Salvador : Un avenir plein d’espoir pour Marjorie

À l’âge de onze ans, Marjorie est arrivée chez NPH Salvador avec sa petite sœur. Elle se souvient encore de ce moment comme d’un bouleversement : la peur, la tristesse et la confusion prenaient toute la place.

Et pourtant, au milieu de cette tempête intérieure, quelque chose renaît : l’espoir.

Apprendre à croire en soi

Portrait de Marjorie de face, souriante.

Lorsqu’elle franchit les portes de NPH Salvador avec sa petite sœur, Marjorie est une enfant accablée par la tristesse et la confusion. Le traumatisme de son passé l’a rendue renfermée, au point d’oser à peine prendre la parole en classe.

Les débuts n’ont pas été faciles. Tout était nouveau : l’école, la vie en communauté, les règles, les responsabilités. Marjorie était réservée. Parler de ses émotions lui semblait risqué. En classe, elle n’osait presque pas lever la main.

Le tournant de sa vie tient en une phrase simple, prononcée par une tía (éducatrice chez NPH) qui lui a pris la main :

« Tu n’es plus seule ici. »

Ces mots ont apporté à Marjorie la paix nécessaire pour commencer sa reconstruction. Entourée de personnes qui croyaient en elle, elle a appris la discipline, la prise de décision et, surtout, la confiance en soi.

Concilier les études et les tâches quotidiennes demandait beaucoup d’énergie. Il y avait des jours de fatigue, des moments de doute, des instants où elle se demandait si elle y arriverait.

Mais à NPH, elle n’était plus seule face à ces défis.

Transformer la fragilité en force

Marjorie rit en jouant au Jenga avec une jeune fille.

Son ambition l’a poussée à sortir de sa zone de confort, a transformé sa vulnérabilité en force. Elle a appris à demander de l’aide, à travailler en équipe, à s’exprimer. Chaque petite victoire renforçait sa confiance.

Aujourd’hui, Marjorie est diplômée en tant qu’aide-soignante. Un choix qui ne doit rien au hasard : elle sait ce que signifie avoir besoin de soutien, d’écoute et de soins. Elle a voulu, à son tour, devenir celle qui aide.

Elle le dit avec une grande lucidité :

« Je réalise aujourd’hui combien il est important que quelqu’un croie en toi, te soutienne et t’aide à trouver ta voie. »

Vous aussi, vous pouvez changer l’histoire d’un enfant au Salvador. Faites un don aujourd’hui.

La “Tía” de demain au Salvador

Marjorie sourit au milieu d’un groupe de cinq enfants de NPH Salvador dans un jardin.

Marjorie a choisi de revenir là où tout a commencé. Elle travaille désormais comme tía (éducatrice chez NPH Salvador) dans la maison des filles chez NPH. Elle est maintenant celle qui tient la main des nouvelles arrivantes, et elle transmet chaque jour aux filles le message qu’elle a reçu :

« Ton passé ne définit pas ton avenir ».

Une trace d’espoir

Marjorie et une jeune fille de NPH Salvador jouant ensemble à un jeu de Puissance 4 sur une table en extérieur.

Son rêve ultime est d’exercer un jour dans un hôpital, où elle pourra mettre ses compétences et son empathie au service des patients, leur apporter réconfort et soins, et laisser derrière elle une empreinte durable de confiance, d’espoir et de professionnalisme dans chaque vie qu’elle touchera.

Flora rêve d’école, pas de travail

Au Pérou, Flora (9 ans) grandit dans la pauvreté. Elle a dû travailler pour aider sa famille, perdant ainsi sa chance d’aller à l’école. Grâce à NPH Belgium, elle reçoit aujourd’hui des repas, du matériel scolaire et l’espoir d’un avenir meilleur. Ensemble, mettons fin au travail des enfants en Amérique latine.
Flora au Pérou rêve d’école, pas de travail

La faim au lieu des devoirs

Dans la périphérie de Cañete, au Pérou, Flora (9 ans) a grandi dans la pauvreté. Souvent, il y avait à peine de quoi manger et ses parents se battaient chaque jour pour joindre les deux bouts. Pour Flora, une seule issue semblait possible : travailler pour aider sa famille, même si cela signifiait manquer l’école.

