Le rêve de Sahori : comment NPH aide les familles au Pérou

De l’incertitude à un avenir plein de rêves : Sahori veut devenir néonatologue

À douze ans, Sahori rêve de pouvoir un jour aider les mères et leurs nouveau-nés. Mais les difficultés financières, l’instabilité du logement et des événements familiaux particulièrement douloureux ont fragilisé l’avenir de sa propre famille.

Grâce au Centre familial communautaire de NPH Pérou, Sahori bénéficie aujourd’hui des possibilités éducatives et de l’accompagnement personnel dont elle a besoin. Sa mère reçoit elle aussi un soutien afin que toute la famille puisse retrouver davantage de stabilité et de confiance.

Sahori en uniforme scolaire dans sa communauté au Pérou
Sahori rêve de devenir néonatologue afin d’accompagner d’autres familles dans les moments difficiles.

Une famille sous pression

Sahori vit avec sa mère et ses deux jeunes frères dans une communauté au Pérou. La famille a traversé des difficultés financières et connu une situation de logement instable. Elle a également vécu des moments particulièrement éprouvants sur le plan émotionnel.

Lorsqu’une famille doit constamment chercher de quoi se nourrir, un logement sûr et les moyens de financer la scolarité des enfants, il devient difficile de se projeter dans l’avenir. Non pas parce que les parents ne souhaitent pas offrir un avenir à leurs enfants, mais parce que les préoccupations quotidiennes mobilisent toute leur énergie.

C’est pourquoi la famille est entrée en contact avec le Centre familial communautaire de NPH Pérou. Les enfants comme les parents y bénéficient d’un soutien adapté à leur situation : éducation, aide alimentaire, accompagnement psychosocial et soutien pour renforcer les relations familiales.

L’objectif n’est pas de décider à la place de la famille, mais de donner à Sahori et à sa mère les moyens de construire elles-mêmes un avenir plus stable.

Une jeune fille avec un rêve bien particulier

Malgré les préoccupations familiales, Sahori essaie de vivre son quotidien comme les autres jeunes filles de son âge. Elle va à l’école, aime faire ses devoirs et s’entraîne au volley-ball. Elle apprécie également le dessin, la peinture et les moments passés avec ses amies.

Son plus grand rêve est de devenir néonatologue, une médecin spécialisée dans les soins apportés aux nouveau-nés.

Cette ambition n’est pas née par hasard. Sahori a vu sa mère traverser des grossesses difficiles et sa famille a vécu la perte d’un bébé. Ces expériences l’ont profondément marquée. Elle souhaite un jour accompagner d’autres mères et familles confrontées à la même douleur et à la même incertitude.

« Je veux devenir néonatologue pour aider les mères et les familles qui traversent des moments difficiles. »

L’éducation ne devrait jamais dépendre des revenus d’une famille

Pour Sahori, l’éducation représente le chemin vers l’autonomie. Mais aller à l’école entraîne aussi des frais. Pour les familles qui peinent déjà à couvrir leurs besoins essentiels, le matériel scolaire, les déplacements et les autres dépenses peuvent constituer des obstacles importants.

Grâce à NPH Pérou, Sahori bénéficie d’une bourse scolaire qui lui permet de poursuivre ses études. Elle reçoit également un accompagnement scolaire et est encouragée à développer ses talents. Son rêve ne reste ainsi pas une simple idée : il devient un objectif concret vers lequel elle peut réellement avancer.

Sahori marche avec sa famille et une travailleuse sociale de NPH Pérou
Sahori marche dans sa communauté avec sa famille et une travailleuse sociale du Centre familial communautaire de NPH Pérou.

D’une enfant timide à une adolescente pleine d’assurance

Lorsque Sahori a commencé à participer aux activités du Centre familial communautaire, elle était très timide. Pendant les ateliers, elle cherchait souvent le soutien des autres et avait du mal à prendre elle-même la parole.

Grâce à l’accompagnement de NPH, elle a appris à mieux comprendre ses émotions et à exprimer son opinion. Aujourd’hui, elle participe activement aux séances, parle ouvertement de ses projets et ose de plus en plus faire confiance à ses propres capacités.

Les ateliers pour adolescents et l’accompagnement psychosocial l’aident à développer des compétences tout aussi importantes que les résultats scolaires : la résilience, la confiance en soi, le leadership et la capacité de prendre des décisions concernant sa propre vie.

