Honorio victime d’une fusillade

Quand Honorio a été accueilli chez NPH Guatemala en juillet 2019, il avait onze ans et se déplaçait en fauteuil roulant. Issu d’une famille très pauvre il a, comme beaucoup d’enfants d’Amérique latine, connu très tôt la violence et les abus. Le destin l’a frappé lorsqu’il s’est retrouvé accidentellement au milieu d’une bagarre de gangs dans la rue …

Au milieu de la fusillade

Honorio a été touché par deux balles de fusil. L’une s’est logée dans son crâne et l’autre a transpercé son épaule jusque dans son bras droit. Heureusement, il a pu être opéré dans un hôpital du Guatemala City et a survécu. Mais les conséquences étaient dramatiques : dans un premier temps, il ne pouvait plus marcher ni bouger son bras droit.

Son état s’améliore petit à petit…

Grâce à la kinésithérapie intensive et aux soins spécifiques dont il bénéficie dans notre village d’enfants, Honorio fait de grands progrès. Son état s’améliore petit à petit et il peut désormais se déplacer de manière plus autonome. Il tient déjà en équilibre sur un pied et peut se tenir debout sans aide. Il peine encore à bouger son bras droit, mais il essaie de l’utiliser autant que possible. Le chemin à parcourir est encore long, mais il y a de l’espoir. Alors que les six premiers mois, il est resté à la clinique de NPH, il vit maintenant dans la maison des garçons.

Honorio a beaucoup souffert ces dernières années. Mais il n’abandonne pas ! Quand il aura 18 ans, il sera opéré au crâne car, dû l’opération d’urgence subie après la fusillade, une partie de celui-ci n’a pas pu se solidifier.

Assistance médicale chez NPH

Grâce à son séjour chez NPH, Honorio bénéficie de soins médicaux adéquats. Ce qui serait impossible sans l’aide de nos donateurs. Il aura encore besoin de soutien médical pendant des années, sous forme de kinésithérapie et de soutien psychologique.

Votre fidèle soutien est donc d’une valeur inestimable…

Qu’est-ce qui a été réalisé en 2021 ?

L’année 2021 a été difficile pour de nombreuses personnes. Chez nous, comme dans le reste du monde, de nombreux malheureux ont dû faire face à une grande détresse. En Amérique latine et en Haïti, les problèmes de pauvreté, de faim, d’instabilité et de violence ont atteint des proportions dramatiques. La crise persistante de COVID-19 n’a fait qu’intensifier cette spirale négative. L’économie s’est effondrée, entraînant une pauvreté plus grande que jamais.

Pourtant, il reste de l’espoir ! Grâce aux dons de nos donateurs, nous avons pu apporter un réel soutien à de nombreux enfants démunis l’année dernière.

Bolivie

Un chemin a été construit vers l’école et nous avons installé un système de purification pour garantir une eau saine et sûre.

Haïti

Nous avons apporté un soutien important aux personnes touchées par le tremblement de terre. Nos équipes ont pu construire 21 abris, dont deux écoles. Nous avons apporté une aide financière et des matériaux à 10 familles vivant dans des endroits difficiles d’accès pour reconstruire leur maison. Nous avons aussi aidé près de 450 familles avec des colis de nourriture et d’eau potable.

République dominicaine

Le 4 novembre, nous avons inauguré la première partie du centre de consultation externe de One World Surgery, à côté du village d’enfants. Nous y aidons les familles les plus vulnérables des communautés
voisines qui souffrent de besoins médicaux urgents.

Honduras

Nous avons aidé plus de 2 000 familles touchées par l’ouragan, construit 11 nouvelles maisons et ouvert un refuge pour 20 enfants de parents isolés. Enfin, nous avons recruté 12 volontaires et mis en place une
salle adaptée aux enfants handicapés.

