Un anniversaire important en Amérique latine pour Rubi et d’autres enfants

Rubi est une jeune fille courageuse. Elle a fêté son 15e anniversaire au Pérou le 11 mai. C’est un événement important en Amérique latine, car les filles sont considérées comme des adultes à cet âge-là.

Un anniversaire sans souci, enfin

Ce n’est que récemment que Rubi peut fêter son anniversaire sans soucis. Ses parents ont divorcé quand elle était petite. Elle est restée avec sa mère, qui s’est remariée peu de temps après. Mais les abus et la négligence étaient une réalité quotidienne. Elle ne pouvait pas rester là. Vous comprenez sans aucun doute.

Le tribunal a décidé qu’il valait mieux pour Rubi d’aller vivre dans le village d’enfants de NPH Pérou, où elle aurait un foyer stable. Vous pouvez imaginer combien une telle situation doit être déroutante pour un enfant.

Heureusement cette triste histoire a une suite heureuse. A son arrivée au village d’enfants, Rubi était timide et méfiante à cause de son passé traumatisant. Mais elle a été très bien soutenue par les éducateurs. Aujourd’hui, c’est une jeune fille souriante qui aime la musique et l’école. Cela mérite d’être célébré.

Voici Rubi !

Joyeux anniversaire à nos donateurs aussi

Nous tenons à vous mettre à l’honneur par la même occasion. Grâce à votre aide, Rubi ne manque de rien. Elle et ses compagnons d’infortune chez NPH reçoivent les soins nécessaires, peuvent aller à l’école et manger à leur faim. Le plus important : ils ont un foyer aimant où ils peuvent être enfant. Et c’est bien là la mission de Nos Petits Orphelins.

Rubi aimerait partager un partie de son histoire avec vous à l’ocassion de son anniversaire. Ci-dessous, elle vous raconte comme personne d’autre comment sa vie a changé grâce à nos donateurs. Ils lui donnent une raison de fêter son anniversaire.

Offrir à nos enfants une belle fête d’anniversaire

En général, les enfants sont impatients et se réjouissent de fêter leur anniversaire. Mais pour Rubi, fêter son anniversaire n’a jamais été un moment spécial. C’était un jour comme un autre, sombre et désolant. C’est pourquoi, comme le fait une famille, nous voulons offrir à Rubi et à ses amis une fête inoubliable. Le plus grand souhait de Rubi est que d’autres enfants ayant un passé difficile puissent écrire un nouveau chapitre de leur vie dès aujourd’hui.

L’empowerment des femmes issues des communautés au Guatemala

NPH Guatemala s’engage dans la lutte pour l’empowerment des femmes via de nombreux projets comme Chicas Poderosas, des ateliers de formation et des cours.

Cela est primordial dans des pays comme le Guatemala, où les femmes représentent 51% de la population, mais sont cependant, par tradition, exclues des avantages du développement. Selon les estimations de la Commission économique pour l’Amérique latine (CEPAL), le Guatemala a le deuxième taux le plus élevé d’analphabétisme chez les femmes en Amérique centrale.
Beaucoup de femmes guatémaltèques sont chargées de s’occuper des enfants et du ménage. Il s’agit d’un travail à plein temps pour lequel elles ne sont payées et, par conséquent, ces femmes ne peuvent prendre pleinement part à l’économie formelle.

Du fait de leur dépendance financière qui en découle, les femmes ne peuvent également pas échapper à la violence domestique. Beaucoup de femmes battues qui tolèrent la violence ou qui ne vont pas faire usage de leur droit auprès du système juridique, réagissent ainsi car elles ne sont pas indépendantes financièrement.

Notre campagne au Guatemala : « Guatemala, nous sommes eux » – « elle est invincible ».

Comment NPH Guatemala soutient l’empowerment des femmes

Compte tenu des problèmes rencontrés au Guatemala, NPH Guatemala a commencé un partenariat avec l’« Oficina de la Mujer » (le bureau de la femme), un service de la ville de Parramos qui concentre son travail sur la promotion et l’amélioration du bien-être des femmes et des familles locales.

Ensemble, nous aidons les femmes à atteindre de manière active leur propre développement, nous stimulons le leadership des femmes dans la communauté, nous promouvons la participation économique, sociale et politique des femmes et nous les aidons à prendre conscience de leurs droits.