Le travail des enfants vole l’avenir

Et c’est ce qui est arrivé. Flora a gagné quelques pièces en travaillant dans son quartier. Mais cela l’a fait rater des cours et prendre du retard. Elle n’est pas la seule : au Pérou, plus d’un million d’enfants doivent travailler. Sans une éducation de qualité, la pauvreté se répète de génération en génération.

Une jeune fille au Pérou apprend à lire grâce au soutien de NPH Belgium

Un nouveau chemin

Depuis que sa famille reçoit l’aide de NPH Belgium, Flora voit une autre voie. Des colis alimentaires font disparaître la faim quotidienne et elle reçoit le matériel scolaire dont elle a besoin. Pour la première fois, elle peut se concentrer en classe et suivre les leçons. Ses enseignants remarquent qu’elle s’ouvre, pose davantage de questions et rend ses devoirs avec fierté.

« Mon plus grand souhait est de trouver un bon travail et d’aider les autres », confie Flora les yeux pétillants. Elle sait désormais que l’éducation est sa clé pour sortir de la pauvreté.
L’éducation donne aux filles au Pérou espoir et avenir

Ensemble, nous brisons le cercle

Votre soutien change des vies. Grâce à vous, Flora peut apprendre, grandir et rêver. Comme elle, des milliers d’enfants en Amérique latine reçoivent un avenir qui, autrement, serait inimaginable. L’éducation est la clé pour briser le cercle vicieux de la pauvreté : tout commence par un estomac rassasié et un cahier ouvert.

NPH Belgium défend les droits de l’enfant au niveau mondial

NPH : une voix aux Nations Unies

Aucun enfant, comme Flora, ne devrait avoir à choisir entre travailler et aller à l’école. Le travail des enfants est une violation directe des droits de l’enfant. C’est pourquoi NPH agit non seulement au niveau local, mais aussi sur la scène internationale. NPH Belgium fait partie de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH), une organisation de la société civile accréditée auprès des Nations Unies via le Department of Global Communications (UNDGC).

Ce statut nous permet de participer aux débats de l’ONU, de faire des déclarations officielles et même d’organiser des événements — toujours avec un objectif : défendre partout dans le monde les droits de l’enfant.

Participez et faites la différence

Ensemble, veillons à ce qu’aucun enfant n’ait à travailler pour survivre. Devenez parrain ou marraine et offrez aux enfants d’Amérique latine l’accès à l’éducation, aux soins et à un avenir plein d’espoir.

Un simple verre de lait a redonné un avenir à Ignacio

Un simple verre de lait a sauvé Ignacio (2 ans) de la malnutrition au Honduras. Grâce à NPH Belgium, il a reçu du lait en poudre, des vitamines et des soins médicaux. Aujourd’hui, il est en bonne santé et plein d’énergie. Avec votre soutien, NPH aide des centaines d’enfants à échapper à la faim et à la pauvreté dans des villages isolés.

Chaque matin, un petit rituel

Chaque matin, le petit Ignacio, âgé de deux ans, attend avec impatience un moment simple mais précieux. Il met une cuillère de lait en poudre dans son gobelet, sa maman Delmy y verse de l’eau chaude — et son petit-déjeuner est prêt. Pour beaucoup, cela paraît un rituel ordinaire, mais pour Ignacio, c’est une source d’énergie et de santé. Cette tasse de lait est remplie de nutriments qui l’aident à jouer, apprendre et grandir.