Sahori avec ses deux jeunes frères dans leur communauté au Pérou
Sahori avec ses deux jeunes frères, qui participent eux aussi aux activités du Centre familial communautaire.

Aider un enfant commence par renforcer sa famille

Une bourse scolaire ne suffit pas lorsque la situation familiale reste fragile. C’est pourquoi NPH ne se concentre pas uniquement sur Sahori, mais accompagne l’ensemble de sa famille.

Sa mère participe à des ateliers consacrés à la parentalité positive et reçoit régulièrement l’accompagnement de l’équipe sociale. La famille bénéficie également d’une aide alimentaire mensuelle et d’un suivi psychosocial.

Ce soutien permet de réduire la pression qui pèse sur la famille et aide la mère de Sahori à créer progressivement un environnement plus stable. Elle dispose ainsi de davantage de ressources pour accompagner ses enfants, tandis que Sahori peut se concentrer sur ses études et son développement.

« J’aimerais qu’elle termine ses études et poursuive une formation supérieure afin qu’elle puisse devenir autonome et tracer son propre chemin. »

— Edith, la mère de Sahori

Sahori rentre de l’école avec une travailleuse sociale de NPH Pérou
Sahori rentre de l’école en compagnie d’une travailleuse sociale de NPH Pérou.

Son avenir commence aujourd’hui

Sahori sait déjà ce qu’elle aimerait apporter aux autres lorsqu’elle sera adulte. Mais pour réaliser son rêve, elle a aujourd’hui besoin d’un accès durable à l’éducation, d’une alimentation suffisante, d’un accompagnement émotionnel et d’un environnement familial stable.

C’est précisément ce que permet un accompagnement familial à long terme. Il n’aide pas seulement les enfants à traverser une période difficile : il leur donne les outils nécessaires pour faire leurs propres choix et construire progressivement leur avenir.

À la fin de son témoignage, Sahori partage un message simple : « Merci de soutenir toutes les personnes du Centre familial communautaire. S’il vous plaît, continuez à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. »

Donnez à davantage d’enfants la possibilité de construire leur avenir

Grâce à votre soutien, les enfants et leurs familles peuvent bénéficier d’une éducation, d’une aide alimentaire, d’un accompagnement psychosocial et d’un soutien familial professionnel. Les jeunes comme Sahori reçoivent ainsi non seulement de l’espoir, mais aussi les moyens concrets de réaliser leurs rêves.

J’aide les enfants et les familles

L’histoire d’Esmeralda

Vivre avec le spina bifida au Guatemala : l’histoire d’Esmeralda

Lorsque Esmeralda est née au Guatemala, son avenir a été remis en question avant même qu’elle ne puisse faire ses premiers pas. Née avec un spina bifida, elle a été confrontée très tôt à des paroles douloureuses, à la perte et à l’incertitude. Mais grâce au soutien durable de NPH, sa vie a pris une autre direction.

Une enfant qui avait besoin de bien plus que de soins médicaux

Esmeralda est née avec une myéloméningocèle, la forme la plus grave du spina bifida. Pour son père, ce diagnostic semblait mettre fin à toute perspective d’avenir. Il a dit à sa mère qu’il valait mieux se débarrasser de cette petite fille, car, selon lui, elle ne pourrait jamais apporter quoi que ce soit à la société.

Ces paroles ont profondément marqué Esmeralda. Son corps avait besoin de soins, mais son cœur aussi portait des blessures qui avaient besoin de temps, de sécurité et d’amour pour guérir.

Esmeralda enfant à NPH Guatemala

Après le décès de son père, sa mère, marquée par les traumatismes et la dépression, n’a plus été en mesure de s’occuper de ses enfants. Esmeralda est finalement arrivée à NPH Guatemala à l’âge de trois ans, avec ses frères et sœurs.

Pour de nombreux enfants en situation de handicap au Guatemala, l’accès à des soins spécialisés, à l’éducation et à un accompagnement adapté reste difficile. La pauvreté rend ces obstacles encore plus grands. Pour Esmeralda, NPH est devenu l’endroit où son diagnostic ne déterminait plus son avenir.

Un lieu sûr pour grandir

À NPH Guatemala, Esmeralda a trouvé bien plus qu’un foyer. Elle a trouvé des personnes qui croyaient en elle.

