatives et de l’accompagnement personnel dont elle a besoin. Sa mère reçoit elle aussi un soutien afin que toute la famille puisse retrouver davantage de stabilité et de confiance.

Sahori en uniforme scolaire dans sa communauté au Pérou
Sahori rêve de devenir néonatologue afin d’accompagner d’autres familles dans les moments difficiles.

Une famille sous pression

Sahori vit avec sa mère et ses deux jeunes frères dans une communauté au Pérou. La famille a traversé des difficultés financières et connu une situation de logement instable. Elle a également vécu des moments particulièrement éprouvants sur le plan émotionnel.

Lorsqu’une famille doit constamment chercher de quoi se nourrir, un logement sûr et les moyens de financer la scolarité des enfants, il devient difficile de se projeter dans l’avenir. Non pas parce que les parents ne souhaitent pas offrir un avenir à leurs enfants, mais parce que les préoccupations quotidiennes mobilisent toute leur énergie.

C’est pourquoi la famille est entrée en contact avec le Centre familial communautaire de NPH Pérou. Les enfants comme les parents y bénéficient d’un soutien adapté à leur situation : éducation, aide alimentaire, accompagnement psychosocial et soutien pour renforcer les relations familiales.

L’objectif n’est pas de décider à la place de la famille, mais de donner à Sahori et à sa mère les moyens de construire elles-mêmes un avenir plus stable.

Une jeune fille avec un rêve bien particulier

Malgré les préoccupations familiales, Sahori essaie de vivre son quotidien comme les autres jeunes filles de son âge. Elle va à l’école, aime faire ses devoirs et s’entraîne au volley-ball. Elle apprécie également le dessin, la peinture et les moments passés avec ses amies.

Son plus grand rêve est de devenir néonatologue, une médecin spécialisée dans les soins apportés aux nouveau-nés.

Cette ambition n’est pas née par hasard. Sahori a vu sa mère traverser des grossesses difficiles et sa famille a vécu la perte d’un bébé. Ces expériences l’ont profondément marquée. Elle souhaite un jour accompagner d’autres mères et familles confrontées à la même douleur et à la même incertitude.

« Je veux devenir néonatologue pour aider les mères et les familles qui traversent des moments difficiles. »

L’éducation ne devrait jamais dépendre des revenus d’une famille

Pour Sahori, l’éducation représente le chemin vers l’autonomie. Mais aller à l’école entraîne aussi des frais. Pour les familles qui peinent déjà à couvrir leurs besoins essentiels, le matériel scolaire, les déplacements et les autres dépenses peuvent constituer des obstacles importants.

Grâce à NPH Pérou, Sahori bénéficie d’une bourse scolaire qui lui permet de poursuivre ses études. Elle reçoit également un accompagnement scolaire et est encouragée à développer ses talents. Son rêve ne reste ainsi pas une simple idée : il devient un objectif concret vers lequel elle peut réellement avancer.

Sahori marche avec sa famille et une travailleuse sociale de NPH Pérou
Sahori marche dans sa communauté avec sa famille et une travailleuse sociale du Centre familial communautaire de NPH Pérou.

D’une enfant timide à une adolescente pleine d’assurance

Lorsque Sahori a commencé à participer aux activités du Centre familial communautaire, elle était très timide. Pendant les ateliers, elle cherchait souvent le soutien des autres et avait du mal à prendre elle-même la parole.

Grâce à l’accompagnement de NPH, elle a appris à mieux comprendre ses émotions et à exprimer son opinion. Aujourd’hui, elle participe activement aux séances, parle ouvertement de ses projets et ose de plus en plus faire confiance à ses propres capacités.

Les ateliers pour adolescents et l’accompagnement psychosocial l’aident à développer des compétences tout aussi importantes que les résultats scolaires : la résilience, la confiance en soi, le leadership et la capacité de prendre des décisions concernant sa propre vie.

Sahori avec ses deux jeunes frères dans leur communauté au Pérou
Sahori avec ses deux jeunes frères, qui participent eux aussi aux activités du Centre familial communautaire.

Aider un enfant commence par renforcer sa famille

Une bourse scolaire ne suffit pas lorsque la situation familiale reste fragile. C’est pourquoi NPH ne se concentre pas uniquement sur Sahori, mais accompagne l’ensemble de sa famille.

Sa mère participe à des ateliers consacrés à la parentalité positive et reçoit régulièrement l’accompagnement de l’équipe sociale. La famille bénéficie également d’une aide alimentaire mensuelle et d’un suivi psychosocial.

Ce soutien permet de réduire la pression qui pèse sur la famille et aide la mère de Sahori à créer progressivement un environnement plus stable. Elle dispose ainsi de davantage de ressources pour accompagner ses enfants, tandis que Sahori peut se concentrer sur ses études et son développement.