Ignacio tient fièrement deux boîtes de lait en poudre

Quand tout a basculé : la menace silencieuse de la malnutrition

Il n’en a pas toujours été ainsi. Lorsque Ignacio avait six mois, il souffrait de malnutrition sévère. Il pesait beaucoup trop peu, ses cheveux s’affinaient et ses yeux paraissaient ternes. Comme sa maman ne pouvait plus l’allaiter, elle lui donnait de la bouillie de riz. Préparée avec amour, mais bien trop pauvre en nutriments. Sans aide extérieure, la malnutrition aurait pu causer des dommages irréversibles.

NPH à la rescousse avec du lait et de la nutrition

Heureusement, l’aide est arrivée à temps. Lorsque l’infirmière Dora Murillo a constaté qu’Ignacio ne se développait pas correctement, elle a fait appel à NPH. Depuis, Ignacio reçoit une alimentation complémentaire avec du lait en poudre et des vitamines, ce qui lui permet de grandir en bonne santé

Nos collaborateurs atteignent même les villages de montagne les plus reculés autour de Mata de Plátano, au Honduras. Là, des familles vivent dans une pauvreté extrême, des enfants souffrent de la faim et l’accès aux soins de santé est presque inexistant. En apportant du lait, des vitamines et des connaissances, NPH brise pas à pas le cercle vicieux de la pauvreté et de la malnutrition.

Journées de santé et sensibilisation

En plus de l’alimentation, NPH organise des journées de santé où les parents apprennent à mieux nourrir et protéger leurs enfants. Car la connaissance est la première étape pour lutter durablement contre la faim.

Un futur rempli d’énergie et d’espoir

Aujourd’hui, Ignacio est un petit garçon en bonne santé qui court plein d’énergie dans les champs autour de sa maison. Bientôt, il n’aura plus besoin d’alimentation complémentaire, car il partagera avec sa famille des haricots, du riz et des légumes. Ses parents regardent l’avenir avec espoir, sachant que leur fils a de nouveau des chances devant lui.

Six heures de marche pour une chance de survie

La réalité dans des régions reculées comme Mata de Plátano reste dure. Les familles ont à peine accès aux soins de santé, ce qui rend les enfants particulièrement vulnérables à la malnutrition. C’est pourquoi NPH soutient le centre de santé de San Cristóbal avec des stocks alimentaires et un accompagnement médical.

« Certains patients mettent énormément de temps à nous rejoindre, » raconte l’infirmière Dora Murillo. « Une mère a même marché six heures à pied pour obtenir du lait pour son enfant. » Cette histoire illustre à la fois les immenses défis auxquels les familles sont confrontées et le rôle indispensable du centre de santé.

En route vers le centre de santé

Unis contre la faim et la malnutrition au Honduras

L’histoire d’Ignacio n’est pas unique. Chaque jour, NPH aide des centaines d’enfants au Honduras grâce au lait en poudre, aux vitamines et aux soins médicaux. Votre soutien rend ce travail possible. Grâce à de petits rituels, comme un verre de lait le matin, nous redonnons aux enfants leur santé et leur avenir.

Comment l’éducation a changé la vie d’Alma

L’histoire d’Alma est une histoire de résilience et d’espoir. Alma a grandi dans la pauvreté, a perdu son père avant même sa naissance et a été atteinte d’un cancer dès son plus jeune âge. Pourtant, elle a trouvé dans l’éducation une nouvelle chance pour un avenir meilleur.

Alma en train d’étudier

Le début difficile d’Alma

Alma n’avait que dix ans lorsqu’elle a franchi pour la première fois les portes de l’école de NPH Nicaragua. Alors que les enfants de son âge savaient déjà lire et écrire couramment, une nouvelle chance commençait tout juste pour elle. Son père était décédé avant sa naissance, laissant sa mère seule avec trois enfants. Chaque mois était une lutte pour joindre les deux bouts.

En plus de tout cela, Alma a été atteinte d’un cancer dès son plus jeune âge. Elle a remporté son premier grand combat, mais est restée fragile. Chaque rhume ou infection la déstabilisait, ce qui lui faisait souvent manquer les cours. Dans l’école publique, elle apprenait peu et risquait de prendre du retard.