Nicaragua

Nous avons veillé à ce que les enfants et les jeunes puissent assister aux cours, aux ateliers et aux séances
de physiothérapie dans un environnement sûr et nous leur avons fourni une collation, un déjeuner, un transport scolaire et une assistance médicale en cas de besoin. Au total, 253 étudiants ont été inscrits et
48 ont obtenu leur diplôme.

Pérou

Nous avons aidé une deuxième famille grâce à notre programme One Family. Marcelino, 7 ans, a quitté le village d’enfants pour aller vivre avec sa maman.

NPH Haïti : Vital pour de nombreux enfants

Depuis le 14 octobre 1987, nous sommes actifs en Haïti dans différents domaines et à plusieurs endroits.

Kay Christine

Kay Christine accueille plus de 30 enfants et adultes souffrant de troubles neurologiques et ayant des besoins spécifiques.

Father Wasson Angels of Light in Tabarre

Un foyer et une école pour les enfants vulnérables et déplacés.

Don Bosco

Un programme à Tabarre pour les jeunes qui ont obtenu leur diplôme à Ste Hélène et qui vont en secondaire, à l’université ou dans une école technique.

Kay St. Germaine, Kay Gabriel et Kay Elaine

Cliniques de revalidation qui offrent une thérapie et une éducation aux enfants et aux adultes souffrant de handicaps neurologiques.

Le village d’enfants Ste Hélène

Le village d’enfants Ste Hélène accueille plus de 430 enfants et dispose, entre autres, d’une école primaire et secondaire. En outre, 350 enfants de la communauté locale y sont scolarisés.

Hôpital pédiatrique St. Damien

2021 a été une année très difficile en Haïti. À cause de troubles politiques, d’un tremblement de terre, de l’insécurité et de l’inflation, des dizaines de milliers d’enfants et de familles supplémentaires se sont retrouvés dans le besoin. Heureusement, l’hôpital pédiatrique St Damien est en mesure de fournir des soins vitaux à de nombreux enfants parmi les plus pauvres du monde. C’est le seul hôpital du pays qui se consacre spécifiquement au traitement des enfants.

Ce que notre hôpital pédiatrique réalise grâce à votre aide :

  • Sauver des vies : nous effectuons chaque année plus de 70 000 prestations pour des enfants, des bébés et des femmes enceintes;
  • Traiter les enfants atteints d’un cancer : St Damien est le seul hôpital en Haïti qui s’occupe spécifiquement des enfants atteints du cancer;
  • Mettre des bébés au monde : en 2020, l’hôpital a aidé de nombreuses femmes ayant eu des grossesses à haut risque et 2 621 bébés y sont nés;
  • Aider les enfants les plus pauvres : nous traitons ici les enfants touchés par la malnutrition, le choléra, la tuberculose et le VIH.

Géhy Jean Noel témoigne du tremblement de terre et de la manière dont NPH aide les familles

Géhy Jean Noel est un « ex-pequeño » (quelqu’un qui a grandi dans notre village d’enfants) et a écrit un témoignage sur le séisme qui a frappé Haïti le 14 août dernier. Heureusement, il n’a pas été blessé et a immédiatement pris les devants pour se rendre dans le sud du pays (la région la plus touchée) afin d’y apporter son aide.

Géhy (à gauche), en route pour aider les familles

Le tremblement de terre de 2010

Le 12 janvier 2010 est la première fois que j’ai vécu un tremblement de terre. Je vivais dans le village d’enfants Sainte Hélène à Kenscoff avec mes frères et sœurs de NPH. Ce n’était pas du tout facile comme situation, vous pouvez l’imaginer. Nous avons fait l’expérience de la mort.

Découragement dans le sud

Hier, je me suis rendu dans le sud du pays, plus précisément à Les Cayes. J’étais très motivé à aider les victimes du séisme, mais j’avais aussi la peur au ventre face à l’insécurité qui règne dans cette région. J’étais accompagné d’autres personnes qui avaient très peur des bandits qui vivent là-bas. Mais nous avons pris le risque. Au premier obstacle, notre véhicule, une ambulance, est tombé en panne (ce véhicule donne plus de sécurité et nous permet d’aller plus vite). Cependant, nous avons pu continuer notre chemin.