Elle a reçu des soins médicaux, la prothèse dont elle avait besoin, l’accès à l’éducation et la possibilité de grandir dans un environnement où elle se sentait en sécurité, écoutée et soutenue. Petit à petit, elle a commencé à comprendre que sa vie n’était pas limitée par ce que d’autres avaient dit d’elle.

Esmeralda aujourd’hui au Guatemala

D’enfant vulnérable à jeune femme engagée

Aujourd’hui, Esmeralda étudie pour devenir professeure d’anglais. Elle travaille également à temps partiel dans une école privée, où elle aide les enfants à gagner confiance en eux grâce à la langue et à l’éducation.

En dehors de la classe, elle s’engage aussi pour la protection des animaux dans sa communauté et encourage d’autres jeunes à poursuivre leurs études et à croire en leur avenir.

Aujourd’hui, Esmeralda porte un regard lucide sur son passé. Elle sait que sans NPH, sa vie aurait sans doute été très différente. Peut-être n’aurait-elle jamais appris l’anglais. Peut-être n’aurait-elle jamais reçu les aides médicales qui ont renforcé son autonomie. Peut-être n’aurait-elle jamais appris que la violence et les abus ne sont pas normaux.

Ce qu’elle a trouvé à NPH allait donc bien au-delà des soins. C’était la possibilité de guérir, de découvrir sa propre valeur et de construire un avenir qui semblait autrefois impossible.

Pourquoi le soutien à long terme change des vies

L’histoire d’Esmeralda montre qu’un enfant n’a pas seulement besoin d’une solution temporaire. Pour grandir vraiment, il faut de la stabilité, de l’amour, une éducation et un accompagnement durable. C’est précisément ce que NPH construit chaque jour.

Grâce à un lieu sûr, à l’éducation, aux soins de santé, à la rééducation et à un accompagnement psychosocial, NPH donne aux enfants qui grandissent dans la pauvreté, le traumatisme ou avec un handicap la possibilité de devenir plus forts, plus autonomes et plus confiants en l’avenir.

La petite fille à qui l’on avait dit qu’elle ne pourrait rien apporter aide aujourd’hui d’autres enfants à croire en leur propre avenir.

Aidez des enfants comme Esmeralda à construire leur avenir

Votre soutien rend possible un accompagnement durable : des soins médicaux, une éducation, un suivi adapté et un environnement sûr où les enfants peuvent à nouveau croire en eux-mêmes.

Flora rêve d’école, pas de travail

Au Pérou, Flora (9 ans) grandit dans la pauvreté. Elle a dû travailler pour aider sa famille, perdant ainsi sa chance d’aller à l’école. Grâce à NPH Belgium, elle reçoit aujourd’hui des repas, du matériel scolaire et l’espoir d’un avenir meilleur. Ensemble, mettons fin au travail des enfants en Amérique latine.
Flora au Pérou rêve d’école, pas de travail

La faim au lieu des devoirs

Dans la périphérie de Cañete, au Pérou, Flora (9 ans) a grandi dans la pauvreté. Souvent, il y avait à peine de quoi manger et ses parents se battaient chaque jour pour joindre les deux bouts. Pour Flora, une seule issue semblait possible : travailler pour aider sa famille, même si cela signifiait manquer l’école.

Le travail des enfants vole l’avenir

Et c’est ce qui est arrivé. Flora a gagné quelques pièces en travaillant dans son quartier. Mais cela l’a fait rater des cours et prendre du retard. Elle n’est pas la seule : au Pérou, plus d’un million d’enfants doivent travailler. Sans une éducation de qualité, la pauvreté se répète de génération en génération.

Une jeune fille au Pérou apprend à lire grâce au soutien de NPH Belgium

Un nouveau chemin

Depuis que sa famille reçoit l’aide de NPH Belgium, Flora voit une autre voie. Des colis alimentaires font disparaître la faim quotidienne et elle reçoit le matériel scolaire dont elle a besoin. Pour la première fois, elle peut se concentrer en classe et suivre les leçons. Ses enseignants remarquent qu’elle s’ouvre, pose davantage de questions et rend ses devoirs avec fierté.

