L’expérience de Yamileth pendant la période de confinement

Après cette longue et difficile période de confinement, les populations d’Amérique latine et d’Haïti aspirent à la liberté, bien que la situation soit encore très fragile. Les enfants qui sont avec nous sont conscients de la chance qu’ils ont de pouvoir grandir dans l’environnement sûr de nos villages d’enfants ou dans leur propre famille, avec le soutien nécessaire.

Yamileth, qui vit dans le village d’enfants de NPH Salvador, en témoigne. Elle a été recueillie chez nous à l’âge de 7 ans, car sa grand-mère ne pouvait pas s’occuper d’elle.

Yamileth vous a écrit une lettre pour vous raconter comment sa vie a pris un tournant positif chez NPH, ce qu’elle a fait pendant le confinement et quel impact vous avez en tant que donateur:

Bonjour tout le monde,

Je m’appelle Yamileth et j’ai 19 ans. Je suis actuellement dans ma 2e année de service et je m’occupe d’un groupe de filles. Je suis arrivée dans le village d’enfants de NPH Salvador en 2008, à l’âge de 7
ans. J’entrais à l’école primaire.

Je fais partie de cette grande famille parce que ma famille biologique n’a pas les moyens de m’offrir une éducation et des soins médicaux. Je sens vraiment que je fais partie de la famille NPH et c’est une chance incroyable de pouvoir faire des études. Grâce à NPH, j’ai appris à grandir avec des valeurs et j’ai réussi ma 9e année (*) et j’ai obtenu un diplôme d’études secondaires. Dans quelques mois, je commencerai l’université. Je suis très reconnaissante envers la famille NPH pour toutes les chances que mes éducateurs et les donateurs me donnent. Grâce au grand travail d’amour du père Wasson, la vie de nombreux jeunes de NPH a changé.

Pendant le confinement, nous avons fait beaucoup d’activités dans le village d’enfants : du sport, des après-midi et des soirées récréatives, des cours de zumba et des activités organisées par les tíos (**). Dans les maisons des filles, nous avons également organisé de petits ateliers beauté, comme des manucures et des coiffures. Ce qui m’a le plus plu, c’est d’aider les filles de la maison où je donne un coup de main. Cela me donne beaucoup de satisfaction d’aider de toutes les manières possibles. C’est agréable de voir un petit frère ou une petite soeur réussir. Nous regardons également des films, nous faisons des travaux manuels, lisons, jouons à des jeux de société et assistons à des ateliers sur l’importance des soins personnels pour prévenir la propagation de la pandémie, comme le lavage des mains.

Avoir des padrinos (***) est une bénédiction, car ils nous donnent une seconde chance dans la vie. Ce sont comme des anges qui s’assurent que nous ayons tout ce qui est nécessaire à notre épanouissement personnel. Ils font un grand travail d’amour et de charité parce que leurs pensées et leurs actions nous sont spécialement adressées.

Les donateurs sont comme une seconde famille pour moi, car ils jouent un rôle très important dans nos vies et nos coeurs. Merci pour votre amour et vos attentions envers nous !

Explications :

(*) En Amérique latine, l’école primaire compte 9 années (la 9e année est donc similaire à la 3e secondaire en Belgique). (**) Tío ou tía signifie littéralement « oncle » ou « tante » en espagnol. C’est le nom que nos enfants donnent à leurs éducateurs.
(***) Padrino signifie littéralement « parrain » ou « marraine » en espagnol. Les enfants l’utilisent également comme
nom pour « ange gardien », « donateur », « ami de NPH ».

La lettre en espagnol :

One thought on “L’expérience de Yamileth pendant la période de confinement

  1. Je tiens a féliciter Yamileth pour cette belle réussite. Elle doit continuer a s accrocher pour concrétiser ses rêves et obtenir une vie meilleure encore. Bravo yamileth

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.