Tout au long de la route d’Aquin menant aux Cayes, des barricades avaient été érigées par des personnes en quête de soutien.

Nous avons rencontré beaucoup de monde et entendu énormément de témoignages vraiment tristes et terribles, dépassant l’entendement humain.

J’ai visité des quartiers où 80 % des maisons ont été totalement détruites ou endommagées. Nous avons vu des victimes allongées dans les rues, une énorme désolation dans les yeux…

Nous n’avons pas besoin de poser de questions aux victimes, nous pouvons tous voir leur visage et leur regard en dit long.

Une des nombreuses maisons détruites que Géhy a vues sur son chemin vers Les Cayes.

Perte personnelle

Personnellement, j’ai perdu un oncle sous les décombres.

Malgré tous les efforts déployés pour nettoyer la zone où se trouvait sa maison, son corps n’a toujours pas été retrouvé. C’était un homme bon et aimé par la famille…

Ce n’est pas facile d’accepter la perte de quelqu’un qu’on aime. Que Dieu dans sa bonté ait pitié de lui et l’accepte à ses côtés.

La maison familiale de Géhy Jean Joel après le tremblement de terre

Les besoins sont énormes

Le pire dans tout cela, c’est qu’on prévoit des ouragans en Haïti. Les besoins sont plus qu’urgents. Les victimes ont absolument besoin de soins médicaux, de tentes, de tôles, de bois de chauffage, d’eau et de nourriture. Un abri temporaire nous est réservé. Nous voulons agir avant que la tempête ne frappe. Des volontaires nous attendent sur place. Ce week-end, nous sommes aux Cayes et nous allons aider les victimes, et aussi essayer de donner de l’espoir aux victimes. Nous avons besoin de vous.

Haïti a besoin de votre aide !

Aidez les victimes en leur offrant les besoins élémentaires nécessaires!

Géhy Jean Noel

Aide d’urgence : séisme dévastateur en Haïti !

Un tremblement de terre d’une puissance de 7.2 sur l’échelle de Richter a frappé le sud-ouest du pays ce samedi 14 août, à 8h30 heure locale. L’épicentre était situé sur la presque-île de Tiburon, au sud d’Haïti et à 150 km de Port-au-Prince. Une situation désastreuse qui frappe à nouveau la population haïtienne, déjà affaiblie par la crise politique qui a suivi l’assassinat du président Jovenel Moïse récemment. Les dégâts sont énormes : un grand nombre de maisons et de bâtiments se sont effondrés en quelques secondes. Cela rappelle le tremblement de terre de 2010 et signifie un autre coup dur pour le pays après l’épidémie de choléra, les tempêtes tropicales, la COVID-19, les émeutes et les troubles politiques de ces derniers temps.

health, building destroyed by earthquake

Conséquences du séisme

Le tremblement de terre a été ressenti un peu partout dans les Caraïbes. Le village d’enfants NPH République dominicaine nous a assuré que tout le monde va bien.


C’est en Haïti que le sort frappe à nouveau. Nous avons parlé à plusieurs personnes sur place. Elles étaient tous choquées et attristées, car toute la partie du sud du pays a été dévastée. Ce matin, le taux de décès avait déjà atteint les 1300 personnes et on a déjà rapporté 5700 blessés. On s’attend à ce que ces nombres augmentent encore les prochains jours.

Heureusement, jusqu’à ce jour, l’hôpital pédiatrique Saint Damien et nos villages d’enfants situés à Tabarre et à Kenscoff n’ont pas été endommagés. Les enfants et le personnel sont sains et saufs. La capitale, Port-au-Prince a été épargnée également.