« J’aimerais qu’elle termine ses études et poursuive une formation supérieure afin qu’elle puisse devenir autonome et tracer son propre chemin. »

— Edith, la mère de Sahori

Sahori rentre de l’école avec une travailleuse sociale de NPH Pérou
Sahori rentre de l’école en compagnie d’une travailleuse sociale de NPH Pérou.

Son avenir commence aujourd’hui

Sahori sait déjà ce qu’elle aimerait apporter aux autres lorsqu’elle sera adulte. Mais pour réaliser son rêve, elle a aujourd’hui besoin d’un accès durable à l’éducation, d’une alimentation suffisante, d’un accompagnement émotionnel et d’un environnement familial stable.

C’est précisément ce que permet un accompagnement familial à long terme. Il n’aide pas seulement les enfants à traverser une période difficile : il leur donne les outils nécessaires pour faire leurs propres choix et construire progressivement leur avenir.

À la fin de son témoignage, Sahori partage un message simple : « Merci de soutenir toutes les personnes du Centre familial communautaire. S’il vous plaît, continuez à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. »

Donnez à davantage d’enfants la possibilité de construire leur avenir

Grâce à votre soutien, les enfants et leurs familles peuvent bénéficier d’une éducation, d’une aide alimentaire, d’un accompagnement psychosocial et d’un soutien familial professionnel. Les jeunes comme Sahori reçoivent ainsi non seulement de l’espoir, mais aussi les moyens concrets de réaliser leurs rêves.

J’aide les enfants et les familles

L’histoire d’Esmeralda

Vivre avec le spina bifida au Guatemala : l’histoire d’Esmeralda

Lorsque Esmeralda est née au Guatemala, son avenir a été remis en question avant même qu’elle ne puisse faire ses premiers pas. Née avec un spina bifida, elle a été confrontée très tôt à des paroles douloureuses, à la perte et à l’incertitude. Mais grâce au soutien durable de NPH, sa vie a pris une autre direction.

Une enfant qui avait besoin de bien plus que de soins médicaux

Esmeralda est née avec une myéloméningocèle, la forme la plus grave du spina bifida. Pour son père, ce diagnostic semblait mettre fin à toute perspective d’avenir. Il a dit à sa mère qu’il valait mieux se débarrasser de cette petite fille, car, selon lui, elle ne pourrait jamais apporter quoi que ce soit à la société.

Ces paroles ont profondément marqué Esmeralda. Son corps avait besoin de soins, mais son cœur aussi portait des blessures qui avaient besoin de temps, de sécurité et d’amour pour guérir.

Esmeralda enfant à NPH Guatemala

Après le décès de son père, sa mère, marquée par les traumatismes et la dépression, n’a plus été en mesure de s’occuper de ses enfants. Esmeralda est finalement arrivée à NPH Guatemala à l’âge de trois ans, avec ses frères et sœurs.

Pour de nombreux enfants en situation de handicap au Guatemala, l’accès à des soins spécialisés, à l’éducation et à un accompagnement adapté reste difficile. La pauvreté rend ces obstacles encore plus grands. Pour Esmeralda, NPH est devenu l’endroit où son diagnostic ne déterminait plus son avenir.

Un lieu sûr pour grandir

À NPH Guatemala, Esmeralda a trouvé bien plus qu’un foyer. Elle a trouvé des personnes qui croyaient en elle.

Elle a reçu des soins médicaux, la prothèse dont elle avait besoin, l’accès à l’éducation et la possibilité de grandir dans un environnement où elle se sentait en sécurité, écoutée et soutenue. Petit à petit, elle a commencé à comprendre que sa vie n’était pas limitée par ce que d’autres avaient dit d’elle.

Esmeralda aujourd’hui au Guatemala

D’enfant vulnérable à jeune femme engagée

Aujourd’hui, Esmeralda étudie pour devenir professeure d’anglais. Elle travaille également à temps partiel dans une école privée, où elle aide les enfants à gagner confiance en eux grâce à la langue et à l’éducation.

En dehors de la classe, elle s’engage aussi pour la protection des animaux dans sa communauté et encourage d’autres jeunes à poursuivre leurs études et à croire en leur avenir.

Aujourd’hui, Esmeralda porte un regard lucide sur son passé. Elle sait que sans NPH, sa vie aurait sans doute été très différente. Peut-être n’aurait-elle jamais appris l’anglais. Peut-être n’aurait-elle jamais reçu les aides médicales qui ont renforcé son autonomie. Peut-être n’aurait-elle jamais appris que la violence et les abus ne sont pas normaux.

