Ensemble, c’est la maison : l’histoire de la famille Chavez

La famille, ce n’est pas qu’un nom. C’est un repère, un lien, un refuge.

Que signifie la famille lorsque vous avez grandi dans l’incertitude, sans parents pour vous protéger ? En Amérique latine, des milliers d’enfants sont séparés de leur famille à cause de la pauvreté, de la violence ou de la négligence. Mais chez NPH, nous pensons que tout le monde a droit à une famille – et que ce droit dépasse les liens du sang.

Dans cet article, lisez l’histoire vraie des frère et sœurs Chavez et découvrez comment la vie de ces enfants a changé du tout au tout lorsqu’ils ont trouvé un endroit sûr et chaleureux où ils ont pu réapprendre ce que signifie être une famille.

L’histoire de la famille Chavez

La famille Chavez était composée de cinq enfants – Emi (6 ans), Emma (9 ans), Eriberto (13 ans), Ely (15 ans) et Eileen (18 ans ) – qui vivaient avec leur mère dans un quartier de San Salvador en proie à la violence des gangs. Leur mère faisait de son mieux, mais en tant que mère célibataire avec cinq enfants et sans revenu régulier, la situation était intenable. Les enfants étaient parfois laissés seuls pendant des jours, sans nourriture ni surveillance.

Finalement, l’alarme a été donnée. Les enfants ont été transférés chez NPFS Salvador par l’intermédiaire de l’agence locale de protection de la jeunesse – un tournant dans leur vie.

Rester en famille

Dans de nombreuses institutions, les frères et sœurs sont séparés les uns des autres. Mais chez NPH, nous croyons au modèle de la quasi-famille: les enfants vivent ensemble comme une famille, avec les conseils affectueux des tías et des tíos (personnes qui s’occupent d’eux), et ne sont jamais séparés de leurs frères et sœurs.

« J’avais peur de ne jamais revoir mon frère et mes sœurs. Quand je les ai enfin revus, j’ai eu l’impression de pouvoir respirer à nouveau », raconte Eileen.

Les enfants Chavez ont bénéficié d’une aide psychologique pour surmonter leurs traumatismes. Ils ont appris à nommer leurs émotions, à fixer des limites et à se faire à nouveau confiance. Aujourd’hui, ils vivent à nouveau en famille – avec des regards ouverts, de larges sourires et de l’espoir pour l’avenir.

Pourquoi la famille est au cœur de notre travail

Chez NPH, la famille n’est pas le fruit du hasard. C’est un objectif. Nous construisons une famille, même si elle n’est pas composée de parents biologiques. Nos enfants appellent les personnes qui s’occupent d’eux tía et tío – et le pensent vraiment. Ils sont aidés à l’école, reçoivent des soins affectueux, et surtout : ils sont vus et entendus.

Les enfants Chavez prouvent qu’un départ brisé n’est pas forcément une fin – tant qu’il y a une famille – même de coeur – veille sur vous.

Comment vous pouvez contribuer à faire la différence

Aujourd’hui, plus de 80 enfants vivent dans le village d’enfants de NPH Salvador. Pour continuer à leur offrir un foyer chaleureux, nous voulons convertir les dortoirs en véritables chambres selon le modèle quasi-familial. Le toit a également besoin d’être remplacé de toute urgence. Ce projet s’élève à 49.931 €

Tout don à partir de 40 euros est déductible des impôts.

Le coeur brisé de Rosa pèseplus lourd que son estomac vide

Ce sont en effet des besoins urgents et douloureux.
Mais toutes les souffrances ne sont pas visibles.

Certains enfants portent en eux un poids invisible — une âme brisée, marquée par des années d’incertitude, de peur ou de négligence affective.

Ce sont des blessures qui ne saignent pas, mais qui laissent des traces profondes.
Et ce sont justement ces blessures-là qui empêchent un enfant de grandir, d’apprendre et de rêver.

Une enfance marquée par le manque et l’instabilité

Rosa portait en elle de profondes blessures émotionnelles. Pas toujours visibles à l’œil nu, mais bien présentes dans son comportement, sa peur, son silence. Son sourire absent.

