Pâques en Amérique latine

Pâques en Amérique latine : redonner espoir aux enfants

En Amérique latine, Pâques est bien plus qu’une simple fête. C’est une période marquée par le partage, les traditions et l’espoir. Pour les enfants accompagnés par NPH, ces moments de célébration ont une valeur immense.

Alfombras pendant la Semana Santa au Guatemala

Pâques en Amérique latine : traditions, culture et émotions

Chaque année, Pâques est un moment particulier. Une période qui symbolise, partout dans le monde, le renouveau, l’espoir et la solidarité.

Mais en Amérique latine, là où NPH accompagne des enfants en situation de vulnérabilité, cette fête prend une dimension encore plus forte. C’est un moment où les communautés se rassemblent, où les traditions se transmettent et où l’espoir devient concret.

Cet espoir ne se vit pas seulement dans les symboles ou les célébrations, mais aussi dans le quotidien des enfants : un foyer sécurisé, un repas partagé, des soins, de l’attention et la chaleur d’une famille.

La Semaine Sainte, ou Semana Santa, est l’un des temps forts de l’année dans de nombreux pays d’Amérique latine. Les familles et les communautés s’y retrouvent autour de traditions riches de sens.

Parmi les plus impressionnantes, on retrouve les célèbres alfombras du Guatemala : de véritables tapis colorés réalisés à partir de sciure teintée, de fleurs et de motifs minutieusement dessinés. Ces œuvres éphémères accompagnent les processions et symbolisent un geste collectif de dévotion et de partage.

Pour les enfants accompagnés par NPH, participer à ces traditions représente bien plus qu’une simple activité. C’est une occasion de créer ensemble, de se sentir reliés à leur culture et de vivre pleinement un moment de communauté.

Des enfants célèbrent Pâques au sein des programmes de NPH

Des moments simples qui changent tout

Pâques est aussi synonyme de joie et de légèreté. Au sein des programmes de NPH, les enfants vivent cette période à travers des moments simples mais précieux : ateliers créatifs, jeux, chasses aux œufs et surtout des instants de rire partagés.

À première vue, cela peut sembler anodin. Pourtant, pour des enfants ayant parfois traversé des épreuves difficiles, ces instants comptent énormément.

Ils leur permettent de construire de beaux souvenirs, de retrouver confiance et de ressentir un véritable sentiment de sécurité et d’appartenance.

En d’autres mots, ce sont justement ces petits moments qui participent, pas à pas, à la reconstruction et à la possibilité de redevenir pleinement enfant.

Grâce à vous, l’espoir prend tout son sens

Partout dans le monde, Pâques symbolise un nouveau départ. Mais chez NPH, cet espoir prend vie chaque jour dans le quotidien des enfants en Amérique latine.

Grâce au soutien de personnes comme vous, les enfants peuvent non seulement vivre des moments de fête et de joie, mais aussi grandir dans un environnement sûr et bienveillant, avec accès à l’éducation, aux soins et à un avenir plus stable.

En cette période de Pâques, nous souhaitions avant tout partager un message simple et sincère : votre générosité fait la différence. Pour de nombreux enfants, elle représente non seulement une aide aujourd’hui, mais aussi une véritable chance de croire en demain.

Chez NPH, nous formons une grande famille

Valentina est tía depuis 16 ans dans un village d’enfants NPH. Elle offre à des enfants qui ont déjà tant perdu de la chaleur, une structure et un sentiment de sécurité. À Noël plus que jamais, une chose compte : aucun enfant ne devrait se sentir seul.
Valentina, tía chez NPH, entourée des enfants du village

Une tía qui consacre sa vie aux enfants

Dans les villages d’enfants NPH, une tía est bien plus qu’une « tante ». Une tía est une figure éducative et affective stable : une femme qui vit avec les enfants, prend soin d’eux au quotidien et leur apporte sécurité, repères et affection. Elle est leur point d’ancrage, leur oreille attentive, et bien souvent leur figure maternelle. Valentina est tía depuis seize ans et accompagne avec dévouement des enfants vulnérables et orphelins.

« J’ai l’impression de faire partie d’une grande famille », confie Valentina.