Ce qu’elle a trouvé à NPH allait donc bien au-delà des soins. C’était la possibilité de guérir, de découvrir sa propre valeur et de construire un avenir qui semblait autrefois impossible.

Pourquoi le soutien à long terme change des vies

L’histoire d’Esmeralda montre qu’un enfant n’a pas seulement besoin d’une solution temporaire. Pour grandir vraiment, il faut de la stabilité, de l’amour, une éducation et un accompagnement durable. C’est précisément ce que NPH construit chaque jour.

Grâce à un lieu sûr, à l’éducation, aux soins de santé, à la rééducation et à un accompagnement psychosocial, NPH donne aux enfants qui grandissent dans la pauvreté, le traumatisme ou avec un handicap la possibilité de devenir plus forts, plus autonomes et plus confiants en l’avenir.

La petite fille à qui l’on avait dit qu’elle ne pourrait rien apporter aide aujourd’hui d’autres enfants à croire en leur propre avenir.

Aidez des enfants comme Esmeralda à construire leur avenir

Votre soutien rend possible un accompagnement durable : des soins médicaux, une éducation, un suivi adapté et un environnement sûr où les enfants peuvent à nouveau croire en eux-mêmes.

Salvador : Un avenir plein d’espoir pour Marjorie

À l’âge de onze ans, Marjorie est arrivée chez NPH Salvador avec sa petite sœur. Elle se souvient encore de ce moment comme d’un bouleversement : la peur, la tristesse et la confusion prenaient toute la place.

Et pourtant, au milieu de cette tempête intérieure, quelque chose renaît : l’espoir.

Apprendre à croire en soi

Portrait de Marjorie de face, souriante.

Lorsqu’elle franchit les portes de NPH Salvador avec sa petite sœur, Marjorie est une enfant accablée par la tristesse et la confusion. Le traumatisme de son passé l’a rendue renfermée, au point d’oser à peine prendre la parole en classe.

Les débuts n’ont pas été faciles. Tout était nouveau : l’école, la vie en communauté, les règles, les responsabilités. Marjorie était réservée. Parler de ses émotions lui semblait risqué. En classe, elle n’osait presque pas lever la main.

Le tournant de sa vie tient en une phrase simple, prononcée par une tía (éducatrice chez NPH) qui lui a pris la main :

« Tu n’es plus seule ici. »

Ces mots ont apporté à Marjorie la paix nécessaire pour commencer sa reconstruction. Entourée de personnes qui croyaient en elle, elle a appris la discipline, la prise de décision et, surtout, la confiance en soi.

Concilier les études et les tâches quotidiennes demandait beaucoup d’énergie. Il y avait des jours de fatigue, des moments de doute, des instants où elle se demandait si elle y arriverait.

Mais à NPH, elle n’était plus seule face à ces défis.

Transformer la fragilité en force

Marjorie rit en jouant au Jenga avec une jeune fille.

Son ambition l’a poussée à sortir de sa zone de confort, a transformé sa vulnérabilité en force. Elle a appris à demander de l’aide, à travailler en équipe, à s’exprimer. Chaque petite victoire renforçait sa confiance.

Aujourd’hui, Marjorie est diplômée en tant qu’aide-soignante. Un choix qui ne doit rien au hasard : elle sait ce que signifie avoir besoin de soutien, d’écoute et de soins. Elle a voulu, à son tour, devenir celle qui aide.

Elle le dit avec une grande lucidité :

« Je réalise aujourd’hui combien il est important que quelqu’un croie en toi, te soutienne et t’aide à trouver ta voie. »

Vous aussi, vous pouvez changer l’histoire d’un enfant au Salvador. Faites un don aujourd’hui.

La “Tía” de demain au Salvador

Marjorie sourit au milieu d’un groupe de cinq enfants de NPH Salvador dans un jardin.

Marjorie a choisi de revenir là où tout a commencé. Elle travaille désormais comme tía (éducatrice chez NPH Salvador) dans la maison des filles chez NPH. Elle est maintenant celle qui tient la main des nouvelles arrivantes, et elle transmet chaque jour aux filles le message qu’elle a reçu :

« Ton passé ne définit pas ton avenir ».

Une trace d’espoir

Marjorie et une jeune fille de NPH Salvador jouant ensemble à un jeu de Puissance 4 sur une table en extérieur.

Son rêve ultime est d’exercer un jour dans un hôpital, où elle pourra mettre ses compétences et son empathie au service des patients, leur apporter réconfort et soins, et laisser derrière elle une empreinte durable de confiance, d’espoir et de professionnalisme dans chaque vie qu’elle touchera.