Dina Lopez, directrice du bureau de la femme de Parramos et responsable de projet de l’initiative « Empoderamiento a Mujeres » (Empowerment des femmes), déclare : « Les femmes de Parramos ont un revenu mensuel moyen de QTZ 1.250 (154 €). La plupart des femmes ici travaillent de manière informelle dans l’agriculture ou ont des activités informelles, comme le lavage de vêtements ou le nettoyage de maisons ». Cela leur rapporte donc moins de la moitié du salaire minimum moyen mensuel au Guatemala, qui est de QTZ 2.872, soit 352 €.

L’histoire d’émancipation de Josefina

Josefina habite avec sa famille dans une petite maison à San Luis. Avant le COVID-19, elle travaillait depuis des années dans un restaurant à Antigua Guatemala. Du fait de la pandémie, elle a perdu son emploi en 2020. Depuis lors elle travaille d’elle-même chez elle dans la couture et dans la préparation de plats pour des événements afin de contribuer au revenu du ménage.

Du fait du COVID-19, les écoles sont passées de cours en présentiel à des cours en ligne. Pour Josefina, cela signifiait qu’elle devait installer une connexion internet afin que ses enfants puissent poursuivre leurs études pendant la pandémie. « J’ai réussi à confectionner des vêtements et ainsi à augmenter les revenus de notre famille pour pouvoir répondre aux nouvelles exigences de l’enseignement, mais c’est très difficile », dit-elle.

Comment un atelier de formation a changé une vie

Josefina a entendu parler de NPH Guatemala sur les réseaux sociaux via une publication où, ensemble avec le bureau de la femme, NPH Guatemala proposait des ateliers gratuits en boulangerie, couture et confection de vêtements. Elle n’a pas hésité un instant à prendre contact avec Dina Lopez et s’est inscrite pour les trois mois de cours qui ont commencé en février 2021 à la Casa San Andrés, l’un des établissements du village d’NPH Guatemala.

Durant la formation, Josefina s’est révélée être une étudiante active et elle était la seule élève à fournir chaque semaine des vêtements supplémentaires.

Lors de la remise des diplômes, elle a obtenu le prix de la meilleure élève. Elle a également reçu une nouvelle machine à coudre et a pu, de ce fait, améliorer sa production de textile.

Elle a pu s’engager dans des projets de couture de plus grande envergure, dont un pour la commune de Parramos, pour lequel elle a cousu 200 housses de chaise et 20 chemins de table.

Josefina est ambitieuse : « J’aimerais apprendre plus de techniques de couture, c’est pourquoi je me suis inscrite à une deuxième année de formation qui commence en janvier 2022. De cette manière, je pourrai réaliser d’autres styles de vêtements, avec des compétences en couture plus avancées et spécifiques. »

Les femmes guatémaltèques doivent continuer d’aller de l’avant

Les femmes sont encore sous représentées dans la société, et la réalité au Guatemala laisse entrevoir que l’exclusion, la discrimination et surtout la violence envers les femmes existent toujours.

NPH Guatemala s’engage dans la promotion et la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Au travers de programmes préparatoires, nous soutenons des femmes fortes avec l’ODD #5 – Égalité entre les sexes : Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ; ODD #8 – Travail décent et croissance économique : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ; ODD #10 – Inégalités réduites : Réduire les inégalités entre les pays et en leur sein.

Honorio victime d’une fusillade

Quand Honorio a été accueilli chez NPH Guatemala en juillet 2019, il avait onze ans et se déplaçait en fauteuil roulant. Issu d’une famille très pauvre il a, comme beaucoup d’enfants d’Amérique latine, connu très tôt la violence et les abus. Le destin l’a frappé lorsqu’il s’est retrouvé accidentellement au milieu d’une bagarre de gangs dans la rue …

Au milieu de la fusillade

Honorio a été touché par deux balles de fusil. L’une s’est logée dans son crâne et l’autre a transpercé son épaule jusque dans son bras droit. Heureusement, il a pu être opéré dans un hôpital du Guatemala City et a survécu. Mais les conséquences étaient dramatiques : dans un premier temps, il ne pouvait plus marcher ni bouger son bras droit.