Noël : des lumières, une messe et de petits miracles

Pour Valentina, Noël est la plus belle période de l’année. Le soir du réveillon, ils célèbrent la messe ensemble. Les enfants préparent des danses et de petites pièces de théâtre. L’excitation est palpable, surtout lorsqu’ils découvrent qu’un cadeau les attend.

Valentina se souvient encore d’un garçon qui s’est exclamé, émerveillé, qu’il y avait aussi un cadeau pour lui. « Sa joie était si pure. Ce moment m’a rendue profondément heureuse. » Ces instants rappellent qu’un enfant n’a pas seulement besoin de soins et d’éducation, mais aussi d’attention et de reconnaissance.

Robinson, enfant du village NPH, se réjouit de la période de Noël

Pour des enfants comme Robinson, Noël n’est pas une évidence

Robinson vit dans un village d’enfants NPH et attend avec impatience le repas de Noël. Mais pour beaucoup d’enfants, cette fête n’a rien d’évident. Ils ont déjà traversé de nombreuses épreuves et portent souvent un lourd passé.

Grâce à des tías comme Valentina, ces enfants se sentent en sécurité, savent qu’ils comptent et qu’ils méritent une chance équitable, même si la vie ne la leur a pas offerte au départ.

Ce que votre soutien rend possible

Grâce à votre générosité, NPH peut offrir chaque année chaleur, soins et perspectives d’avenir à des milliers d’enfants :

1 357 enfants ont trouvé un foyer dans nos villages d’enfants.
3 595 enfants issus des communautés ont eu accès à l’éducation.
987 enfants en situation de handicap ou atteints d’une maladie chronique ont reçu des soins spécialisés.
1 006 jeunes ont obtenu leur diplôme et construisent leur avenir.

Les enfants de NPH ensemble : solidarité, amitié et sentiment de famille

Bien plus qu’une aide : une famille qui dure

Derrière chaque chiffre, il y a un visage, une histoire, un enfant qui peut enfin respirer. Chez NPH, nous ne construisons pas seulement des programmes : nous bâtissons une famille.

Et c’est là toute la force des tías comme Valentina : être présentes jour après jour, jusqu’à ce que les enfants retrouvent confiance. Ce n’est pas un petit changement. C’est le début d’un nouvel avenir.

Ou faites un don et offrez à un enfant un foyer chaleureux.

Incident de sécurité en Haïti

Le 3 août, un grave incident de sécurité s’est produit sur notre site de St. Hélène en Haïti. Sept membres de notre personnel – dont une ressortissante irlandaise – ainsi qu’un jeune ont été enlevés. L’évaluation de la situation est toujours en cours.

Les enfants du village d’enfants sont en sécurité

Nous comprenons que cette nouvelle puisse inquiéter, surtout pour ceux qui parrainent un enfant en Haïti. Nous tenons à vous rassurer : les enfants pris en charge par NPH sont en sécurité, et leur bien-être reste notre priorité absolue.

En raison de la nature délicate et évolutive de cet événement, nous ne pouvons pas fournir plus d’informations pour le moment. Nous vous demandons de faire preuve de discrétion et de patience pendant que nous gérons cette situation complexe.

Depuis plus de 35 ans, NPH agit en Haïti avec notre organisation sœur St. Luc. Ensemble, nous venons en aide aux enfants les plus vulnérables.

Nos pensées accompagnent les huit personnes concernées. Nous gardons espoir pour leur retour sain et sauf.

Notre mission continue : soutenir les enfants dans le besoin.
Merci pour votre soutien et votre confiance.

Un nouveau foyer pour les enfants en Haïti : l’histoire d’Alex

Vous souvenez-vous d’Alex ? Ce petit garçon d’Haïti qui avait été abandonné fin 2022 dans notre hôpital pour enfants ? Sa sœur — son seul lien familial — l’avait amené en urgence, car il avait besoin de soins médicaux immédiats. Lorsqu’elle a appris qu’il était séropositif, elle a coupé tout contact.
Alex a été soigné pendant une longue période dans notre hôpital. Sa santé s’est nettement améliorée… mais il est resté seul.