« Mon plus grand souhait est de trouver un bon travail et d’aider les autres », confie Flora les yeux pétillants. Elle sait désormais que l’éducation est sa clé pour sortir de la pauvreté.
L’éducation donne aux filles au Pérou espoir et avenir

Ensemble, nous brisons le cercle

Votre soutien change des vies. Grâce à vous, Flora peut apprendre, grandir et rêver. Comme elle, des milliers d’enfants en Amérique latine reçoivent un avenir qui, autrement, serait inimaginable. L’éducation est la clé pour briser le cercle vicieux de la pauvreté : tout commence par un estomac rassasié et un cahier ouvert.

NPH Belgium défend les droits de l’enfant au niveau mondial

NPH : une voix aux Nations Unies

Aucun enfant, comme Flora, ne devrait avoir à choisir entre travailler et aller à l’école. Le travail des enfants est une violation directe des droits de l’enfant. C’est pourquoi NPH agit non seulement au niveau local, mais aussi sur la scène internationale. NPH Belgium fait partie de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH), une organisation de la société civile accréditée auprès des Nations Unies via le Department of Global Communications (UNDGC).

Ce statut nous permet de participer aux débats de l’ONU, de faire des déclarations officielles et même d’organiser des événements — toujours avec un objectif : défendre partout dans le monde les droits de l’enfant.

Participez et faites la différence

Ensemble, veillons à ce qu’aucun enfant n’ait à travailler pour survivre. Devenez parrain ou marraine et offrez aux enfants d’Amérique latine l’accès à l’éducation, aux soins et à un avenir plein d’espoir.

Le Premier Noël de Rosalie chez NPH Haïti

Un début difficile en Haïti

Le premier Noël de Rosalie chez NPH Haïti a marqué un tournant dans sa vie. Avant son arrivée dans le village d’enfants, Rosalie vivait à Kenscoff, Haïti, dans une petite maison sans électricité avec ses quatre frères. Leur maison, composée d’une seule pièce, était loin d’être sécurisée. Après une dispute violente, son père a quitté la famille et n’est jamais revenu. Sa mère, sans revenu, a pris la difficile décision de confier ses enfants à NPH (Nuestros Pequeños Hermanos) pour leur offrir un avenir meilleur.

Un premier Noël magique chez NPH

Avant d’arriver à NPH, les fêtes étaient un moment difficile pour Rosalie et sa famille. Mais son premier Noël dans le village d’enfants a été rempli de lumière, de joie, et d’espoir.

Rosalie's eerste kerst bij NPH Haïti

Lors de son premier Noël chez NPH, Rosalie, toujours altruiste, regardait avec bonheur ses petits frères ouvrir leurs cadeaux. Pour elle, le plus grand cadeau était de savoir qu’ils étaient en sécurité, bien nourris et entourés d’une communauté aimante. Quand elle a ouvert son propre cadeau, un magnifique journal relié, elle a été émue aux larmes. Ce cadeau, qui correspondait parfaitement à sa passion pour l’écriture et ses rêves, l’a profondément touchée.

Un avenir prometteur

Depuis ce Noël, Rosalie écrit chaque soir dans son journal. Elle y exprime ses rêves pour l’avenir. Sa maturité et son ouverture d’esprit impressionnent les autres enfants. “C’est une véritable étoile ici,” confie Hency, le tio qui s’occupe d’elle. Rosalie illumine la vie des autres, et son avenir semble prometteur. Elle adore fabriquer des cartes de Noël à la main et se réjouit des festivités à venir.

À NPH Haïti, Noël n’est pas seulement une fête. Pour des enfants comme Rosalie, c’est un symbole d’espoir, de communauté et de promesses pour un avenir meilleur.

Curieux de savoir comment vous pouvez changer la vie d’un enfant ?