Flora rêve d’école, pas de travail

Au Pérou, Flora (9 ans) grandit dans la pauvreté. Elle a dû travailler pour aider sa famille, perdant ainsi sa chance d’aller à l’école. Grâce à NPH Belgium, elle reçoit aujourd’hui des repas, du matériel scolaire et l’espoir d’un avenir meilleur. Ensemble, mettons fin au travail des enfants en Amérique latine.
Flora au Pérou rêve d’école, pas de travail

La faim au lieu des devoirs

Dans la périphérie de Cañete, au Pérou, Flora (9 ans) a grandi dans la pauvreté. Souvent, il y avait à peine de quoi manger et ses parents se battaient chaque jour pour joindre les deux bouts. Pour Flora, une seule issue semblait possible : travailler pour aider sa famille, même si cela signifiait manquer l’école.

Le travail des enfants vole l’avenir

Et c’est ce qui est arrivé. Flora a gagné quelques pièces en travaillant dans son quartier. Mais cela l’a fait rater des cours et prendre du retard. Elle n’est pas la seule : au Pérou, plus d’un million d’enfants doivent travailler. Sans une éducation de qualité, la pauvreté se répète de génération en génération.

Une jeune fille au Pérou apprend à lire grâce au soutien de NPH Belgium

Un nouveau chemin

Depuis que sa famille reçoit l’aide de NPH Belgium, Flora voit une autre voie. Des colis alimentaires font disparaître la faim quotidienne et elle reçoit le matériel scolaire dont elle a besoin. Pour la première fois, elle peut se concentrer en classe et suivre les leçons. Ses enseignants remarquent qu’elle s’ouvre, pose davantage de questions et rend ses devoirs avec fierté.

« Mon plus grand souhait est de trouver un bon travail et d’aider les autres », confie Flora les yeux pétillants. Elle sait désormais que l’éducation est sa clé pour sortir de la pauvreté.
L’éducation donne aux filles au Pérou espoir et avenir

Ensemble, nous brisons le cercle

Votre soutien change des vies. Grâce à vous, Flora peut apprendre, grandir et rêver. Comme elle, des milliers d’enfants en Amérique latine reçoivent un avenir qui, autrement, serait inimaginable. L’éducation est la clé pour briser le cercle vicieux de la pauvreté : tout commence par un estomac rassasié et un cahier ouvert.

NPH Belgium défend les droits de l’enfant au niveau mondial

NPH : une voix aux Nations Unies

Aucun enfant, comme Flora, ne devrait avoir à choisir entre travailler et aller à l’école. Le travail des enfants est une violation directe des droits de l’enfant. C’est pourquoi NPH agit non seulement au niveau local, mais aussi sur la scène internationale. NPH Belgium fait partie de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH), une organisation de la société civile accréditée auprès des Nations Unies via le Department of Global Communications (UNDGC).

Ce statut nous permet de participer aux débats de l’ONU, de faire des déclarations officielles et même d’organiser des événements — toujours avec un objectif : défendre partout dans le monde les droits de l’enfant.

Participez et faites la différence

Ensemble, veillons à ce qu’aucun enfant n’ait à travailler pour survivre. Devenez parrain ou marraine et offrez aux enfants d’Amérique latine l’accès à l’éducation, aux soins et à un avenir plein d’espoir.

Comment l’éducation a changé la vie d’Alma

L’histoire d’Alma est une histoire de résilience et d’espoir. Alma a grandi dans la pauvreté, a perdu son père avant même sa naissance et a été atteinte d’un cancer dès son plus jeune âge. Pourtant, elle a trouvé dans l’éducation une nouvelle chance pour un avenir meilleur.

Alma en train d’étudier

Le début difficile d’Alma

Alma n’avait que dix ans lorsqu’elle a franchi pour la première fois les portes de l’école de NPH Nicaragua. Alors que les enfants de son âge savaient déjà lire et écrire couramment, une nouvelle chance commençait tout juste pour elle. Son père était décédé avant sa naissance, laissant sa mère seule avec trois enfants. Chaque mois était une lutte pour joindre les deux bouts.

En plus de tout cela, Alma a été atteinte d’un cancer dès son plus jeune âge. Elle a remporté son premier grand combat, mais est restée fragile. Chaque rhume ou infection la déstabilisait, ce qui lui faisait souvent manquer les cours. Dans l’école publique, elle apprenait peu et risquait de prendre du retard.

Le pouvoir de la lecture

Lorsque Alma est arrivée à l’école primaire de NPH, elle avait un grand retard, surtout en lecture. Mais elle n’a jamais abandonné. À la maison comme à l’école, elle s’exerçait sans relâche. Magazines, textes bibliques, versets sur le calendrier – tout ce qu’elle trouvait, elle le lisait à voix haute.