Pourtant, le directeur du village d’enfants, Kenson Kaas, raconte que la situation au sud du pays est dramatique. Des photos et vidéos montrent les dégâts les plus importants. Nous sommes très préoccupés par toutes ces familles et enfants des communautés au sud du pays et essayons actuellement de contacter différentes personnes au sein de NPH Haïti, afin de s’assurer qu’ils soient en sécurité.

Voici notre directeur, Kenson Kaas, qui rassure les enfants après le séisme

D’une catastrophe à l’autre

Le Dr Jacqueline Gautier, directeur de St Damien, a déclaré : « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une bonne pause et non d’un désastre, après un autre. » Pourtant, à l’hôpital ils ne restent pas les bras ballants et fournissent une aide d’urgence à ceux qui en ont tant besoin et s’occupent des plus vulnérables. Les familles des patients se sont réfugiées dans les jardins lors du tremblement, mais sont hésitantes à réintégrer le bâtiment par peur des répliques. C’est aussi pour cette raison que les enfants des villages d’enfants ont dormi dehors la nuit dernière.

Ce qui complique la situation en ce moment, c’est non seulement des gangs qui bloquent l’une des entrées de Port-au-Prince et donc l’accès aux soins, mais aussi l’approche d’un ouragan. Ce qui, dans ce cas-ci, serait d’autant plus dramatique.

À cause des séismes de la nuit dernière autour de Port-au-Prince, nos enfants et notre personnel ont dormi dehors par sécurité.

Aidez-nous

Haïti est un beau pays, les habitants sont fiers et courageux et se remettent après chaque catastrophe qu’ils rencontrent. Mais ils ne peuvent pas y parvenir seuls. C’est pourquoi nous faisons donc tout ce qui est dans nos moyens pour aider les victimes du séisme. Ils persévèrent, alors nous aussi. S’il-vous-plaît, aidez-nous à apporter notre aide sur place !

Chaque don, petit ou grand, compte. Cet argent est consacré à l’aide d’urgence (eau potable, nourriture, abris et soins médicaux). Nous ferons également l’inventaire de ce qui est le plus nécessaire par la suite et nous vous tiendrons informés de la situation.

Agissez aujourd’hui et faites un don !

Merci beaucoup d’avance pour votre aide vitale.


Cordialement,

Joëlle Pollentier
Directeur Fondation Nos Petits Orphelins

Les conséquences des troubles sociaux et de l’insécurité sur l’hôpital pédiatrique St Damien

Le 7 juillet dernier, le président d’Haïti a été assassiné.
Comme vous pouvez l’imaginer, cet événement a suscité une grande émotion au sein du peuple haïtien. Le pays a été placé sous régime militaire et il y règne le couvre-feu.

En dépit des difficultés, l’hôpital pédiatrique St Damien continue de lutter.
Peur, troubles et instabilité en Haïti

Depuis le boom touristique des années 1980, Haïti semble être en chute libre. Il n’y a plus aucune stabilité politique. C’était déjà le cas avant le terrible tremblement de terre de 2010. Ces dernières années, le pays est devenu encore plus fragile, avec une augmentation de la criminalité, de la violence des gangs et de l’insécurité et un manque de justice sociale et de transparence.



Le peuple haïtien vit actuellement dans la peur. Les enlèvements sont de plus en plus fréquents et sont devenus une industrie florissante, enrichissant les réseaux mafieux du pays. La liste des otages, dont certains ont été violés, torturés, humiliés ou exécutés même après le paiement de la rançon, ne cesse de s’allonger. Les rues de Port-au-Prince, la capitale de plus de 2,5 millions d’habitants, se vident.

Certaines familles des victimes sont endettées à vie. De nombreux Haïtiens quittent le pays à la recherche d’un avenir meilleur.