Mais grâce à votre soutien, Alex a trouvé l’an dernier un nouveau foyer chaleureux dans notre village d’enfants, niché dans les montagnes de Kenscoff. Nous lui avons demandé comment il allait aujourd’hui. Avec la violence des gangs qui persiste, les conditions restent particulièrement stressantes pour les enfants.

Oui, je me sens bien et en sécurité, mais j’ai parfois peur quand on entend des coups de feu. J’espère que les bandits ne viendront pas jusqu’ici. Quand j’ai peur, je joue avec mes amis pour essayer de ne pas y penser.

Oui, j’ai un meilleur ami. Il n’habite pas dans la même maison que moi, mais on partage tout. Avant, je ne savais pas ce que c’était d’avoir un ami sur qui je peux toujours compter.

J’ai appris à écrire. C’était un rêve pour moi. Je ne pensais pas que j’aurais un jour cette chance. Je suis fier de mes résultats à l’école. J’aime beaucoup les maths et l’histoire, mais la grammaire reste très difficile pour moi.

Je voudrais être comme le directeur Kenson Kaas. Tout le monde l’aime et l’admire. Il est très courageux et ne nous abandonne jamais. Moi aussi, je pourrais aider beaucoup d’enfants si j’étais comme lui.

Oui, j’avance bien. Le professeur vient souvent à mon bureau pour voir ce que j’écris, m’aider, et vérifier si j’ai compris. En fait, ils m’aident pour tout.

Alex est l’un des centaines d’enfants qui ont pu recommencer une nouvelle vie grâce à la générosité de personnes comme vous.

Chez NPH Belgium, nous sommes une petite organisation — mais avec votre soutien, nous avons un grand impact dans la vie des enfants d’Amérique latine.

La psychologie au cœur du développement des enfants

Un enfant ne peut saisir de nouvelles opportunités que s’il se sent émotionnellement en sécurité et fort.

Entretien avec Nelly Fernandez, experte en psychologie infantile

Nous avons interviewé Nelly Fernandez, coordinatrice de la santé mentale chez NPH International, pour discuter de l’importance de la psychologie dans l’accompagnement des enfants vulnérables. Elle partage ici ses réflexions sur les traumatismes rencontrés, les formes de soutien psychologique proposées et les défis actuels.

Quelle est l’importance de la santé mentale chez les enfants ?

« La santé mentale est la base sur laquelle un enfant peut grandir et s’épanouir. »

La santé mentale est la base sur laquelle un enfant peut grandir et s’épanouir. Elle est au coeur de tout ce que nous faisons dans l’organisation. Nous n’offrons pas seulement un toit, de la nourriture ou de l’éducation : nous aidons aussi les enfants à guérir émotionnellement pour qu’ils puissent saisir pleinement ces opportunités. Un enfant qui ne croit pas en lui ou qui n’est pas prêt émotionnellement ne pourra pas en tirer pleinement profit.

Quels enfants bénéficient de ce soutien psychologique ?

Nous accompagnons aussi bien les enfants vivant dans nos villages d’enfants que ceux vivant avec leur famille. Dans les deux cas, l’enfant est toujours au centre. Si les familles sont ouvertes, nous les impliquons aussi via des ateliers dans les centres communautaires. Les besoins sont souvent plus complexes dans les villages d’enfants, car beaucoup d’enfants y arrivent avec des blessures émotionnelles profondes, des traumatismes et des problèmes de développement dus à la négligence ou à la maltraitance.

Avec quels défis émotionnels les enfants arrivent-ils chez nous ?

Beaucoup souffrent de troubles de l’attachement. Certains ont subi de la violence psychologique, physique ou sexuelle. D’autres présentent un retard de développement à cause de la dénutrition ou d’un manque de stimulation dans leurs premières années de vie. On observe souvent un stress post- raumatique, une faible estime de soi, une instabilité émotionnelle et des troubles de l’apprentissage. Ce sont des enfants qui ont vécu trop longtemps en mode survie.

