En Haïti, plus de 5,7 millions de personnes vont se coucher le ventre vide. Pour Juidica, comme pour des milliers d’autres enfants, le repas servi à l’école est littéralement vital — il s’agit bien souvent de leur seul repas de la journée.
Un refuge précaire, une vie marquée par la faim
Dans la capitale, Port-au-Prince, la violence fait rage. Beaucoup de familles fuient. Celle de Juidica a dû quitter son quartier. Leur modeste maison est devenue un abri pour huit personnes — exiguë, surpeuplée, mais relativement sûre. Grâce à NPH, deux pièces supplémentaires ont pu être construites pour offrir un peu plus d’espace à tous.
Malgré cela, la vie reste très difficile. La famille de Juidica vit dans la pauvreté et n’a aucun revenu stable. Chaque jour, c’est une lutte pour trouver de quoi manger — et cela ne suffit pas toujours.
Mais une chose est certaine : à l’école, Juidica mange.

Un repas qui change tout
Juidica est élève dans notre école à Port-au-Prince. Sa matière préférée ? Les mathématiques.
Après les cours, elle rentre chez elle, le ventre plein et pleine d’énergie. Car à midi, elle reçoit à l’école un repas chaud : du blé à la sauce de poisson, du riz au poulet ou aux haricots, parfois des légumes.
Souvent, c’est tout ce qu’elle mange de la journée — comme plus de 2.000 enfants qui fréquentent nos écoles.
Sa cousine témoigne :
« C’est un immense soulagement de savoir que Juidica reçoit chaque jour un repas nourrissant. Je vois la différence : avant, elle était timide, éteinte… aujourd’hui, elle devient une jeune femme forte et indépendante. »

Juidica rêve de devenir médecin. Ou footballeuse professionnelle. Quel que soit le chemin qu’elle prendra, elle veut aider sa famille.
Une faim record en Haïti
Selon les Nations Unies, plus de 5,7 millions d’Haïtiens souffrent d’insécurité alimentaire aiguë — un chiffre sans précédent. Plus de 2 millions sont en situation d’urgence, et des milliers vivent en phase de famine.
Les enfants sont les plus touchés : plus d’un million de filles et de garçons vivent dans des conditions critiques. Ils s’endorment l’estomac vide, les hôpitaux sont débordés ou fermés, et des familles entières fuient la violence et la faim.
Aujourd’hui, en Haïti, manger est devenu un luxe.
Le projet de cantine scolaire de NPH
Chaque jour, nous servons plus de 2.000 repas chauds dans nos écoles à Port-au-Prince et dans notre village d’enfants. Notre équipe cuisine des repas frais, nourrissants, à base d’ingrédients locaux : riz, haricots, maïs, légumes, fruits… Et pour les plus affamés, parfois un peu de pain avec du beurre de cacahuète.
Nous complétons les stocks avec des produits non périssables et achetons des aliments frais chaque semaine au marché local — soutenant ainsi aussi l’économie locale.
Tant que la sécurité le permet, nos écoles restent ouvertes. Mais pour continuer, nous avons besoin d’aide.
Aidez-nous à offrir des repas scolaires
Pour maintenir notre projet de cantine scolaire, nous devons réunir 280.000 € pour une année entière. À ce jour, nous avons pu financer environ la moitié. Il nous reste donc 140.000 € à trouver pour 2025.