Le parcours de Wendy : De la pauvreté à la réussite universitaire

L’histoire de Wendy est un véritable témoignage de résilience et de persévérance. Le 5 août 2009, à seulement 11 ans, elle franchit les portes de NPH en République Dominicaine. En tant qu’aînée de six enfants, Wendy a grandi dans la pauvreté et la négligence. Ses parents, sans emploi, peinaient à subvenir aux besoins de la famille, poussant les enfants à mendier dans les rues de San Pedro de Macoris. Dans ces conditions, l’idée même de recevoir une éducation semblait hors de portée pour Wendy.
Mais grâce à NPH Belgium, un nouvel horizon s’est ouvert à elle. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, Wendy a non seulement réalisé son rêve, mais l’a fait avec brio. Diplômée en psychologie de l’éducation avec grande distinction, elle a transformé son parcours semé d’embûches en une véritable réussite. Et ce n’est que le début de sa belle aventure vers l’avenir.

la réussite universitaire
Wendy, diplômée universitaire

L’éducation en Amérique latine

En Amérique latine, près de la moitié des jeunes ne termine jamais le lycée, rendant l’accès à l’université pratiquement impossible pour la plupart. Seulement 20 % d’entre eux poursuivent leurs études au-delà du secondaire. C’est là que NPH joue un rôle crucial. Grâce à des bourses d’études, NPH permet à de nombreux jeunes de briser le cercle vicieux de la pauvreté. La majorité des étudiants soutenus par NPH sont les premiers de leur famille à obtenir leur diplôme de lycée et à accéder à l’université.
Pour en savoir plus sur la situation de l’éducation en Amérique latine, vous pouvez consulter ce rapport de l’UNESCO.

La clé du développement d’un enfant

Le succès de Wendy a été rendu possible grâce aux bourses d’études offertes par NPH.Ce programme assure non seulement un emploi stable après le diplôme, mais permet aussi aux jeunes de sortir de la pauvreté et de contribuer à la société. Car lorsqu’un enfant bénéficie d’une bonne éducation, il ouvre la porte à de nombreuses opportunités pour l’avenir. Grâce à NPH, plus de 250 jeunes obtiennent chaque année leur diplôme universitaire, prêts à devenir les leaders de demain et à avoir un impact durable dans leur communauté

Quel est le coût d’une bourse d’études ?

Le montant d’une bourse chez NPH varie selon le type d’études, le pays et l’université. En moyenne, il s’élève à 2 500 € par an. 60 % de cette somme couvrent l’hébergement, la nourriture et le transport. Les 40 % restants sont destinés aux frais de scolarité, aux livres et autres matériels scolaires. En retour, les étudiants de NPH s’engagent à effectuer une année de service au sein de NPH. Cette année leur permet de rendre à la société, ce qu’ils ont reçu.

Les mots de Wendy

« La famille NPH m’a appris que si l’on se bat pour un objectif, on peut réussir. Peu importe les obstacles qui se dressent. Peu importe d’où l’on vient. Ce rêve devenu réalité n’est pas une fin, mais seulement le début de ma vie d’adulte. » – Wendy
L’histoire de Wendy montre ce que les jeunes peuvent accomplir avec accès à l’éducation et au soutien nécessaire. Grâce à nos donateurs, nous continuons à investir dans l’avenir de jeunes comme Wendy, leur offrant un futur prometteur.

Les droits des enfants au Guatemala ne sont pas une évidence

Violeta se bat pour un enseignement et une alimentation saine pour ses enfants

Violeta Guerrera est une maman de 35 ans, originaire de Chimaltenango au Guatemala. Elle a grandi avec ses 10 frères et soeurs dans une famille très pauvre. Alors que Violeta n’avait que 8 ans, sa mère est morte des suites d’un problème à la vésicule biliaire. Son père l’a alors retirée de l’école et Violeta n’a ainsi plus eu le droit d’étudier. Maintentant elle lutte pour l’enseignement, une alimentation saine et un environnement sûr pour ses 3 enfants.

Violeta et ses enfants

En tant que mère, Violeta rêve d’une meilleure vie pour ses enfants

Après une enfance si triste, Violeta s’est mise à rêver d’une vie meilleure. A 18 ans, elle se marie avec Pedro. En quelques années seulement, le couple a déjà trois enfants. Mais, au lieu d’une vie meilleure, son mariage ne lui a apporté que des problèmes. Pedro ne travaillait pas, consommait de plus en plus d’alcool et était devenu agressif envers Violeta et ses enfants. Lors d’une nuit à l’hôpital de Chimaltenango, Violeta a réalisé qu’elle n’avait plus la force de continuer comme ça. Des médecins l’ont alors aidée à porter plainte contre son mari pour violence.