L’impact sur notre hôpital pédiatrique St Damien

En période de troubles, l’hôpital pédiatrique St Damien est confronté à des problèmes réels qui nécessitent une réponse immédiate. Actuellement, le personnel médical de l’hôpital pédiatrique St Damien doit travailler 24 heures sur 24. Cela signifie que l’hôpital doit parfois les accueillir, car ils ne peuvent pas rentrer chez eux en raison de l’insécurité. Cela fait peser une lourde charge sur les ressources déjà limitées de l’hôpital. En outre, l’hôpital doit fournir un transport sûr à ses employés. Des ambulances sont utilisées à cette fin, ce qui augmente le coût de la consommation de carburant et l’usure des véhicules.

©Lisette Palthe


L’hôpital est confronté à d’autres défis : la difficulté d’obtenir des médicaments, souvent vitaux, et d’autres équipements et matériels essentiels. Le personnel surmené subit un stress énorme. Moins de patients se rendent dans les centres de soins ambulatoires, ce qui signifie que de nombreuses personnes ne reçoivent pas les soins médicaux dont elles ont besoin. En conséquence, le nombre de visites aux urgences augmente pour notre hôpital.

Un sentiment d’anxiété et d’impuissance

Une infirmière décrit l’anxiété qu’elle ressent lorsqu’elle marche dans la rue : « Cela me stresse énormément, surtout parce que j’ai déjà été agressée auparavant. Quand je suis en retard et à pied dans la rue, je regarde toujours par-dessus mon épaule. Dans la voiture, je dois rouler très vite, car de cette façon, les kidnappeurs ne peuvent pas entrer dans la voiture. Le plus dur est le sentiment d’impuissance. »

Les besoins de notre hôpital pédiatrique St Damien

En ce moment, les besoins de l’hôpital pédiatrique St Damien sont importants. Il y a un grand besoin d’équipements de protection individuelle, mais il y a aussi d’autres besoins urgents, comme l’achat d’un nouveau générateur pour faire face aux pannes, la construction d’une morgue, la mise à jour du système informatique, l’achat d’un système de purification de l’air…

L’hôpital doit également renforcer son infrastructure de sécurité en raison de l’instabilité croissante dans le pays. Parmi les améliorations nécessaires figurent l’achat de caméras de sécurité, l’installation d’un éclairage autour de l’hôpital et la construction de clôtures renforcées.

L’hôpital pédiatrique St Damien est actuellement le seul hôpital pour enfants en Haïti. Il reçoit des patients de toutes les régions du pays, est ouvert 24 heures sur 24, tous les jours de la semaine, et est toujours prêt à fournir des soins de qualité à ceux qui en ont besoin (gratuitement si nécessaire).

Notre personnel de santé et nos médecins, véritables héros de la santé, travaillent sans relâche pour sauver la vie de milliers d’enfants haïtiens dans un contexte difficile à imaginer.

Pourtant, nous devons être conscients du fait que la situation y est dramatique. Votre aide est nécessaire MAINTENANT !

Soutenez dès aujourd’hui la mission vitale de notre hôpital pédiatrique St Damien, s’il vous plait.  

Wood : comment ce bébé sous-alimenté a retrouvé des forces

Wood était très faible quand sa maman l’a emmené à l’hôpital pédiatrique St Damien en Haïti alors qu’il avait 11 mois. Grâce à votre aide, il a pu être soigné dans le cadre du programme spécial de traitement de la malnutrition. Il lui a toutefois fallu beaucoup de temps avant de retrouver des forces.

Wood est le plus jeune des 3 enfants de Denia, une mère de 28 ans. Les fils aînés ont 6 et 2 ans. La famille vit à Gwo Cheval, dans le sud-est d’Haïti, à 5 heures de route de l’hôpital pédiatrique St Damien. Quand Denia a remarqué que Wood n’allait pas bien et qu’il avait des boursouflures sur le corps, elle a décidé de l’emmener chez le médecin local. Celui-ci n’a malheureusement pas pu l’aider.

Le nourrisson a alors été transféré à St Damien. Il s’est avéré que Wood souffrait de malnutrition sévère, de septicémie et d’abcès au niveau de la tête.