Le pouvoir de la lecture

Lorsque Alma est arrivée à l’école primaire de NPH, elle avait un grand retard, surtout en lecture. Mais elle n’a jamais abandonné. À la maison comme à l’école, elle s’exerçait sans relâche. Magazines, textes bibliques, versets sur le calendrier – tout ce qu’elle trouvait, elle le lisait à voix haute.

Avec le soutien de ses enseignants, elle a fait d’énormes progrès. Aujourd’hui, elle est en sixième année primaire. Son bulletin reflète ses efforts : « Alma est appliquée, respectueuse et participe activement. Elle a terminé le premier semestre avec une moyenne de 84 %. »

Étudier sans wifi ni ordinateur portable

Ce qui rend les performances d’Alma encore plus impressionnantes, c’est qu’elle a souvent étudié sans disposer des besoins essentiels. Pas de wifi, pas d’ordinateur portable, pas d’endroit calme pour apprendre. Seule sa détermination et le soutien de sa mère lui ont permis de tenir bon.

« Il était difficile de me concentrer lorsque mes cousins jouaient ou que ma mère devait cuisiner, » raconte Alma. « Mais je voulais prouver que j’en étais capable. »

Et elle l’a fait. Malgré la pauvreté et les problèmes de santé, Alma a prouvé tout ce qui est possible lorsqu’un enfant n’est pas abandonné.

Alma et sa famille

L’espoir pour l’avenir

Aujourd’hui, Alma rêve d’aider les autres, tout comme elle a été aidée. Son histoire montre à quel point l’éducation, les soins et la chaleur humaine sont essentiels. Pour Alma, l’école a été la seule chance de sortir de la pauvreté. Grâce au soutien de personnes comme vous, cette chance est devenue réalité.

Ensemble, c’est la maison : l’histoire de la famille Chavez

La famille, ce n’est pas qu’un nom. C’est un repère, un lien, un refuge.

Que signifie la famille lorsque vous avez grandi dans l’incertitude, sans parents pour vous protéger ? En Amérique latine, des milliers d’enfants sont séparés de leur famille à cause de la pauvreté, de la violence ou de la négligence. Mais chez NPH, nous pensons que tout le monde a droit à une famille – et que ce droit dépasse les liens du sang.

Dans cet article, lisez l’histoire vraie des frère et sœurs Chavez et découvrez comment la vie de ces enfants a changé du tout au tout lorsqu’ils ont trouvé un endroit sûr et chaleureux où ils ont pu réapprendre ce que signifie être une famille.

L’histoire de la famille Chavez

La famille Chavez était composée de cinq enfants – Emi (6 ans), Emma (9 ans), Eriberto (13 ans), Ely (15 ans) et Eileen (18 ans ) – qui vivaient avec leur mère dans un quartier de San Salvador en proie à la violence des gangs. Leur mère faisait de son mieux, mais en tant que mère célibataire avec cinq enfants et sans revenu régulier, la situation était intenable. Les enfants étaient parfois laissés seuls pendant des jours, sans nourriture ni surveillance.

Finalement, l’alarme a été donnée. Les enfants ont été transférés chez NPFS Salvador par l’intermédiaire de l’agence locale de protection de la jeunesse – un tournant dans leur vie.

Rester en famille

Dans de nombreuses institutions, les frères et sœurs sont séparés les uns des autres. Mais chez NPH, nous croyons au modèle de la quasi-famille: les enfants vivent ensemble comme une famille, avec les conseils affectueux des tías et des tíos (personnes qui s’occupent d’eux), et ne sont jamais séparés de leurs frères et sœurs.

« J’avais peur de ne jamais revoir mon frère et mes sœurs. Quand je les ai enfin revus, j’ai eu l’impression de pouvoir respirer à nouveau », raconte Eileen.