Son état s’améliore petit à petit…

Grâce à la kinésithérapie intensive et aux soins spécifiques dont il bénéficie dans notre village d’enfants, Honorio fait de grands progrès. Son état s’améliore petit à petit et il peut désormais se déplacer de manière plus autonome. Il tient déjà en équilibre sur un pied et peut se tenir debout sans aide. Il peine encore à bouger son bras droit, mais il essaie de l’utiliser autant que possible. Le chemin à parcourir est encore long, mais il y a de l’espoir. Alors que les six premiers mois, il est resté à la clinique de NPH, il vit maintenant dans la maison des garçons.

Honorio a beaucoup souffert ces dernières années. Mais il n’abandonne pas ! Quand il aura 18 ans, il sera opéré au crâne car, dû l’opération d’urgence subie après la fusillade, une partie de celui-ci n’a pas pu se solidifier.

Assistance médicale chez NPH

Grâce à son séjour chez NPH, Honorio bénéficie de soins médicaux adéquats. Ce qui serait impossible sans l’aide de nos donateurs. Il aura encore besoin de soutien médical pendant des années, sous forme de kinésithérapie et de soutien psychologique.

Votre fidèle soutien est donc d’une valeur inestimable…

L’enseignement : un problème de taille
en Amérique latine

L’enseignement primaire pour tous les enfants, filles et garçons. Cet objectif du Millénaire pour le développement doit devenir une réalité d’ici à 2025. Il est toutefois loin d’être atteint en Amérique latine.

Kinderen kunnen niet naar school

Dans cette région et dans les Caraïbes notamment, 6,5 millions d’enfants en proie à la pauvreté ne sont toujours pas scolarisés. Qui plus est, l’enseignement est souvent inadapté en raison, entre autres, du manque de formation des enseignants. C’est pourquoi Nos Petits Orphelins s’engage à aider un maximum d’enfants vulnérables à aller à l’école. Apprendre à lire et à écrire est le meilleur moyen de briser le cercle de la pauvreté.

En direct du terrain

Jean Erisnor (directeur d’école, Nos Petits Orphelins Haïti) :
« Nos enfants sont issus de quartiers pauvres et dangereux. »

« Les enfants qui viennent dans mon école sont orphelins ou n’ont plus qu’un parent et/ou sont victimes de la pauvreté. Seul l’enseignement peut offrir à ces enfants une place dans la société. Je pense à l’histoire de l’un de nos garçons, dont la mère est décédée et qui ne connaît pas son père. Cet enfant vivait avec sa grand-mère et son frère aîné. Il ne mangeait souvent que le repas servi à l’école. Il portait généralement des vêtements miteux et marchait parfois mêmes pieds nus. J’ai cependant été touché par sa persévérance : il brûlait d’envie d’aller à l’école. Si nous ne l’avions pas aidé, il se serait retrouvé seul, à la rue. »

Daphnée : « NPH m’a ouvert les yeux et mon univers »

Daphnée a grandi dans une ville rurale du Guatemala, près du volcan Acatenango. L’aînée de quatre enfants, elle habitait avec ses parents et sa grand-mère. Ils vivaient selon les traditions mayas et ne parlaient que la langue kaqchikel. Dans la région, plus de 67 % des personnes vivent dans la pauvreté et près de 15 % dans l’extrême pauvreté.

Non-scolarisée

La famille de Daphnée habitait une toute petite maison aux murs de bois et de plâtre avec des tôles de zinc en guise de toit. Il n’y avait pas toujours d’électricité et souvent pas d’eau. Daphnée aidait son père dans les champs, s’occupait avec sa mère de leurs poulets, du bétail et des chevaux, ramassait du bois de chauffage et participait à la cuisine et au nettoyage. Le travail dans les champs a été son éducation, et elle ne connaissait rien d’autre. « On n’allait pas à l’école, nos parents avaient besoin de nous pour gagner de l’argent. » Il y a très peu de travail réel à Acatenango, la plupart des gens sont actifs dans l’agriculture. Mais cela rapporte peu et lorsque le loyer est payé, de nombreux parents peinent à nourrir leurs enfants.

NPH prend soin d’eux

Un jour de septembre 2011, des assistants sociaux sont arrivés chez Daphnée. Les parents ont alors perdu la garde de leurs enfants en raison des mauvaises conditions de vie et du manque de soutien adéquat pour Hilario, le petit frère de Daphnée. Il avait deux ans et souffrait de malnutrition sévère. Cela a provoqué chez lui un retard mental et une mauvaise croissance, ce qui l’affecte encore aujourd’hui.