Les enfants souvent victimes de violences domestiques au Guatemala

Ce comportement envers les femmes perdure à cause d’une culture patriarcale et conservatrice, d’un système de sécurité défaillant et d’impunité pour les malfaiteurs. Tant les garçons que les filles sont victimes de violences domestiques, et les droits de l’enfant ne sont alors pas toujours respectés. Actuellement, Violeta a le droit de garde exclusive de ses enfants. Pedro est maintenant poursuivi par le Ministère Public.

Ils vivent dans la vieille maison du père de Violeta. La famille doit encore s’habituer à cette nouvelle situation parce qu’ils n’ont pas beaucoup de meubles ni de jeux pour les enfants.

Je suis une mère célibataire. Je n’ai pas de travail fixe et je gagne donc très peu pour subvenir aux besoins de ma famille”.

Enseignement et alimentation saine grâce aux programmes de NPH

Violeta souhaite que ses enfants aient tout ce à quoi ils ont droit. C’est pourquoi elle a décidé de prendre contact avec NPH après avoir entendu parler des projets et programmes de soutien dans les communautés. NPH a conseillé d’inscrire les aînés à l’école de NPH afin qu’ils aient accès à un enseignement de qualité.

Depuis janvier 2021, le plus jeune enfant de Violeta, un petit garçon de 4 ans, va également tous les jours à la garderie de NPH Guatemala. Il y reçoit assez d’espace pour grandir et jouer avec les enfants de son âge.

Le plus jeune enfant de Violeta reçoit une éducation scolaire et une alimentation saine chez NPH

Depuis que mon fils se rend à la garderie de NPH, il est heureux. Avant, c’était un enfant triste et fatigué. C’est formidable de voir comment il se sent maintenant. Le meilleur, c’est qu’il reçoit là une alimentation saine et des vitamines. Ils donnent également un peu de nourriture pour notre famille, ça m’aide énormément”.

Aujourd’hui il a 6 ans et est en pleine forme. A présent, Violeta se sent heureuse et optimiste à propos de la vie. Grâce au soutien de NPH, elle croit en une vie meilleure pour elle-même et pour ses enfants et elle continue à se battre pour leurs droits.

Fuir la violence des cartels de drogue au Mexique

Les jumelles Clarisa et Lola vivent dans la province de Guerrero, dans le sud-ouest du Mexique. Quand cette région a été envahie par le crime organisé et des cartels de drogue, leur famille n’a eu nulle part où aller et a dû choisir entre rejoindre le gang ou fuir la violence des cartels de drogue.

Dans l’État du Guerrero, au Mexique, de plus en plus de villages sont envahis par les cartels de drogue. Les agriculteurs y sont contraints de cultiver le pavot. Cette plante est utilisée par les barons de la drogue pour produire de la morphine, de l’opium ou de l’héroïne. Les familles paysannes n’ont pas le choix : coopérer ou quitter les lieux. De nombreuses familles ont ainsi perdu leurs terres, leurs biens et même leur vie.

Le gouvernement mexicain collabore avec les agriculteurs dans le cadre d’un programme intitulé « Plantes pour demain », qui encourage les agriculteurs à cultiver d’autres variétés telles que l’avocat, l’agave et la pêche. Cela donne de bons résultats pour certains, du moins dans les endroits qui ne sont pas envahis par les cartels de drogue.

La famille de Clarisa et Lola n’a pas la vie facile. Tous les six vivent du peu que le père obtient de la vente de ses récoltes. Ils sont complètement démunis et les parents peinent à envoyer les enfants à l’école. Ils ne vont à l’école pour la première fois qu’à l’âge de six ans, mais à cause des mauvaises infrastructures routières, les enseignants ne parviennent pas toujours à atteindre le village. Par conséquent, les jumelles n’ont presque jamais cours…

Clarisa et Lola avant

Grâce au soutien d’une organisation à but non lucratif, les soeurs ont pu aller à un internat. Mais après quatre mois seulement, Clarisa et Lola ont dû repartir en raison de problèmes politiques au sein de la direction scolaire. Il n’y avait pas d’autre option que la « Telesecundaria », un programme télévisé permettant aux enfants de suivre des cours à distance. Tout s’est bien passé pendant sept mois, jusqu’au jour où un membre de la famille a été assassiné. Clarisa, Lola et leur famille ont dû fuir immédiatement la violence des cartels de drogue, craignant pour leur vie. Les jumelles ont ensuite pu terminer l’école primaire chez leur grand-mère.