Les enfants Chavez ont bénéficié d’une aide psychologique pour surmonter leurs traumatismes. Ils ont appris à nommer leurs émotions, à fixer des limites et à se faire à nouveau confiance. Aujourd’hui, ils vivent à nouveau en famille – avec des regards ouverts, de larges sourires et de l’espoir pour l’avenir.

Pourquoi la famille est au cœur de notre travail

Chez NPH, la famille n’est pas le fruit du hasard. C’est un objectif. Nous construisons une famille, même si elle n’est pas composée de parents biologiques. Nos enfants appellent les personnes qui s’occupent d’eux tía et tío – et le pensent vraiment. Ils sont aidés à l’école, reçoivent des soins affectueux, et surtout : ils sont vus et entendus.

Les enfants Chavez prouvent qu’un départ brisé n’est pas forcément une fin – tant qu’il y a une famille – même de coeur – veille sur vous.

Comment vous pouvez contribuer à faire la différence

Aujourd’hui, plus de 80 enfants vivent dans le village d’enfants de NPH Salvador. Pour continuer à leur offrir un foyer chaleureux, nous voulons convertir les dortoirs en véritables chambres selon le modèle quasi-familial. Le toit a également besoin d’être remplacé de toute urgence. Ce projet s’élève à 49.931 €

Tout don à partir de 40 euros est déductible des impôts.

Le coeur brisé de Rosa pèseplus lourd que son estomac vide

Ce sont en effet des besoins urgents et douloureux.
Mais toutes les souffrances ne sont pas visibles.

Certains enfants portent en eux un poids invisible — une âme brisée, marquée par des années d’incertitude, de peur ou de négligence affective.

Ce sont des blessures qui ne saignent pas, mais qui laissent des traces profondes.
Et ce sont justement ces blessures-là qui empêchent un enfant de grandir, d’apprendre et de rêver.

Une enfance marquée par le manque et l’instabilité

Rosa portait en elle de profondes blessures émotionnelles. Pas toujours visibles à l’œil nu, mais bien présentes dans son comportement, sa peur, son silence. Son sourire absent.

Rosa n’a pas été accueillie chez nous parce qu’elle avait faim — même si c’était le cas aussi.
Elle est arrivée avec quelque chose qu’on ne pouvait ni peser ni mesurer : la douleur d’années de négligence affective, de traumatisme, d’insécurité et d’invisibilité.

Rosa a grandi dans la pauvreté, sans son père, décédé des suites de l’alcoolisme. Sa maman, seule, faisait tout ce qu’elle pouvait. Mais avec cinq filles à charge, elle ne parvenait pas à leur offrir ce dont elles avaient besoin. La nourriture manquait. Aller à l’école restait un rêve lointain.

Souvent, Rosa devait aller mendier au parc. Son enfance n’était pas une période d’insouciance, mais de survie. Mais ce qui lui manquait peut-être le plus… c’était quelqu’un pour lui dire que tout irait bien. Quelqu’un pour lui dire qu’elle était en sécurité.

Il n’y avait peut-être pas de violence physique à la maison, mais ce foyer manquait de soins essentiels, de sécurité, et de soutien affectif.

En 2022, les filles ont été placées dans un foyer d’accueil temporaire dans la capitale du pays.
Un an plus tard, en juin 2023, Rosa et deux de ses sœurs ont entamé un nouveau chapitre de leur vie chez NPH El Salvador.

Un nouveau départ face au trauma : l’arrivée chez NPH

En juin 2023, Rosa et deux de ses sœurs ont rejoint NPH El Salvador. C’est là qu’un vrai changement a commencé. Les accompagnatrices ont vite perçu que Rosa portait de profondes blessures. Son corps gardait des traces. Mais son esprit aussi était marqué par le trauma.

Elle était nerveuse, renfermée et triste, souriait peu, évitait les autres et parlait rarement. Rosa avait appris à survivre, pas à vivre. Elle n’avait jamais vraiment connu la confiance.