Rosa n’a pas été accueillie chez nous parce qu’elle avait faim — même si c’était le cas aussi.
Elle est arrivée avec quelque chose qu’on ne pouvait ni peser ni mesurer : la douleur d’années de négligence affective, de traumatisme, d’insécurité et d’invisibilité.

Rosa a grandi dans la pauvreté, sans son père, décédé des suites de l’alcoolisme. Sa maman, seule, faisait tout ce qu’elle pouvait. Mais avec cinq filles à charge, elle ne parvenait pas à leur offrir ce dont elles avaient besoin. La nourriture manquait. Aller à l’école restait un rêve lointain.

Souvent, Rosa devait aller mendier au parc. Son enfance n’était pas une période d’insouciance, mais de survie. Mais ce qui lui manquait peut-être le plus… c’était quelqu’un pour lui dire que tout irait bien. Quelqu’un pour lui dire qu’elle était en sécurité.

Il n’y avait peut-être pas de violence physique à la maison, mais ce foyer manquait de soins essentiels, de sécurité, et de soutien affectif.

En 2022, les filles ont été placées dans un foyer d’accueil temporaire dans la capitale du pays.
Un an plus tard, en juin 2023, Rosa et deux de ses sœurs ont entamé un nouveau chapitre de leur vie chez NPH El Salvador.

Un nouveau départ face au trauma : l’arrivée chez NPH

En juin 2023, Rosa et deux de ses sœurs ont rejoint NPH El Salvador. C’est là qu’un vrai changement a commencé. Les accompagnatrices ont vite perçu que Rosa portait de profondes blessures. Son corps gardait des traces. Mais son esprit aussi était marqué par le trauma.

Elle était nerveuse, renfermée et triste, souriait peu, évitait les autres et parlait rarement. Rosa avait appris à survivre, pas à vivre. Elle n’avait jamais vraiment connu la confiance.

Une thérapie adaptée pour panser les blessures du trauma

Dès son arrivée, Rosa a commencé un suivi intensif avec la thérapie Mon sac à dos. Cette méthode, conçue pour les enfants ayant vécu un trauma, aide à reconstruire l’estime de soi.

Grâce à des outils visuels cartes, dessins, peluches Rosa a pu s’exprimer. Elle a commencé à parler de son passé. Elle a trouvé un espace sécurisé pour déposer ses émotions.

Sa psychologue raconte :

Rosa pendant une séance de thérapie pour vaincre son trauma

Une jeune fille transformée : Rosa vit, joue et rêve

Aujourd’hui, Rosa est une autre personne. Elle vit dans un lieu où elle se sent aimée, écoutée et protégée.
Sa personne de confiance est tía Lili, son accompagnatrice dédiée. Elle est en deuxième primaire. C’est sa toute première année scolaire complète. Elle reçoit aussi le soutien d’un coach d’inclusion pour mieux progresser.

Rosa est maintenant active et sociable. Elle fait du sport, participe aux activités et dirige même des spectacles de danse.Ses éducateurs la décrivent comme une enfant brillante, empathique et motivée.

Elle a un rêve : devenir soldate. Pas pour faire la guerre. Mais pour aider les autres.

« Je veux donner de la nourriture et des vêtements aux enfants qui en ont besoin. »

La garderie de NPH soutient les mères célibataires

Le petit Mateo, 3 ans, fait un signe d’au revoir à sa mère, Angelina. Elle le laisse chaque matin à la garderie NPH La Sagrada Familia au Guatemala. Elle reviendra le chercher à 17h, rassurée : Mateo passe la journée entre de bonnes mains.

Voici une photo de la garderie

Grâce à cette garderie gratuite, Angelina peut travailler à temps plein. Mateo, lui, reçoit une éducation préscolaire dans un cadre bienveillant.

Un centre d’accueil qui libère les parents pour travailler

La garderie NPH accueille gratuitement les enfants vulnérables de 2 à 4 ans. Elle permet aux parents ou tuteurs de travailler pour faire vivre leur famille.