L’impact des traumatismes sur le développement psychologique

Un enfant exposé à un environnement instable développe son cerveau dans un état d’alerte constant. Cela affecte ses émotions, sa concentration, ses compétences sociales et son apprentissage. Grâce à un environnement sûr et au travail de professionnels en psychologie, nous aidons ces enfants à se reconstruire.

Les défis actuels dans le domaine de la psychologie

Les principaux obstacles sont le manque de personnel et de financement, Les cas sont de plus en plus complexes, et chaque enfant mérite un accompagnement personnalisé. Pour cela, il faudrait idéalement un éducateur pour 4 à 5 enfants, ce qui n’est pas toujours réalisable. Les enfants en situation de handicap nécessitent encore plus d’attention spécialisée.

Exemple concret : des besoins urgents au Honduras

Actuellement en mission au Honduras, Nelly constate un besoin urgent de :

  • 2 psychologues
  • 2 assistants sociaux
  • 8 éducateurs
  • 1 psychologue et 1 assistant social pour l’école

Les salaires sont modestes (725 € pour un psychologue, 615 € pour un éducateur), malgré les exigences émotionnelles et professionnelles du poste. Le besoin est clair : plus de ressources pour offrir un accompagnement psychologique digne.

Aidez-nous à renforcer le soutien en psychologie

Chaque don peut contribuer à engager un psychologue ou un éducateur supplémentaire, et ainsi transformer la vie d’un enfant.

Nelly Fernandez, experte en psychologie infantile et ses patientes

Un aperçu des projets agricoles et d’eau potable de NPH

NPH (Nuestros Pequeños Hermanos) met en œuvre des initiatives innovantes pour développer des projets durables centrés sur les besoins agricoles et d’eau potable. L’objectif ? Atteindre l’autosuffisance afin de mieux prendre soin des enfants dans nos villages. En produisant notre propre nourriture et en optimisant la gestion de l’eau, nous construisons un avenir plus autonome et respectueux de l’environnement. Ces projets ne profitent pas seulement à nos villages, mais apportent aussi un soutien précieux aux communautés vulnérables voisines. Voici un aperçu des initiatives majeures menées en République dominicaine, au Salvador et au Honduras.

NPH République Dominicaine

Vers la durabilité

NPH République dominicaine a récemment renforcé ses initiatives en embauchant un ingénieur agronome pour améliorer l’efficacité de ses projets agricoles et d’eau potable. Aujourd’hui, le village d’enfants produit déjà 20 % des aliments consommés. Cela inclut des légumes, des tubercules, des noix, des fruits et des légumes-feuilles, générant ainsi une économie annuelle de 20 289 €.De plus, ils ont commencé à commercialiser une partie de leurs récoltes.

Un système de purification d’eau de pointe a également été mis en place. Il permet de traiter et de redistribuer l’eau pour l’irrigation agricole et paysagère, ainsi que pour l’approvisionnement en eau potable.

Découvrez comment NPH optimise ses projets agricoles et d'eau potable pour améliorer la sécurité alimentaire et les soins de santé.

Le saviez-vous ? Les terres agricoles de NPH République dominicaine s’étendent sur 35 400 m², jouant un rôle clé dans le développement de leurs projets agricoles et d’accès à l’eau potable.

NPH Salvador

Production alimentaire et initiatives écologiques

NPH Salvador réussit à produire la moitié de sa propre nourriture grâce à une agriculture diversifiée. Leurs cultures incluent des tomates, concombres, piments, radis, oignons, coriandre, ainsi que des fruits comme les papayes, pastèques et bananes. Ils fabriquent également leurs propres tortillas à base de maïs. Côté élevage, ils produisent du lait, du fromage frais, ainsi que du bœuf et du porc. Le tout est réalisé de manière écologique, sans produits chimiques et avec des engrais organiques. En plus de cette autosuffisance, ils soutiennent les communautés locales en distribuant des colis alimentaires à 150 familles.

Cependant, le Salvador est confronté à des défis majeurs en matière de nutrition infantile. Il présente des taux élevés de malnutrition et de pénurie alimentaire. Chaque année, l’hôpital de NPH prend en charge de nombreux enfants souffrant de carences nutritionnelles, de malnutrition ou de maladies liées à des intoxications alimentaires ou hydriques. En 2023, 234 enfants ont été affectés par ces problèmes.