Une thérapie adaptée pour panser les blessures du trauma

Dès son arrivée, Rosa a commencé un suivi intensif avec la thérapie Mon sac à dos. Cette méthode, conçue pour les enfants ayant vécu un trauma, aide à reconstruire l’estime de soi.

Grâce à des outils visuels cartes, dessins, peluches Rosa a pu s’exprimer. Elle a commencé à parler de son passé. Elle a trouvé un espace sécurisé pour déposer ses émotions.

Sa psychologue raconte :

Rosa pendant une séance de thérapie pour vaincre son trauma

Une jeune fille transformée : Rosa vit, joue et rêve

Aujourd’hui, Rosa est une autre personne. Elle vit dans un lieu où elle se sent aimée, écoutée et protégée.
Sa personne de confiance est tía Lili, son accompagnatrice dédiée. Elle est en deuxième primaire. C’est sa toute première année scolaire complète. Elle reçoit aussi le soutien d’un coach d’inclusion pour mieux progresser.

Rosa est maintenant active et sociable. Elle fait du sport, participe aux activités et dirige même des spectacles de danse.Ses éducateurs la décrivent comme une enfant brillante, empathique et motivée.

Elle a un rêve : devenir soldate. Pas pour faire la guerre. Mais pour aider les autres.

« Je veux donner de la nourriture et des vêtements aux enfants qui en ont besoin. »

La garderie de NPH soutient les mères célibataires

Le petit Mateo, 3 ans, fait un signe d’au revoir à sa mère, Angelina. Elle le laisse chaque matin à la garderie NPH La Sagrada Familia au Guatemala. Elle reviendra le chercher à 17h, rassurée : Mateo passe la journée entre de bonnes mains.

Voici une photo de la garderie

Grâce à cette garderie gratuite, Angelina peut travailler à temps plein. Mateo, lui, reçoit une éducation préscolaire dans un cadre bienveillant.

Un centre d’accueil qui libère les parents pour travailler

La garderie NPH accueille gratuitement les enfants vulnérables de 2 à 4 ans. Elle permet aux parents ou tuteurs de travailler pour faire vivre leur famille.

Le programme CCID, lancé en 2019, aide les familles à très faibles revenus. Elles sont choisies par des équipes de travail social. Les enfants y reçoivent deux repas, deux collations, et parfois des dons alimentaires pour le soir.

Les soins de santé sont aussi gratuits : bilans annuels, suivi de la croissance, vaccins. Ceux avec des besoins particuliers sont repérés tôt et accompagnés.

Un lieu d’éveil pour bien grandir

Mateo adore chanter et danser. Sa professeure, Teresa, se souvient d’un moment touchant : pendant la collation, Mateo a récité un poème et lui a dit que c’était pour elle. Teresa affirme :

« Cela montre que nous faisons bien notre travail. »

Voici une photo de Mateo à la garderie

Mateo est actif, obéissant et sociable. Il s’intègre facilement aux autres enfants. Il fréquente la garderie cinq jours par semaine pendant que sa mère travaille.

Un environnement éducatif qui lutte contre la pauvreté

Au Guatemala, seulement 2,8 % du PIB est consacré à l’éducation. C’est l’un des taux les plus faibles d’Amérique latine. Moins de la moitié des enfants atteignent le niveau de lecture attendu en primaire.

Plus de 40 % des adolescents ne vont pas à l’école. Ils travaillent, sans formation, et accèdent uniquement à des emplois précaires. La malnutrition touche la moitié des enfants, entraînant retards de croissance et problèmes de santé.

La garderie NPH agit en amont. Elle offre des bases solides pour briser ce cycle de pauvreté générationnelle.

Un espace d’enfance propice à la socialisation

Angelina est reconnaissante : « Je peux travailler pendant que mon fils est entouré de personnes formées, bienveillantes et attentives à son alimentation. »

Avant, Mateo n’avait pas d’autres enfants autour de lui. Il était timide. Aujourd’hui, il a des amis. Il a gagné en confiance et en sociabilité.