Le programme CCID, lancé en 2019, aide les familles à très faibles revenus. Elles sont choisies par des équipes de travail social. Les enfants y reçoivent deux repas, deux collations, et parfois des dons alimentaires pour le soir.

Les soins de santé sont aussi gratuits : bilans annuels, suivi de la croissance, vaccins. Ceux avec des besoins particuliers sont repérés tôt et accompagnés.

Un lieu d’éveil pour bien grandir

Mateo adore chanter et danser. Sa professeure, Teresa, se souvient d’un moment touchant : pendant la collation, Mateo a récité un poème et lui a dit que c’était pour elle. Teresa affirme :

« Cela montre que nous faisons bien notre travail. »

Voici une photo de Mateo à la garderie

Mateo est actif, obéissant et sociable. Il s’intègre facilement aux autres enfants. Il fréquente la garderie cinq jours par semaine pendant que sa mère travaille.

Un environnement éducatif qui lutte contre la pauvreté

Au Guatemala, seulement 2,8 % du PIB est consacré à l’éducation. C’est l’un des taux les plus faibles d’Amérique latine. Moins de la moitié des enfants atteignent le niveau de lecture attendu en primaire.

Plus de 40 % des adolescents ne vont pas à l’école. Ils travaillent, sans formation, et accèdent uniquement à des emplois précaires. La malnutrition touche la moitié des enfants, entraînant retards de croissance et problèmes de santé.

La garderie NPH agit en amont. Elle offre des bases solides pour briser ce cycle de pauvreté générationnelle.

Un espace d’enfance propice à la socialisation

Angelina est reconnaissante : « Je peux travailler pendant que mon fils est entouré de personnes formées, bienveillantes et attentives à son alimentation. »

Avant, Mateo n’avait pas d’autres enfants autour de lui. Il était timide. Aujourd’hui, il a des amis. Il a gagné en confiance et en sociabilité.

Voici une photo d'Angelina et Mateo à la garderie

Diego : de la malnutrition infantile à un nouveau départ

Découvrez l’histoire émouvante de Diego, un enfant autrefois touché par la malnutrition infantile au Nicaragua, mais aujourd’hui en pleine santé grâce au soutien du village d’enfants NPH. Un témoignage d’espoir et de résilience face à la pauvreté rurale.

Lutter contre la malnutrition infantile dès le plus jeune âge

Voici une photo de Diego heureux après sa période de malnutrition infantile.

Diego avait deux ans lorsqu’il est arrivé au village d’enfants NPH Nicaragua. Il souffrait alors de malnutrition infantile sévère. Son petit frère Marcelo et sa sœur Rosibel ont été accueillis en même temps que lui. Leur papa était décédé alors que Diego était encore bébé. Leur maman, Santito, travaillait sans relâche dans une plantation de café. Malgré ses efforts, son maigre salaire ne suffisait pas à nourrir sa famille.

La pauvreté rurale, un terreau de dénutrition

En Amérique latine, la vie rurale est particulièrement difficile. Le changement climatique rend l’agriculture de plus en plus incertaine. Par ailleurs, le chômage, l’accès limité aux soins de santé et l’absence d’éducation aggravent la précarité. Ainsi, de nombreuses familles n’ont pas les moyens d’offrir une alimentation suffisante à leurs enfants. Cela entraîne souvent des cas de dénutrition infantile, avec des conséquences dramatiques.

Des repas équilibrés pour combattre la faim des enfants

C’était exactement la situation de Diego et de ses frère et sœur à leur arrivée chez NPH. Heureusement, grâce à nos repas équilibrés et à notre lait enrichi, ils ont rapidement retrouvé des forces. Leur santé s’est améliorée jour après jour. Aujourd’hui, nos fruits, légumes, céréales, laits et poissons représentent 20 % de l’alimentation du village de NPH Nicaragua. En parallèle, nos programmes agricoles éducatifs permettent aux enfants de découvrir l’origine de leur nourriture. Diego aime participer à ces activités : « Je trouve ça chouette de voir la nourriture pousser avant de la manger », dit-il en souriant. Grâce à ces apprentissages, les enfants développent non seulement leur santé, mais aussi leur autonomie.