Avec le soutien de ses enseignants, elle a fait d’énormes progrès. Aujourd’hui, elle est en sixième année primaire. Son bulletin reflète ses efforts : « Alma est appliquée, respectueuse et participe activement. Elle a terminé le premier semestre avec une moyenne de 84 %. »

Étudier sans wifi ni ordinateur portable

Ce qui rend les performances d’Alma encore plus impressionnantes, c’est qu’elle a souvent étudié sans disposer des besoins essentiels. Pas de wifi, pas d’ordinateur portable, pas d’endroit calme pour apprendre. Seule sa détermination et le soutien de sa mère lui ont permis de tenir bon.

« Il était difficile de me concentrer lorsque mes cousins jouaient ou que ma mère devait cuisiner, » raconte Alma. « Mais je voulais prouver que j’en étais capable. »

Et elle l’a fait. Malgré la pauvreté et les problèmes de santé, Alma a prouvé tout ce qui est possible lorsqu’un enfant n’est pas abandonné.

Alma et sa famille

L’espoir pour l’avenir

Aujourd’hui, Alma rêve d’aider les autres, tout comme elle a été aidée. Son histoire montre à quel point l’éducation, les soins et la chaleur humaine sont essentiels. Pour Alma, l’école a été la seule chance de sortir de la pauvreté. Grâce au soutien de personnes comme vous, cette chance est devenue réalité.

Le coeur brisé de Rosa pèseplus lourd que son estomac vide

Ce sont en effet des besoins urgents et douloureux.
Mais toutes les souffrances ne sont pas visibles.

Certains enfants portent en eux un poids invisible — une âme brisée, marquée par des années d’incertitude, de peur ou de négligence affective.

Ce sont des blessures qui ne saignent pas, mais qui laissent des traces profondes.
Et ce sont justement ces blessures-là qui empêchent un enfant de grandir, d’apprendre et de rêver.

Une enfance marquée par le manque et l’instabilité

Rosa portait en elle de profondes blessures émotionnelles. Pas toujours visibles à l’œil nu, mais bien présentes dans son comportement, sa peur, son silence. Son sourire absent.

Rosa n’a pas été accueillie chez nous parce qu’elle avait faim — même si c’était le cas aussi.
Elle est arrivée avec quelque chose qu’on ne pouvait ni peser ni mesurer : la douleur d’années de négligence affective, de traumatisme, d’insécurité et d’invisibilité.

Rosa a grandi dans la pauvreté, sans son père, décédé des suites de l’alcoolisme. Sa maman, seule, faisait tout ce qu’elle pouvait. Mais avec cinq filles à charge, elle ne parvenait pas à leur offrir ce dont elles avaient besoin. La nourriture manquait. Aller à l’école restait un rêve lointain.

Souvent, Rosa devait aller mendier au parc. Son enfance n’était pas une période d’insouciance, mais de survie. Mais ce qui lui manquait peut-être le plus… c’était quelqu’un pour lui dire que tout irait bien. Quelqu’un pour lui dire qu’elle était en sécurité.

Il n’y avait peut-être pas de violence physique à la maison, mais ce foyer manquait de soins essentiels, de sécurité, et de soutien affectif.

En 2022, les filles ont été placées dans un foyer d’accueil temporaire dans la capitale du pays.
Un an plus tard, en juin 2023, Rosa et deux de ses sœurs ont entamé un nouveau chapitre de leur vie chez NPH El Salvador.

Un nouveau départ face au trauma : l’arrivée chez NPH

En juin 2023, Rosa et deux de ses sœurs ont rejoint NPH El Salvador. C’est là qu’un vrai changement a commencé. Les accompagnatrices ont vite perçu que Rosa portait de profondes blessures. Son corps gardait des traces. Mais son esprit aussi était marqué par le trauma.

Elle était nerveuse, renfermée et triste, souriait peu, évitait les autres et parlait rarement. Rosa avait appris à survivre, pas à vivre. Elle n’avait jamais vraiment connu la confiance.

Une thérapie adaptée pour panser les blessures du trauma

Dès son arrivée, Rosa a commencé un suivi intensif avec la thérapie Mon sac à dos. Cette méthode, conçue pour les enfants ayant vécu un trauma, aide à reconstruire l’estime de soi.

Grâce à des outils visuels cartes, dessins, peluches Rosa a pu s’exprimer. Elle a commencé à parler de son passé. Elle a trouvé un espace sécurisé pour déposer ses émotions.