En 2020, tout a changé. Avec la montée en pouvoir des cartels de drogue et la crise économique, la famille finit par tout perdre. Leur maison est pillée. Il n’y avait plus aucun espoir d’un avenir sûr.

Clarisa et Lola aujourd’hui

C’est alors qu’une des cousines des jumelles leur parle de NPH et des opportunités qu’elle y a eues. Les parents de Clarisa et Lola ont immédiatement contacté le village d’enfants NPH Mexique, qui estime que les jeunes filles n’ont jamais bénéficié d’une chance équitable dans la vie. Et ainsi, en août 2021, elles ont été admises avec leurs deux petits frères chez NPH Mexique.

Clarisa et Lola chez NPH Mexique

Clarisa et Lola ont d’abord eu du mal parce qu’elles ont dû refaire deux années scolaires. Mais grâce à l’aide des éducateurs, psychologues et enseignants, les choses se sont petit à petit améliorées. Clarisa étudie actuellement la comptabilité et Lola le tourisme. Elles ont 18 ans et entrevoient enfin la perspective d’un avenir plein d’espoir.

Chez NPH, nous nous engageons à donner aux enfants le droit à un foyer sûr. À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, nous mettons l’accent sur le droit à un foyer sûr.

Joignez-vous à notre cause !

Clarisa et Lola vous en seraient infiniment reconnaissantes.

De longs mois à l’hopital pédiatrique à cause du cancer

Yolande est une mère célibataire de cinq enfants. Elle n’a pas beaucoup d’argent car elle doit survivre avec le peu qu’elle vend dans la rue. Par conséquent, la famille survit difficilement. Et lorsqu’un enfant tombe malade, Yolande ne sait pas toujours comment elle doit se rendre chez le médecin. C’est alors que, quand la santé d’Elaine, sa fille de cinq ans, se dégrade, le monde de la famille s’écroule.

Yolande & Elaine

Le diagnostic d’Elaine à l’hôpital pédiatrique St Damien

Les médecins près de chez elle ne trouvent pas la cause de sa maladie. Il aura fallu consulter quatre médecins supplémentaires et faire un long voyage jusque l’hôpital pédiatrique St Damien pour que le bon diagnostic soit posé : Elaine souffre d’un cancer.

Attendre dans les couloirs de l’hôpital pédiatrique

Le traitement démarre, mais en raison de la distance, de la situation politique difficile et du problème des gangs, Yolande ne peut pas se permettre de faire l’aller-retour entre l’hôpital pédiatrique et ses autres enfants. La maman d’Elaine vit dans les couloirs de l’hôpital pendant des mois. Elle a tout fait pour le traitement du cancer de sa fille. Mais elle n’a des nouvelles du reste de la famille qu’une fois par semaine, via un seul appel téléphonique. Les infirmières ont souvent vu Yolande pleurer dans les couloirs de St Damien : c’est une situation déchirante pour elle. Ses quatre enfants sont restés à la maison avec une tante, sans leur unique parent. Elle a le sentiment de faillir à son rôle de mère.

Elaine est autorisée par les médecins à rentrer chez elle

Pendant ce temps, Elaine continue à lutter courageusement contre la terrible maladie. Cela n’est pas facile pour une si petite fille et les traitements sont éprouvants. Mais heureusement, elle s’en remet petit à petit. Lorsque les médecins lui annoncent enfin qu’elle peut rentrer chez elle, sa maman et elle sont malheureusement coincées. Yolande n’a plus d’argent pour retourner dans sa famille… Une situation inhumaine.

Yolande voudrait qu’il y ait plus d’hôpitaux comme celui de Saint Damien, car elle n’aurait plus à voyager si loin pour trouver de l’aide pour ses enfants. Vous pouvez soutenir des familles comme celle d’Elaine en faisant un don. Elles vous en seront éternellement reconnaissantes.

Daphnée : « NPH m’a ouvert les yeux et mon univers »

Daphnée a grandi dans une ville rurale du Guatemala, près du volcan Acatenango. L’aînée de quatre enfants, elle habitait avec ses parents et sa grand-mère. Ils vivaient selon les traditions mayas et ne parlaient que la langue kaqchikel. Dans la région, plus de 67 % des personnes vivent dans la pauvreté et près de 15 % dans l’extrême pauvreté.