Le programme de traitement spécial contre la malnutrition a immédiatement été activé. Il se déroule en trois étapes.
Phase 1 : la stabilisation
L’enfant est réhydraté par le biais de transfusions et il reçoit du lait spécial. Wood a été traité dans l’unité des soins intensifs pendant 15 jours jusqu’à ce qu’il soit stable et que ses boursouflures disparaissent.
Phase 2 : la transition
L’accent est mis sur la prise de poids. Après 40 jours dans le service de malnutrition, Wood pesait 5,5 kg. Il devait peser au moins 6,8 kg avant de pouvoir quitter le département.


Phase 3 : le rétablissement
Les enfants reçoivent une alimentation spéciale et des conseils pour améliorer leur santé physique et mentale. Le programme dure environ 6 semaines. Les patients restent dans cette phase jusqu’à ce qu’ils atteignent le poids prévu. En raison de la gravité de la situation, Wood a fini par passer 4 mois dans le service de malnutrition.

Grâce à votre soutien, l’hôpital pédiatrique St Damien peut continuer à accueillir des enfants mal nourris via son programme de malnutrition. De cette façon, vous contribuez directement à sauver la vie d’enfants comme Wood.

Après 2 opérations, Rosalia peut à nouveau marcher toute seule

A 7 ans, la petite Rosalia était très mal en point. Elle est née avec une grave déformation du pied gauche et aurait dû être opérée d’urgence. Seulement, sa grand-mère – chez qui elle vivait – n’avait pas les moyens de payer un traitement ou une opération… Vous l’avez sauvée.

Lorsque Rosalia a été accueillie au sein de la famille NPH Honduras en avril 2019, elle était dans un piètre état. En raison de sa déformation au pied, elle ne pouvait pas plier la cheville et son pied était en permanence tourné vers l’intérieur. Par conséquent, elle marchait toujours sur la partie extérieure de sa semelle. De plus, elle n’avait presque plus de sensations dans ce pied. Une opération s’imposait d’urgence, mais c’était sans compter sur la pauvreté dans laquelle sa grand-mère et elle vivaient.

Au Honduras, près d’une personne sur cinq vits dans une extrême pauvreté, sans accès aux services de santé. De plus, presque personne n’a d’assurance maladie. De nombreux enfants sont donc malades, sous-alimentés et négligés et ne reçoivent pas les soins médicaux nécessaires. Après le divorce de ses parents, Rosalia a été recueillie par sa grand-mère dans un village près de la frontière avec le Salvador.


Cette dernière partait toujours très tôt le matin pour aller travailler dans les plantations de café afin de pouvoir se nourrir un minimum. Rosalia n’allait pas à l’école, car sa grandmère ne pouvait pas se le permettre. Elle restait seule à la maison toute la journée et faisait ce qu’elle pouvait dans le ménage. Même si elle devait alors traîner son pied handicapé sur le vieux plancher. C’est comme cela qu’un grave ulcère s’est développé.

Un coup du sort supplémentaire, car les hôpitaux publics ne voulaient pas l’opérer. L’inflammation devait d’abord être traitée quotidiennement pendant trois mois. Mais la grandmère de Rosalia n’avait même pas d’argent pour l’amener en ville, et encore moins pour payer les traitements, la chirurgie et la rééducation !

Heureusement notre village d’enfants a pris connaissance de la situation de Rosalia et de sa douleur insupportable. La jeune fille a donc immédiatement reçu le traitement adéquat. Elle vit désormais dans notre village d’enfants, où elle peut enfin aller à l’école, recevoir une alimentation saine et jouer. La petite fille timide et tranquille s’épanouit dans notre famille.

Entre-temps elle a déjà subi deux opérations pour corriger son pied et l’évolution est visible. Elle porte désormais une botte et suit une thérapie intensive pour apprendre à marcher de manière autonome. La route est encore longue, car elle a encore besoin de nombreux traitements. Mais votre aide précieuse lui donne l’espoir d’être complètement guérie un jour.

le Comedor Infantil en pleine crise du coronavirus

Au Comedor Infantil de Talanga, ouvert depuis 2009, la cuisinière Marlen, 50 ans, cuisine tous les jours pour les enfants. Mais l’endroit est bien plus qu’une cantine. Outre les repas nutritifs, les enfants bénéficient également d’un soutien scolaire.