Daphnée, ses frères et sa sœur ont alors été accueillis chez NPH Guatemala. Ils y ont reçu le soutien médical et psychologique nécessaire et une éducation.

Un avenir

Jusqu’à l’âge de 9 ans, Daphnée ne parlait pas espagnol. Aujourd’hui, elle a 19 ans et a obtenu son diplôme avec succès. Daphnée a appris la valeur de la nourriture et qu’il faut travailler dur pour l’obtenir.
Grâce à NPH, elle a pu aller à l’école. Sans le soutien des donateurs, elle n’aurait pas eu de réelles perspectives. En effet, notre organisation aide les enfants des zones rurales à travers l’éducation et la création de perspectives d’avenir. « NPH m’a ouverte à un nouveau monde. »

Susy : de la pauvreté à la réussite

Susy se rend avec joie tous les matins, à 8 heures, à l’école pour suivre ses cours. La jeune fille n’habite pas dans notre village d’enfants Casa Sagrada au Salvador. Elle y est néanmoins accueillie chaque jour, car elle participe à notre programme d’accueil de jour : un enseignement de qualité, des soins de santé et des repas nourrissants pour les enfants issus des familles voisines les plus pauvres.

Susy avec sa famille

La malnutrition a été découverte à l’école

Sa famille vit dans une situation très précaire. Susy souffrait de malnutrition lorsqu’elle est entrée à l’école. Ses parents travaillent dur et n’ont malgré tout pas assez d’argent pour lui permettre d’aller à l’école et subvenir à ses besoins fondamentaux. Ils sont très reconnaissants des opportunités qui s’offrent
aujourd’hui à leur fille.

Susy apprécie sa scolarité

Susy adore l’école. Elle est intelligente et obtient d’excellentes notes. Elle s’investit pleinement dans sa formation scolaire parce qu’elle sait qu’elle est importante pour son avenir. L’école permet à Susy de suivre des cours, mais aussi de rester en bonne santé. Elle bénéficie chaque jour d’école d’un repas sain et
nourrissant. L’école a complètement changé sa vie.

Qu’est-ce qui a été réalisé en 2021 ?

L’année 2021 a été difficile pour de nombreuses personnes. Chez nous, comme dans le reste du monde, de nombreux malheureux ont dû faire face à une grande détresse. En Amérique latine et en Haïti, les problèmes de pauvreté, de faim, d’instabilité et de violence ont atteint des proportions dramatiques. La crise persistante de COVID-19 n’a fait qu’intensifier cette spirale négative. L’économie s’est effondrée, entraînant une pauvreté plus grande que jamais.

Pourtant, il reste de l’espoir ! Grâce aux dons de nos donateurs, nous avons pu apporter un réel soutien à de nombreux enfants démunis l’année dernière.

Bolivie

Un chemin a été construit vers l’école et nous avons installé un système de purification pour garantir une eau saine et sûre.

Haïti

Nous avons apporté un soutien important aux personnes touchées par le tremblement de terre. Nos équipes ont pu construire 21 abris, dont deux écoles. Nous avons apporté une aide financière et des matériaux à 10 familles vivant dans des endroits difficiles d’accès pour reconstruire leur maison. Nous avons aussi aidé près de 450 familles avec des colis de nourriture et d’eau potable.

République dominicaine

Le 4 novembre, nous avons inauguré la première partie du centre de consultation externe de One World Surgery, à côté du village d’enfants. Nous y aidons les familles les plus vulnérables des communautés
voisines qui souffrent de besoins médicaux urgents.

Honduras

Nous avons aidé plus de 2 000 familles touchées par l’ouragan, construit 11 nouvelles maisons et ouvert un refuge pour 20 enfants de parents isolés. Enfin, nous avons recruté 12 volontaires et mis en place une
salle adaptée aux enfants handicapés.

Nicaragua

Nous avons veillé à ce que les enfants et les jeunes puissent assister aux cours, aux ateliers et aux séances
de physiothérapie dans un environnement sûr et nous leur avons fourni une collation, un déjeuner, un transport scolaire et une assistance médicale en cas de besoin. Au total, 253 étudiants ont été inscrits et
48 ont obtenu leur diplôme.

Pérou

Nous avons aidé une deuxième famille grâce à notre programme One Family. Marcelino, 7 ans, a quitté le village d’enfants pour aller vivre avec sa maman.