Une seconde vie après la malnutrition

Aujourd’hui, Diego est en pleine forme. Il grandit avec ses frère et sœur dans un environnement sécurisé. Il aime travailler dans les champs et s’occuper des animaux. « J’adore nos nouvelles chèvres, mais je préfère les poules. Comme ça je peux m’occuper des poussins », confie-t-il. Lors de sa dernière visite chez sa maman, Diego a mis en pratique ce qu’il avait appris. Il l’a aidée à planter des bananes plantains et des carottes. « Ce ne sont encore que de jeunes plantes, alors elles n’ont pas encore poussé », explique-t-il fièrement.

Une renaissance célébrée à Pâques

Ce parcours, de la dénutrition infantile à une vie pleine d’énergie, nous inspire profondément. En cette période pascale, il nous rappelle l’importance d’offrir une nouvelle chance à d’autres enfants comme Diego. Leur permettre de vivre sans faim est un combat que nous poursuivons chaque jour.

D’ailleurs, Diego attend Pâques avec impatience cette année. « J’adore Pâques, car elle symbolise un nouveau départ, comme celui que j’ai eu. J’ai hâte de faire la chasse au trésor dimanche », conclut-il.

Souvenirs de Noël chez NPH

À l’approche de la saison de Noël, Miguel Venegas, directeur général de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH), partage des souvenirs de Noël chaleureux de son enfance chez NPH Mexico. Pour lui, Noël n’était pas seulement un jour de fête, mais une période de connexion remplie de traditions qui faisaient de NPH un véritable foyer.

La magie des Posadas

L’un des souvenirs de Noël les plus vivants de Miguel est celui des « Posadas ». Cette procession rappelle la quête de Marie et Joseph pour trouver un abri. Avec des bougies à la main, les enfants chantaient et riaient tout en traversant le village d’enfants. Cette marche réunissait tout le monde dans une célébration de foi et de communauté.

Les piñatas jouaient un rôle central pendant les célébrations de Noël. Leur forme ronde avec sept pointes symbolisait les sept péchés capitaux. Les briser les yeux bandés représentait la foi aveugle, et le bâton symbolisait la vertu qui triomphe des péchés. Les trésors qu’elles contenaient, notamment des bonbons, des fruits et parfois des jouets, étaient partagés avec amour.

Un autre souvenir marquant est celui de la veillée de Noël célébrée à la ferme de Miacatlán. Entourée de chèvres et de cochons, cette ambiance unique offrait une expérience de Noël incomparable, empreinte de chaleur et de simplicité.

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Vœux de Noël pour 2025

Miguel conclut avec un souhait : « Que la chaleur de cette saison festive nous mène vers un nouveau chapitre plein d’espoir et d’opportunités. Et que nous continuions à offrir aux enfants de NPH une période de Noël remplie d’amour et de joie. »

Pan de Muerto : Une recette riche en histoire et en tradition

Le Pan de Muerto, ou “Pain des Morts”, est une tradition mexicaine profondément ancrée dans la célébration d’el Día de los Muertos. Son histoire remonte à des rituels anciens où les civilisations préhispaniques offraient des pains d’amarante et de maïs, souvent ornés de symboles comme des papillons, en offrande à la déesse Cihuapipiltin. Lorsque les Espagnols sont arrivés, ils ont instauré une version modifiée avec du sucre pour honorer les défunts d’une autre manière.

offering for dia de los muertos

Symbolique du pain

Chaque élément du Pan de Muerto a une signification : la forme ronde représente le cycle de la vie, les “os” font référence aux défunts, et la petite sphère sur le dessus évoque le crâne. Parfois, du sucre rouge est utilisé pour rappeler les anciens sacrifices de sang. Les parfums de fleur d’oranger et d’anis sont censés attirer les esprits vers les autels familiaux.