C’est un lieu sûr où un personnel formé les accompagne dans divers projets en fonction de leur âge et leur offre une gamme de services, tels que des services psychologiques et des soins dentaires. L’aide du village d’enfants au Honduras y est essentielle.

En 2020, par exemple, NPH Honduras leur a fait don de 49 colis alimentaires, a distribué des vitamines et des médicaments antiparasitaires et a fourni un nouveau réfrigérateur, des meubles et des uniformes et fournitures scolaires.

Pendant la pandémie du coronavirus, le soutien inconditionnel aux communautés comme Talanga est indispensable.

Marlen, le cuisinier du Comedor Infantil

Marlen témoigne : « Beaucoup de ces enfants n’ont pas de parents. Pour se nourrir, ils coupent et vendent du bois, parfois sous la pluie battante. Il y a des enfants qui cherchent des vêtements dans les poubelles et essaient de les vendre pour un demi-dollar afin d’acheter un œuf et un jus ».

Le comedor fait ce qu’il peut pendant la crise du corona. Ensemble, nous pouvons faire la différence pour les plus vulnérables. Nous avons absolument besoin de votre aide !

Merci d’avance.

Je veux aider

Marlie: Elle n’avait aucune chance de survie et est pourtant en pleine forme à présent

Lorsque Antoinette est entrée à l’hôpital pédiatrique St Damien de NPH Haïti en octobre 2019, elle avait un besoin urgent de soins médicaux. Elle était sur le point d’accoucher, car elle avait perdu les eaux. Seulement, elle n’était enceinte que de six mois…..

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Grossesses à haut risque à L’hôpital pédiatrique St Damien

Puis, en novembre, elle a accouché par césarienne. Bébé Marlie est née après seulement 29 semaines de grossesse, pesait à peine 930 grammes et souffrait de graves infections. Elle a dû être réanimée avant de pouvoir être transférée au service de néonatologie.

Une radiographie a révélé une maladie pulmonaire, conséquence d’une naissance prématurée. Son système respiratoire refusait de se stabiliser malgré les soins.

Le 13e jour, Marlie a fait un arrêt respiratoire et a dû être réanimée. Elle présentait également une infection. Au 18e jour, elle respirait toujours difficilement et souffrait d’une grave anémie. Une transfusion sanguine a alors été effectuée. Après un mois d’hospitalisation, l’anémie persistait et elle a reçu deux autres transfusions. Le 44e jour, elle a reçu sa quatrième transfusion sanguine. Après 51 jours, elle a été transférée au « Kangaroo Care », où ils font du peau à peau, pour se rétablir.

Enfin de retour chez sa mère

Au 75e jour de son existence, elle pesait 1,5 kg et a finalement pu se blottir définitivement dans les bras de sa maman. Antoinette est reconnaissante pour les soins qu’elle et sa petite fille ont reçus dans notre hôpital pédiatrique.

Des soins médicaux qui seraient impayables dans tout autre hôpital. Elle fabrique des perles pour les vêtements et l’artisanat et ne gagne que quelques dollars par mois, juste assez pour survivre. À cause de la crise du corona, les touristes ont déserté et elle n’a plus de travail.

Les revenus de son mari, qui est chauffeur de taxi, sont également faibles. Après avoir payé le loyer et le carburant, il ne reste plus grand-chose… Une situation que vivent de nombreuses familles, malheureusement. « Je veux que d’autres enfants puissent eux aussi bénéficier des soins experts d’un pédiatre. Marlie a reçu une chance de vivre. J’espère que Dieu continuera à bénir l’hôpital et le personnel. », confie Antoinette avec gratitude.