Le saviez-vous ? NPH Salvador a besoin de 400 000 litres d’eau par jour, soit 2 800 000 litres par semaine.

NPH Honduras

Améliorations dans la purification de l’eau et la production alimentaire

NPH Honduras a récemment modernisé son système de purification de l’eau avec l’installation d’un nouveau dispositif de dosage, garantissant une meilleure qualité de l’eau. Cinq nouveaux robinets ont également été installés à des endroits stratégiques de la ferme pour distribuer cette eau purifiée. En parallèle, la ferme s’est équipée d’un nouvel arroseur. Elle a également acquis un planteur. Elle a également acquis du matériel supplémentaire pour améliorer la culture des légumes. Afin de pallier l’insuffisance de l’approvisionnement actuel en eau potable, un nouveau forage est également en projet.
Le village d’enfants parvient à produire 38 % de sa propre nourriture.Chaque semaine, des légumes frais sont envoyés à la cuisine. De la viande est envoyée deux fois par semaine et du lait frais deux fois par jour.

Le saviez-vous ? NPH Honduras sert pas moins de 22 024 repas et 7 973 collations par mois, nécessitant une production impressionnante de 12 960 œufs.

Les droits des enfants au Guatemala ne sont pas une évidence

Violeta se bat pour un enseignement et une alimentation saine pour ses enfants

Violeta Guerrera est une maman de 35 ans, originaire de Chimaltenango au Guatemala. Elle a grandi avec ses 10 frères et soeurs dans une famille très pauvre. Alors que Violeta n’avait que 8 ans, sa mère est morte des suites d’un problème à la vésicule biliaire. Son père l’a alors retirée de l’école et Violeta n’a ainsi plus eu le droit d’étudier. Maintentant elle lutte pour l’enseignement, une alimentation saine et un environnement sûr pour ses 3 enfants.

Violeta et ses enfants

En tant que mère, Violeta rêve d’une meilleure vie pour ses enfants

Après une enfance si triste, Violeta s’est mise à rêver d’une vie meilleure. A 18 ans, elle se marie avec Pedro. En quelques années seulement, le couple a déjà trois enfants. Mais, au lieu d’une vie meilleure, son mariage ne lui a apporté que des problèmes. Pedro ne travaillait pas, consommait de plus en plus d’alcool et était devenu agressif envers Violeta et ses enfants. Lors d’une nuit à l’hôpital de Chimaltenango, Violeta a réalisé qu’elle n’avait plus la force de continuer comme ça. Des médecins l’ont alors aidée à porter plainte contre son mari pour violence.

Les enfants souvent victimes de violences domestiques au Guatemala

Ce comportement envers les femmes perdure à cause d’une culture patriarcale et conservatrice, d’un système de sécurité défaillant et d’impunité pour les malfaiteurs. Tant les garçons que les filles sont victimes de violences domestiques, et les droits de l’enfant ne sont alors pas toujours respectés. Actuellement, Violeta a le droit de garde exclusive de ses enfants. Pedro est maintenant poursuivi par le Ministère Public.

Ils vivent dans la vieille maison du père de Violeta. La famille doit encore s’habituer à cette nouvelle situation parce qu’ils n’ont pas beaucoup de meubles ni de jeux pour les enfants.

Je suis une mère célibataire. Je n’ai pas de travail fixe et je gagne donc très peu pour subvenir aux besoins de ma famille”.

Enseignement et alimentation saine grâce aux programmes de NPH

Violeta souhaite que ses enfants aient tout ce à quoi ils ont droit. C’est pourquoi elle a décidé de prendre contact avec NPH après avoir entendu parler des projets et programmes de soutien dans les communautés. NPH a conseillé d’inscrire les aînés à l’école de NPH afin qu’ils aient accès à un enseignement de qualité.

Depuis janvier 2021, le plus jeune enfant de Violeta, un petit garçon de 4 ans, va également tous les jours à la garderie de NPH Guatemala. Il y reçoit assez d’espace pour grandir et jouer avec les enfants de son âge.