Sa psychologue raconte :

Rosa pendant une séance de thérapie pour vaincre son trauma

Une jeune fille transformée : Rosa vit, joue et rêve

Aujourd’hui, Rosa est une autre personne. Elle vit dans un lieu où elle se sent aimée, écoutée et protégée.
Sa personne de confiance est tía Lili, son accompagnatrice dédiée. Elle est en deuxième primaire. C’est sa toute première année scolaire complète. Elle reçoit aussi le soutien d’un coach d’inclusion pour mieux progresser.

Rosa est maintenant active et sociable. Elle fait du sport, participe aux activités et dirige même des spectacles de danse.Ses éducateurs la décrivent comme une enfant brillante, empathique et motivée.

Elle a un rêve : devenir soldate. Pas pour faire la guerre. Mais pour aider les autres.

« Je veux donner de la nourriture et des vêtements aux enfants qui en ont besoin. »

La garderie de NPH soutient les mères célibataires

Le petit Mateo, 3 ans, fait un signe d’au revoir à sa mère, Angelina. Elle le laisse chaque matin à la garderie NPH La Sagrada Familia au Guatemala. Elle reviendra le chercher à 17h, rassurée : Mateo passe la journée entre de bonnes mains.

Voici une photo de la garderie

Grâce à cette garderie gratuite, Angelina peut travailler à temps plein. Mateo, lui, reçoit une éducation préscolaire dans un cadre bienveillant.

Un centre d’accueil qui libère les parents pour travailler

La garderie NPH accueille gratuitement les enfants vulnérables de 2 à 4 ans. Elle permet aux parents ou tuteurs de travailler pour faire vivre leur famille.

Le programme CCID, lancé en 2019, aide les familles à très faibles revenus. Elles sont choisies par des équipes de travail social. Les enfants y reçoivent deux repas, deux collations, et parfois des dons alimentaires pour le soir.

Les soins de santé sont aussi gratuits : bilans annuels, suivi de la croissance, vaccins. Ceux avec des besoins particuliers sont repérés tôt et accompagnés.

Un lieu d’éveil pour bien grandir

Mateo adore chanter et danser. Sa professeure, Teresa, se souvient d’un moment touchant : pendant la collation, Mateo a récité un poème et lui a dit que c’était pour elle. Teresa affirme :

« Cela montre que nous faisons bien notre travail. »

Voici une photo de Mateo à la garderie

Mateo est actif, obéissant et sociable. Il s’intègre facilement aux autres enfants. Il fréquente la garderie cinq jours par semaine pendant que sa mère travaille.

Un environnement éducatif qui lutte contre la pauvreté

Au Guatemala, seulement 2,8 % du PIB est consacré à l’éducation. C’est l’un des taux les plus faibles d’Amérique latine. Moins de la moitié des enfants atteignent le niveau de lecture attendu en primaire.

Plus de 40 % des adolescents ne vont pas à l’école. Ils travaillent, sans formation, et accèdent uniquement à des emplois précaires. La malnutrition touche la moitié des enfants, entraînant retards de croissance et problèmes de santé.

La garderie NPH agit en amont. Elle offre des bases solides pour briser ce cycle de pauvreté générationnelle.

Un espace d’enfance propice à la socialisation

Angelina est reconnaissante : « Je peux travailler pendant que mon fils est entouré de personnes formées, bienveillantes et attentives à son alimentation. »

Avant, Mateo n’avait pas d’autres enfants autour de lui. Il était timide. Aujourd’hui, il a des amis. Il a gagné en confiance et en sociabilité.

Voici une photo d'Angelina et Mateo à la garderie

Le pouvoir de l’éducation : de vendeuse de rue à mentor

Après la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, voici l’histoire inspirante d’Esmeralda, une jeune Mexicaine. Son parcours illustre le pouvoir de l’éducation, un levier essentiel pour l’émancipation et l’égalité. Son récit rend hommage à celles qui l’ont précédée, suivie, et aux femmes dévouées ayant éclairé son chemin.

« Avant même ma naissance à Acapulco, au Mexique, mon père avait déjà abandonné ma mère. Ainsi, à seulement quatre mois, ma mère m’a laissée aux soins de mes grands-parents paternels. Malheureusement, ils ne savaient ni lire ni écrire, et mon grand-père n’avait pas d’emploi stable », raconte Esmeralda.

photo d'Esmerlda en tant que bébé et petite fille à ses alentours des 5 ans lorsqu'elle recevait l'éducation de sa grand mère

Par la suite, à l’âge de cinq ans, son grand-père décide de partir aux États-Unis pour chercher un avenir meilleur. Dès ce jour, elle n’a plus jamais eu de nouvelles de lui.

une photo d'Esmeralda petite  avec sa grand mère et une photo d'elle à la fin de son éducation, diplomée

«Dès cinq ans, je vendais des souvenirs sur la plage tandis que ma grand-mère vendait du pain pour nous nourrir. De plus, notre quartier était dangereux, gangréné par la drogue et la prostitution. Et en tant que femme, on y était souvent considérées comme inférieures », ajoute Esmeralda.