Levi et Rina ont un avenir grâce à vous

Levi avait 4 ans quand la police hondurienne l’a trouvé errant dans les rues. Seul, abandonné, nu.

« Maison de transition » Casa mi Esperanza

Sa triste situation a attiré l’attention de la police, qui l’a conduit à la Casa Mi Esperanza, une maison de transition de NPH Honduras à Catacamas. Les enfants victimes d’une situation de vie instable y trouvent un environnement sûr, jusqu’à ce qu’ils puissent rejoindre leur famille ou un autre foyer pour enfants.

Levi die lacht
Levi au village des enfants

Recherche de la famille

Le personnel de Casa Mi Esperanza est parti à la recherche de la famille de Levi. Et il s’est avéré que sa sœur, Rina, âgée de 7 ans, vivait une situation tout aussi misérable. Leur mère, Rosa, est une mère célibataire présentant une déficience auditive et un handicap mental. Elle était très impulsive et emmenait
souvent ses enfants avec elle lorsqu’elle ramassait des bouteilles dans la rue pour gagner un peu d’argent. Avec pour conséquence d’innombrables problèmes. Comme Levi avait peur de traverser la rue, sa mère l’a tout simplement laissé de l’autre côté et a poursuivi son chemin. Les enfants n’allaient pas à l’école, ne recevaient souvent que des chips et des boissons gazeuses. Ils étaient exposés à toutes sortes
de maladies et, à plusieurs reprises, des individus ont même voulu les kidnapper !

Rina en Levi omarmen elkaar
Rina et Levi

Opvang in het kinderdorp van NPH Honduras

Il était évident que Levi et Rina ne bénéficiaient pas d’une protection suffisante et que les moyens de la
maman étaient insuffisants pour satisfaire leurs besoins de base. Le risque d’abandon étant très élevé, les enfants ont été recueillis dans notre village d’enfants au Honduras le 23 novembre 2020. Notre équipe les a accueillis avec amour. Ils ont reçu toute l’attention et les soins dont ils avaient besoin.

Leur processus d’adaptation s’est très bien passé. Il existe un lien fort entre eux et ils aiment se faire des câlins et jouer ensemble. Quand Rina est arrivée chez NPH, elle ne savait ni lire ni écrire. Maintenant, elle est très heureuse d’aller à l’école. Entretemps, les enfants restent en contact avec leur famille grâce aux assistants sociaux de NPH.

Heureusement, Levi et Rina ont trouvé un foyer sûr chez NPH grâce au soutien de nos donateurs.

Traditions de noël en Amérique latine

Noël est célébré dans le monde entier, mais comment nos enfants le fêtent-ils en Bolivie, au Mexique et en Haïti ?

Bolivie

Chez NPH Bolivie, les enfants célèbrent Noël avec un concours de piñata. Une piñata est une figurine aux couleurs vives, généralement en papier mâché, qui est traditionnellement remplie de bonbons et de surprises.

Mexique

Chez NPH Mexique, le Nacimiento (crèche) est installé dans le jardin, près de la chapelle, avec tous ses personnages. Les Rois Mages sont placés à l’écart des autres personnages le 16 décembre et se rapprochent de jour en jour, jusqu’au 6 janvier. L’Enfant Jésus est ajouté le 24 décembre. À partir du 16 décembre, les Posadas (auberges) sont célébrées chaque jour. Les enfants se déguisent en Joseph et Marie, en bergers, en Rois Mages, etc. Ils vont de maison en maison pour demander l’abri qui leur est toujours refusé jusqu’à ce qu’ils soient finalement accueillis à l’étable, comme Joseph et Marie.

Haïti

En Haïti, les enfants célèbrent Noël en plaçant des chaussures cirées remplies de paille sous l’arbre de Noël pour le Père Noël. Celui-ci remplace alors la paille par de petites surprises.

Pouvoir être soi-même : l’objectif de Chicas Poderosas (Filles puissantes)

« Ce que je préfère depuis que je participe à Chicas Poderosas, c’est que j’apprends beaucoup sur moi-même. Ici, je peux partager mes sentiments et cela me fait du bien ! » – Valeria du Guatemala

Il y a quelques années, nous avons lancé un programme pour les filles en Bolivie, au Guatemala, au Honduras et au Mexique : « Chicas Poderosas », qui signifie « filles puissantes ». Et c’est exactement le but recherché : soutenir et donner aux filles (âgées de 10 à 24 ans), dans une culture machiste, les moyens d’exploiter tout leur potentiel et de défendre leurs droits. Pour ce faire, nous organisons, entre autres, des discussions, des ateliers et des excursions.