Le plus jeune enfant de Violeta reçoit une éducation scolaire et une alimentation saine chez NPH

Depuis que mon fils se rend à la garderie de NPH, il est heureux. Avant, c’était un enfant triste et fatigué. C’est formidable de voir comment il se sent maintenant. Le meilleur, c’est qu’il reçoit là une alimentation saine et des vitamines. Ils donnent également un peu de nourriture pour notre famille, ça m’aide énormément”.

Aujourd’hui il a 6 ans et est en pleine forme. A présent, Violeta se sent heureuse et optimiste à propos de la vie. Grâce au soutien de NPH, elle croit en une vie meilleure pour elle-même et pour ses enfants et elle continue à se battre pour leurs droits.

Nous recherchons des bénévoles !

Donnerez-vous un coup de pouce à notre équipe ?

Qui sommes-nous ?

Chaque enfant a besoin d’une famille, et c’est ce que représente NPH Belgium ! Nous changeons la vie des enfants et des familles vulnérables en Amérique latine en leur fournissant des soins médicaux, de la nourriture, l’accès à l’enseignement et un foyer, grâce aux dons de nos parrains, marraines et nos autres donateurs généreux. NPH Belgium collecte des fonds à travers d’importantes actions de levée de fonds en Belgique. De plus, l’organisation apporte également une aide concrète en envoyant des bénévoles belges sur le terrain.

We need you!

Motivé(e) pour nous aider avec diverses tâches administratives ?

Par exemple:

  • Envoyer du courrier aux enfants de nos villages d’enfants en Amérique latine et aux parrains/marraines en Belgique
  • Traduire de lettres des enfants et parrains/marraines (de l’espagnol vers le français ou néerlandais et vice versa, du français vers le néerlandais et vice versa)
  • Préparer des dossiers de parrainage
  • Classer des documents, lettres et journaux
  • Mettre à jour des données dans notre base de données
  • Préparer des publications pour nos réseaux sociaux (Facebook/Instagram)

Intéressé(e) ?

Si vous avez toujours eu envie d’aider les autres, si vous ressentez de l’amour pour les enfants  ayant déjà connu tant de difficultés, pour les enfants esseulés, et si vous souhaitez vous sentir utile… vous êtes certainement dans la bonne organisation ! Selon vos talents et disponibilités, vous avez la possibilité d’effectuer différentes tâches. Ensemble, nous verrons quel(s) jour(s) vous convien(nen)t le mieux et ce que vous aimez faire.

Envoyez votre CV et votre lettre de motivation à info@nph-belgium.org.

Témoignage de Gena sur la situation en Haïti

Gena Heraty est la responsable des programmes pour enfants et jeunes adultes en situation de handicap en Haïti. Originaire d’Irlande, elle vit dans le pays depuis sa mission de volontariat pour NPH en 1993.

En 2019, Gena a été consacrée par la Croix-Rouge irlandaise pour son engagement envers les enfants vulnérables en situation de handicap en Haïti, ainsi que leurs familles, souvent désemparées face au handicap de leurs enfants et au manque de structure adaptée dans le pays. Elle a également été récompensée par le prix « Oireachtas Human Dignity Award » en 2020, pour sa vie dédiée à la dignité humaine des enfants en Haïti.

Elle nous offre un récit poignant de la situation sur place.

Haïti ces jours-ci.

Il est difficile d’écrire sur Haïti ces jours-ci.

C’est difficile de raconter ces histoires – ce sont des histoires dures, des histoires terrifiantes.

Des histoires de corps brûlés – des corps d’hommes et de femmes comme vous et moi.

Des hommes et des femmes, vaquant à leurs occupations, ne dérangeant personne, montant dans un bus le matin et brûlés vifs dans ce bus.

Pourquoi?

Qui sait?

Mauvais endroit, mauvais moment?

Un chef de gang qui inflige la terreur à la population ?

Il est difficile de parler de la mère de trois enfants, qui est allée au marché la semaine dernière et a été tuée en rentrant chez elle. Elle était dans le Tap Tap (transport local), les bandits l’ont arrêtée. Ils ont volé les passagers, piétiné les légumes qu’ils rapportaient à la maison. Cette mère de trois enfants avait un sac de riz.