Non-scolarisée

La famille de Daphnée habitait une toute petite maison aux murs de bois et de plâtre avec des tôles de zinc en guise de toit. Il n’y avait pas toujours d’électricité et souvent pas d’eau. Daphnée aidait son père dans les champs, s’occupait avec sa mère de leurs poulets, du bétail et des chevaux, ramassait du bois de chauffage et participait à la cuisine et au nettoyage. Le travail dans les champs a été son éducation, et elle ne connaissait rien d’autre. « On n’allait pas à l’école, nos parents avaient besoin de nous pour gagner de l’argent. » Il y a très peu de travail réel à Acatenango, la plupart des gens sont actifs dans l’agriculture. Mais cela rapporte peu et lorsque le loyer est payé, de nombreux parents peinent à nourrir leurs enfants.

NPH prend soin d’eux

Un jour de septembre 2011, des assistants sociaux sont arrivés chez Daphnée. Les parents ont alors perdu la garde de leurs enfants en raison des mauvaises conditions de vie et du manque de soutien adéquat pour Hilario, le petit frère de Daphnée. Il avait deux ans et souffrait de malnutrition sévère. Cela a provoqué chez lui un retard mental et une mauvaise croissance, ce qui l’affecte encore aujourd’hui.

Daphnée, ses frères et sa sœur ont alors été accueillis chez NPH Guatemala. Ils y ont reçu le soutien médical et psychologique nécessaire et une éducation.

Un avenir

Jusqu’à l’âge de 9 ans, Daphnée ne parlait pas espagnol. Aujourd’hui, elle a 19 ans et a obtenu son diplôme avec succès. Daphnée a appris la valeur de la nourriture et qu’il faut travailler dur pour l’obtenir.
Grâce à NPH, elle a pu aller à l’école. Sans le soutien des donateurs, elle n’aurait pas eu de réelles perspectives. En effet, notre organisation aide les enfants des zones rurales à travers l’éducation et la création de perspectives d’avenir. « NPH m’a ouverte à un nouveau monde. »

Qu’est-ce qui a été réalisé en 2021 ?

L’année 2021 a été difficile pour de nombreuses personnes. Chez nous, comme dans le reste du monde, de nombreux malheureux ont dû faire face à une grande détresse. En Amérique latine et en Haïti, les problèmes de pauvreté, de faim, d’instabilité et de violence ont atteint des proportions dramatiques. La crise persistante de COVID-19 n’a fait qu’intensifier cette spirale négative. L’économie s’est effondrée, entraînant une pauvreté plus grande que jamais.

Pourtant, il reste de l’espoir ! Grâce aux dons de nos donateurs, nous avons pu apporter un réel soutien à de nombreux enfants démunis l’année dernière.

Bolivie

Un chemin a été construit vers l’école et nous avons installé un système de purification pour garantir une eau saine et sûre.

Haïti

Nous avons apporté un soutien important aux personnes touchées par le tremblement de terre. Nos équipes ont pu construire 21 abris, dont deux écoles. Nous avons apporté une aide financière et des matériaux à 10 familles vivant dans des endroits difficiles d’accès pour reconstruire leur maison. Nous avons aussi aidé près de 450 familles avec des colis de nourriture et d’eau potable.

République dominicaine

Le 4 novembre, nous avons inauguré la première partie du centre de consultation externe de One World Surgery, à côté du village d’enfants. Nous y aidons les familles les plus vulnérables des communautés
voisines qui souffrent de besoins médicaux urgents.

Honduras

Nous avons aidé plus de 2 000 familles touchées par l’ouragan, construit 11 nouvelles maisons et ouvert un refuge pour 20 enfants de parents isolés. Enfin, nous avons recruté 12 volontaires et mis en place une
salle adaptée aux enfants handicapés.

Nicaragua

Nous avons veillé à ce que les enfants et les jeunes puissent assister aux cours, aux ateliers et aux séances
de physiothérapie dans un environnement sûr et nous leur avons fourni une collation, un déjeuner, un transport scolaire et une assistance médicale en cas de besoin. Au total, 253 étudiants ont été inscrits et
48 ont obtenu leur diplôme.

Pérou

Nous avons aidé une deuxième famille grâce à notre programme One Family. Marcelino, 7 ans, a quitté le village d’enfants pour aller vivre avec sa maman.