Voici une photo d'Angelina et Mateo à la garderie

Diego : de la malnutrition infantile à un nouveau départ

Découvrez l’histoire émouvante de Diego, un enfant autrefois touché par la malnutrition infantile au Nicaragua, mais aujourd’hui en pleine santé grâce au soutien du village d’enfants NPH. Un témoignage d’espoir et de résilience face à la pauvreté rurale.

Lutter contre la malnutrition infantile dès le plus jeune âge

Voici une photo de Diego heureux après sa période de malnutrition infantile.

Diego avait deux ans lorsqu’il est arrivé au village d’enfants NPH Nicaragua. Il souffrait alors de malnutrition infantile sévère. Son petit frère Marcelo et sa sœur Rosibel ont été accueillis en même temps que lui. Leur papa était décédé alors que Diego était encore bébé. Leur maman, Santito, travaillait sans relâche dans une plantation de café. Malgré ses efforts, son maigre salaire ne suffisait pas à nourrir sa famille.

La pauvreté rurale, un terreau de dénutrition

En Amérique latine, la vie rurale est particulièrement difficile. Le changement climatique rend l’agriculture de plus en plus incertaine. Par ailleurs, le chômage, l’accès limité aux soins de santé et l’absence d’éducation aggravent la précarité. Ainsi, de nombreuses familles n’ont pas les moyens d’offrir une alimentation suffisante à leurs enfants. Cela entraîne souvent des cas de dénutrition infantile, avec des conséquences dramatiques.

Des repas équilibrés pour combattre la faim des enfants

C’était exactement la situation de Diego et de ses frère et sœur à leur arrivée chez NPH. Heureusement, grâce à nos repas équilibrés et à notre lait enrichi, ils ont rapidement retrouvé des forces. Leur santé s’est améliorée jour après jour. Aujourd’hui, nos fruits, légumes, céréales, laits et poissons représentent 20 % de l’alimentation du village de NPH Nicaragua. En parallèle, nos programmes agricoles éducatifs permettent aux enfants de découvrir l’origine de leur nourriture. Diego aime participer à ces activités : « Je trouve ça chouette de voir la nourriture pousser avant de la manger », dit-il en souriant. Grâce à ces apprentissages, les enfants développent non seulement leur santé, mais aussi leur autonomie.

Une seconde vie après la malnutrition

Aujourd’hui, Diego est en pleine forme. Il grandit avec ses frère et sœur dans un environnement sécurisé. Il aime travailler dans les champs et s’occuper des animaux. « J’adore nos nouvelles chèvres, mais je préfère les poules. Comme ça je peux m’occuper des poussins », confie-t-il. Lors de sa dernière visite chez sa maman, Diego a mis en pratique ce qu’il avait appris. Il l’a aidée à planter des bananes plantains et des carottes. « Ce ne sont encore que de jeunes plantes, alors elles n’ont pas encore poussé », explique-t-il fièrement.

Une renaissance célébrée à Pâques

Ce parcours, de la dénutrition infantile à une vie pleine d’énergie, nous inspire profondément. En cette période pascale, il nous rappelle l’importance d’offrir une nouvelle chance à d’autres enfants comme Diego. Leur permettre de vivre sans faim est un combat que nous poursuivons chaque jour.

D’ailleurs, Diego attend Pâques avec impatience cette année. « J’adore Pâques, car elle symbolise un nouveau départ, comme celui que j’ai eu. J’ai hâte de faire la chasse au trésor dimanche », conclut-il.

Souvenirs de Noël chez NPH

À l’approche de la saison de Noël, Miguel Venegas, directeur général de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH), partage des souvenirs de Noël chaleureux de son enfance chez NPH Mexico. Pour lui, Noël n’était pas seulement un jour de fête, mais une période de connexion remplie de traditions qui faisaient de NPH un véritable foyer.