Ils l’ont ouvert, l’ont vidé et l’ont piétiné.

Elle s’écria : « Ô Jésus, j’ai trois enfants, que vais-je leur donner à manger ? ».

Ils l’ont abattue.

Il est difficile de parler des écoliers portant des casques à l’école, portant des casques à l’intérieur de la classe, dans l’espoir de se protéger des balles perdues.

Difficile de parler de l’enseignant qui a été touché par une balle, dans le cou, alors qu’il enseignait en classe.

Difficile de parler des petits enfants allongés sur le sol sous les bancs de l’école alors que des coups de feu massifs peuvent être entendus tout autour d’eux.

Pas facile de parler de tous les enfants qui ne peuvent pas aller à l’école parce qu’il est trop dangereux pour eux d’aller sur la route.

Au cours des deux premières semaines de mars, l’ONU affirme qu’au moins 277 personnes ont été assassinées et que 101 enlèvements ont été signalés.

Depuis janvier, le personnel de l’ONU a dénombré 531 meurtres. Vous pouvez être sûrs que les chiffres réels sont encore plus élevés. Ils disent que beaucoup de ces fusillades étaient des fusillades aléatoires, où des tireurs d’élite ont tiré sur des foules de gens.

C’est déchirant de parler à des membres du personnel qui n’ont aucune idée de ce qu’il faut faire.

Ils sont encerclés par des bandits et des coups de feu.

Ils sont prisonniers dans leurs propres maisons.

Une dame a été forcée de quitter son domicile en août.

Elle a loué une maison en septembre et maintenant sept mois plus tard, elle doit déménager à nouveau car elle est une fois de plus entourée de coups de feu et de gangs.

Un autre m’a demandé hier un matelas – quand vous quittez votre maison, vous ne pouvez pas emporter des choses avec vous – juste quelques petites choses. Elle et son fils sont hébergés chez un ami.

Il y a de fortes chances qu’une fois que vous quittez votre maison, les bandits viennent tout voler.

C’est ce qui est arrivé à deux membres de notre personnel. Tout est pris. 30 ans de dur labeur, tout est parti.

Trois de nos enseignants ont été attaqués alors qu’ils se rendaient au travail.

Trois femmes courageuses.

Je suis tellement en colère quand je vois la souffrance.

Quand je vois des gens fuir leur maison.

Quand je vois les vidéos de maisons réduites en cendres.

En colère quand je vois à quel point des gens biens vivent dans la terreur.

En colère quand chaque conversation porte sur qui a été kidnappé et qui a été tué.

En colère lorsque les gangs publient des vidéos de leurs armes d’assaut massives,

lorsqu’ils envoient des vidéos d’eux-mêmes en train de tuer ou de violer leurs victimes.

Des vidéos où ils se moquent de la police qui tente d’établir la loi et l’ordre.

Des vidéos qui les montrent en train de compter d’énormes sommes d’argent – de l’argent provenant d’enlèvements.

Une bonne amie à nous a été kidnappée le 2 février.

Nous devons présumer qu’elle est décédée car nous n’avons plus aucune nouvelle d’elle.

Beaucoup de ceux qui sont enlevés sont maltraités.

D’autres ne le sont pas.

Tous sont traumatisés.

Comment ne pas l’être?

Il est difficile d’écrire sur Haïti ces jours-ci.

Nous espérons des jours meilleurs.

Nous faisons ce que nous pouvons pour être là pour ceux que nous rencontrons

Et nous faisons de notre mieux pour maintenir tous nos programmes.

Les enfants et les jeunes s’en sortent bien et ils nous donnent la force d’affronter chaque jour.

Eux-mêmes, qui ont énormément souffert dans leur jeune vie, sont toujours très généreux en sourires et en câlins.

Nous les regardons acquérir de nouvelles compétences – comme se nourrir, s’habiller, se déshabiller, faire du jus, préparer le dîner – des moments précieux pour eux et pour nous.

Cela alimente nos âmes.

Il est difficile d’écrire sur Haïti ces jours-ci.

D’une certaine manière, je pense que ce serait pire de ne pas écrire.»