Dangers pour les jeunes filles et les femmes en Amérique latine

Dans les pays où nous sommes actifs, les jeunes filles et les femmes sont constamment en danger. Beaucoup sont discriminées, défavorisées, maltraitées ou même assassinées. Elles ne peuvent pas être elles-mêmes et se sentent souvent inférieures.

Ce sentiment d’infériorité, mais aussi les traumatismes qu’elles subissent, se transmettent à leurs filles. Ceci peut avoir un impact négatif sur ces dernières, qui dès lors apprennent ce comportement et le transmettent à leurs enfants.

Structures machistes et défaillances institutionnelles

La violence liée au genre trouve son origine dans des structures machistes, mais aussi dans des défaillances institutionnelles.

Les chiffres dans les pays où nous travaillons sont choquants :

50 % des filles guatémaltèques ont un enfant avant l’âge de 19 ans (contre 0,64 % en Belgique) ;

Au moins 975 femmes ont été assassinées au Mexique en 2020, et 762 de janvier à septembre de cette année (pour une moyenne de 150 par an en Belgique – ce qui est déjà trop) ;

– Au Honduras, le Conseil supérieur de la justice reçoit environ 20 000 rapports de violence domestique par an, dont moins de la moitié font l’objet d’un suivi. Dans de nombreux cas, la victime ne peut pas poursuivre le processus, car elle est financièrement dépendante de son partenaire.

Dans nos villages d’enfants, les enfants qui fréquentent nos écoles ou vivent avec nous nous disent également qu’il existe des préjugés à l’encontre des filles dans le cercle familial.

Comme le dit Marta, qui participe au programme Chicas Poderosas au Mexique depuis 2015 : « J’entends souvent dire que les garçons sont plus utiles que les filles, ou qu’en tant que femme je ne peux pas faire le travail des hommes. »

Selon elle, le programme est une occasion de travailler sur soi et d’apprendre : « J’ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas sur moi-même et sur mon environnement », dit-elle en souriant.

Marta veut devenir ingénieure agronome

Notre objectif : aider les filles comme Marta

Avec le programme « Chicas Poderosas », nous voulons aider les filles comme Marta.

Pour ce faire, nous nous concentrons, avec les filles et les adolescentes, sur le développement de leur « boussole intérieure », afin de développer une image positive d’elles-mêmes, d’accroître leur connaissance de soi, leur confiance en elles et leur résilience, ainsi que de promouvoir leur développement socio-émotionnel et leurs compétences relationnelles.

Cependant, les circonstances sont souvent difficiles : des salles de classe peu équipées, des ressources pédagogiques insuffisantes et des fonds insuffisants pour les excursions ne permettent pas à la coordinatrice du programme et aux filles de travailler correctement.

Pouvoir être soi-même !

Comme vous pouvez le constater, le programme Chicas Poderosas met l’accent sur le développement de la personnalité, en consacrant beaucoup de temps à des questions y relatant, telles que la confiance en soi, la connaissance de soi et l’image de soi.

Il est important de créer un espace où chaque fille ou chaque adolescente se sent libre de s’exprimer et d’être elle-même.

Notre objectif est d’apprendre aux filles et aux adolescentes à s’affirmer dans la société. (A devenir) Des femmes indépendantes et confiantes, qui revendiquent leur place dans la société et osent être qui elles veulent être, (et qui) auront un effet positif sur les générations suivantes.

L’impact que nous avons sur ces filles est considérable. Au Guatemala, par exemple, les psychologues constatent que les filles sont plus sûres d’elles et pensent à leur carrière professionnelle. Les chiffres montrent également que, sur les 30 filles qui participent actuellement au programme dans le village d’enfants, 16 sont déjà allées à l’université et 10 autres sont sur le point d’y aller.

Soutenez les Chicas poderosas

Vous souhaitez soutenir les filles ? Notre projet au Guatemala a été choisi par « De Warmste Week » ! Voyez ce que vous pouvez faire sur leur site web.