La magie des Posadas

L’un des souvenirs de Noël les plus vivants de Miguel est celui des « Posadas ». Cette procession rappelle la quête de Marie et Joseph pour trouver un abri. Avec des bougies à la main, les enfants chantaient et riaient tout en traversant le village d’enfants. Cette marche réunissait tout le monde dans une célébration de foi et de communauté.

Les piñatas jouaient un rôle central pendant les célébrations de Noël. Leur forme ronde avec sept pointes symbolisait les sept péchés capitaux. Les briser les yeux bandés représentait la foi aveugle, et le bâton symbolisait la vertu qui triomphe des péchés. Les trésors qu’elles contenaient, notamment des bonbons, des fruits et parfois des jouets, étaient partagés avec amour.

Un autre souvenir marquant est celui de la veillée de Noël célébrée à la ferme de Miacatlán. Entourée de chèvres et de cochons, cette ambiance unique offrait une expérience de Noël incomparable, empreinte de chaleur et de simplicité.

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Vœux de Noël pour 2025

Miguel conclut avec un souhait : « Que la chaleur de cette saison festive nous mène vers un nouveau chapitre plein d’espoir et d’opportunités. Et que nous continuions à offrir aux enfants de NPH une période de Noël remplie d’amour et de joie. »

Pan de Muerto : Une recette riche en histoire et en tradition

Le Pan de Muerto, ou “Pain des Morts”, est une tradition mexicaine profondément ancrée dans la célébration d’el Día de los Muertos. Son histoire remonte à des rituels anciens où les civilisations préhispaniques offraient des pains d’amarante et de maïs, souvent ornés de symboles comme des papillons, en offrande à la déesse Cihuapipiltin. Lorsque les Espagnols sont arrivés, ils ont instauré une version modifiée avec du sucre pour honorer les défunts d’une autre manière.

offering for dia de los muertos

Symbolique du pain

Chaque élément du Pan de Muerto a une signification : la forme ronde représente le cycle de la vie, les “os” font référence aux défunts, et la petite sphère sur le dessus évoque le crâne. Parfois, du sucre rouge est utilisé pour rappeler les anciens sacrifices de sang. Les parfums de fleur d’oranger et d’anis sont censés attirer les esprits vers les autels familiaux.

Le Pan de Muerto reste un élément central des festivités d’el Día de los Muertos, décliné en différentes formes et saveurs, souvent rempli de chocolat, cajeta (caramel) ou des fruits rouges, tout en respectant ses fondamentaux.

pan de muertos

Recette du Pan de Muerto

Ingrédients

  • 3 1/2 tasses de farine
  • 225 g de beurre à température ambiante
  • 3 œufs
  • 1 1/4 tasse de sucre
  • 1/2 tasse d’eau
  • 2 c. à soupe de zeste d’orange
  • 5 c. à café de levure
  • 7 jaunes d’œufs
  • 1/4 c. à café de sel
  • 1 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger (ou 2 c. à café de thé à l’anis)

Préparation

  1. Activer la levure : Mélanger la levure avec 1/2 tasse de sucre et de l’eau tiède, laisser reposer jusqu’à formation de bulles.
  2. Mélanger les ingrédients : Mélanger la farine, le sucre, le zeste d’orange, le sel, l’eau de fleur d’oranger ; ajouter les œufs, les jaunes d’oeufs, et la levure.
  3. Pétrir et laisser lever : Pétrir jusqu’à ce que la pâte soit lisse ; ajouter le beurre et laisser lever jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.
  4. Façonner et décorer : Façonner la pâte, former les “os” et un “crâne” pour la décoration, puis laisser lever de nouveau.
  5. Cuire : Cuire à 200°C au four pendant 15 minutes, puis baisser à 180°C jusqu’à ce qu’il soit doré.
  6. Finaliser avec du sirop et du sucre : Badigeonner avec un sirop de sucre et saupoudrer de sucre.