À 12 ans, ma vie a changé quand ma grand-mère, après un accident, est restée alitée longtemps. Dès lors, je ne pouvais plus aller à l’école et j’ai dû cumuler deux emplois pour payer les factures. Pendant un an, j’ai pris soin d’elle et financé ses médicaments.

Une photo d'Esmeralda et une de ses camarades qu'elle s'est faite lors de son éducation à NPH

Puis, à 15 ans, Esmeralda découvre NPH Mexico, un tournant décisif dans sa vie. Pour la première fois, elle se sent protégée dans un environnement rempli d’amour et de bienveillance. Désormais, rire avec ses camarades, savourer le plaisir de la lecture et de la musique, apprendre à jouer du violon et à danser sont autant de rêves qui lui semblaient autrefois inaccessibles.

Par ailleurs, après le lycée, chaque jeune consacre une année de service à NPH, une manière de témoigner sa gratitude tout en acquérant une précieuse expérience. « C’était une toute nouvelle expérience pour moi, et j’avais peur d’échouer ou de ne pas être un bon exemple pour les filles dont je m’occupais. Néanmoins, j’ai choisi de les aider, comme d’autres l’avaient fait pour moi. Je n’oublierai jamais les rires de ‘mes filles’ et les moments partagés avec elles », confie-t-elle avec émotion.

Ensuite, après son année de service, Esmeralda s’inscrit à l’université à Monterrey, dans le nord-est du Mexique. Cette nouvelle étape lui apporte ainsi des amitiés et des expériences enrichissantes. « J’étais triste de quitter les filles, mais comme dans une famille, je serai toujours là pour elles », dit-elle avec conviction.

Aujourd’hui, elle travaille comme assistante dans une entreprise spécialisée dans la distribution de machines au Mexique et en Amérique du Sud. De plus, elle partage un appartement avec ses meilleures amies à Monterrey. « Les mots ne suffisent pas à exprimer toute ma gratitude envers NPH et ses donateurs, qui donnent tant d’eux-mêmes. Grâce à eux, ma vie a été transformée et j’ai pu devenir une femme animée par une mission claire : transmettre, aider et aimer ceux qui m’entourent. »

L’histoire inspirante de Rafael Bermudez : de l’enfant au leader

L’histoire inspirante de Rafael Bermudez est un puissant récit inspirant de résilience, d’amour et de leadership. De ses débuts modestes au Mexique à son rôle de directeur de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH) au Mexique, la transformation de Rafa inspire l’espoir pour les enfants confrontés à des défis similaires.

Surmonter les défis précoces

Rafael Bermudez est arrivé à NPH en 1974, à seulement cinq ans, accompagné de ses cinq frères et sœurs. Il venait d’une petite ville pauvre, ce qui a fortement façonné son enfance. Étant si jeune lorsqu’il est arrivé à NPH, il n’avait pas de souvenirs clairs de sa mère biologique. Pendant un certain temps, il a même pensé que sa sœur aînée, Alicia, était sa mère, jusqu’à ce qu’elle lui révèle finalement la vérité lors d’une visite à NPH. Ce moment a marqué le début de sa quête d’identité.

Un nouveau foyer chez NPH

Le premier jour de Rafa chez NPH a eu lieu dans la maison de Cuernavaca, où il a subi une évaluation sociale. En tant qu’un des plus jeunes enfants, il a été assigné à la Casa Colman, où des religieuses s’occupaient des enfants. S’adapter a été un processus difficile pour lui. Venant d’un milieu rural pauvre, l’immensité de NPH était écrasante pour lui en tant qu’enfant. Cependant, cette première impression a marqué le début d’une relation à vie.

La réunion de la famille : un jalon dans son histoire inspirante

Rafael, connu au sein de NPH sous le nom de “Tonton Rafa”, a d’abord eu du mal à s’adapter, surtout parce qu’il était séparé de ses frères et sœurs. Ils vivaient en effet dans différentes maisons NPH à des kilomètres de distance. Comme il était habitué à toujours être proche d’eux, cette distance lui causait beaucoup de douleur. Cependant, avec le temps, la vision du Père William Wasson est devenue une réalité : toute la famille NPH a été réunie à la Casa San Salvador, à Miacatlán. Cela a permis à Rafael et à ses frères et sœurs d’être à nouveau ensemble et de partager leur vie avec les autres enfants de la famille NPH.

Chérir les souvenirs

Rafael se souvient avec plaisir de son premier Noël à NPH. Les chansons, les jeux, les piñatas et les bonbons lui ont montré qu’il était dans un endroit sûr. Lui et ses frères et sœurs y étaient les bienvenus. Les événements comme la Semaine Sainte et la Toussaint lui ont donné le sentiment de faire partie d’une grande famille. Grâce au Père Wasson, NPH est devenu un refuge pour Rafa, où il a trouvé la sécurité, l’amour et un sentiment d’appartenance.

Poursuivre l’héritage

Rafa, ancien bénéficiaire et désormais directeur national de NPH Mexique, souhaite poursuivre cet héritage. ‘Pour moi, le plus grand cadeau est de soutenir chaque enfant à travers les étapes de leur vie.Les voir obtenir leur diplôme et passer à l’université me motive énormément à poursuivre la mission du Père Wasson. Il voulait que nous soyons une grande famille, et je crois que cela restera ainsi pendant encore au moins 70 ans,” a conclu Bermudez.

Conclusion

L’histoire inspirante de Rafael Bermudez ne concerne pas seulement le fait de surmonter des épreuves. Elle parle également de la puissance de la communauté, de l’amour et du leadership pour changer des vies. Son parcours d’enfant vulnérable à leader en Amérique Latine inspire de nombreuses personnes. De plus, elle souligne l’importance de la solidarité et du soutien pour un avenir meilleur.

Rejoignez le mouvement

Souhaitez-vous contribuer aux changements positifs dans la vie des enfants en Amérique Latine ? Envisagez de vous impliquer avec NPH. Votre soutien peut faire la différence dans la vie de nombreux enfants et les aider à réaliser leurs rêves.

Tamales pour un avenir meilleur

Dans notre newsletter sur l’alimentation et l’eau, nous avons partagé comment nos villages d’enfants cultivent la terre et produisent leur propre nourriture pour être autosuffisants. Nous soutenons également les familles de la communauté en leur offrant des conseils et de l’aide pour subvenir à leurs besoins de base, afin qu’elles puissent construire un avenir durable. En plus de cela, nous fournissons une aide précieuse aux enfants qui ne reçoivent pas suffisamment de nourriture saine. Chez nous, ils reçoivent des repas équilibrés pour grandir en bonne santé, comme la petite Alexandra du Salvador.

Repas équilibrés et éducation chez NPH El Salvador

Alexandra, l’une des jeunes filles de la communauté qui vit près de notre village d’enfants au Salvador, vient d’une famille extrêmement pauvre. Sa famille vend des tamales et travaille dans les champs pour gagner un peu d’argent. Pendant ce temps, Alexandra fréquente notre école où elle bénéficie de repas sains.

Recette de tamales

Les tamales sont un mélange savoureux de pâte de maïs et de garniture, cuits à la vapeur dans des feuilles de maïs ou de bananier. Bien que les tamales mexicains soient les plus connus, ce plat est apprécié dans toute l’Amérique centrale et du Sud, chaque culture y ajoutant sa propre touche. Les enfants de nos villages adorent les tamales !

Découvrez cette recette authentique de tamales, partagée avec nos abonnés pour créer un lien entre saveurs et traditions qui inspirent notre mission. À votre tour maintenant d’essayer et de savourer !

Ingrédients pour tamales :

  • 7 tasses de grains de maïs frais
  • 170 g de beurre non salé
  • ½ tasse de sucre cristallisé
  • 1 œuf
  • ½ cuillère à soupe de sel
  • ½ cuillère à café de levure chimique
  • ½ tasse de farine de maïs séchée
  • 20 feuilles de maïs séchées, trempées pendant 30 minutes dans de l’eau tiède

Préparation :

  1. Ajoutez les grains de maïs petit à petit  dans un blender et mixez jusqu’à obtenir une purée lisse.
  2. Dans un bol, à l’aide d’un batteur électrique, fouettez le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne pâle. Ajoutez l’œuf, le sel et la levure, puis mélangez bien. Incorporez la farine et la purée de maïs, puis mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse et légère.
  3. Étalez une feuille de maïs à plat devant vous, avec le côté large vers vous. Étalez 3 cuillères à soupe de pâte sur la partie large de la feuille, en laissant une bordure de 2,5 cm sur les côtés.
  4. Roulez les longs côtés de la feuille de maïs autour de la garniture.
  5. Répétez avec les autres feuilles de maïs et la pâte. Placez les tamales, couture vers le bas, dans un panier vapeur et ajoutez environ 1,25 cm d’eau. Couvrez avec un couvercle hermétique et faites cuire à la vapeur pendant 1 heure. Ajoutez de l’eau si nécessaire.
  6. Retirez les tamales du panier vapeur et servez. Bon appétit !

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