Le Pan de Muerto reste un élément central des festivités d’el Día de los Muertos, décliné en différentes formes et saveurs, souvent rempli de chocolat, cajeta (caramel) ou des fruits rouges, tout en respectant ses fondamentaux.

pan de muertos

Recette du Pan de Muerto

Ingrédients

  • 3 1/2 tasses de farine
  • 225 g de beurre à température ambiante
  • 3 œufs
  • 1 1/4 tasse de sucre
  • 1/2 tasse d’eau
  • 2 c. à soupe de zeste d’orange
  • 5 c. à café de levure
  • 7 jaunes d’œufs
  • 1/4 c. à café de sel
  • 1 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger (ou 2 c. à café de thé à l’anis)

Préparation

  1. Activer la levure : Mélanger la levure avec 1/2 tasse de sucre et de l’eau tiède, laisser reposer jusqu’à formation de bulles.
  2. Mélanger les ingrédients : Mélanger la farine, le sucre, le zeste d’orange, le sel, l’eau de fleur d’oranger ; ajouter les œufs, les jaunes d’oeufs, et la levure.
  3. Pétrir et laisser lever : Pétrir jusqu’à ce que la pâte soit lisse ; ajouter le beurre et laisser lever jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.
  4. Façonner et décorer : Façonner la pâte, former les “os” et un “crâne” pour la décoration, puis laisser lever de nouveau.
  5. Cuire : Cuire à 200°C au four pendant 15 minutes, puis baisser à 180°C jusqu’à ce qu’il soit doré.
  6. Finaliser avec du sirop et du sucre : Badigeonner avec un sirop de sucre et saupoudrer de sucre.

L’histoire inspirante de Rafael Bermudez : de l’enfant au leader

L’histoire inspirante de Rafael Bermudez est un puissant récit inspirant de résilience, d’amour et de leadership. De ses débuts modestes au Mexique à son rôle de directeur de Nuestros Pequeños Hermanos (NPH) au Mexique, la transformation de Rafa inspire l’espoir pour les enfants confrontés à des défis similaires.

Surmonter les défis précoces

Rafael Bermudez est arrivé à NPH en 1974, à seulement cinq ans, accompagné de ses cinq frères et sœurs. Il venait d’une petite ville pauvre, ce qui a fortement façonné son enfance. Étant si jeune lorsqu’il est arrivé à NPH, il n’avait pas de souvenirs clairs de sa mère biologique. Pendant un certain temps, il a même pensé que sa sœur aînée, Alicia, était sa mère, jusqu’à ce qu’elle lui révèle finalement la vérité lors d’une visite à NPH. Ce moment a marqué le début de sa quête d’identité.

Un nouveau foyer chez NPH

Le premier jour de Rafa chez NPH a eu lieu dans la maison de Cuernavaca, où il a subi une évaluation sociale. En tant qu’un des plus jeunes enfants, il a été assigné à la Casa Colman, où des religieuses s’occupaient des enfants. S’adapter a été un processus difficile pour lui. Venant d’un milieu rural pauvre, l’immensité de NPH était écrasante pour lui en tant qu’enfant. Cependant, cette première impression a marqué le début d’une relation à vie.

La réunion de la famille : un jalon dans son histoire inspirante

Rafael, connu au sein de NPH sous le nom de “Tonton Rafa”, a d’abord eu du mal à s’adapter, surtout parce qu’il était séparé de ses frères et sœurs. Ils vivaient en effet dans différentes maisons NPH à des kilomètres de distance. Comme il était habitué à toujours être proche d’eux, cette distance lui causait beaucoup de douleur. Cependant, avec le temps, la vision du Père William Wasson est devenue une réalité : toute la famille NPH a été réunie à la Casa San Salvador, à Miacatlán. Cela a permis à Rafael et à ses frères et sœurs d’être à nouveau ensemble et de partager leur vie avec les autres enfants de la famille NPH.

Chérir les souvenirs

Rafael se souvient avec plaisir de son premier Noël à NPH. Les chansons, les jeux, les piñatas et les bonbons lui ont montré qu’il était dans un endroit sûr. Lui et ses frères et sœurs y étaient les bienvenus. Les événements comme la Semaine Sainte et la Toussaint lui ont donné le sentiment de faire partie d’une grande famille. Grâce au Père Wasson, NPH est devenu un refuge pour Rafa, où il a trouvé la sécurité, l’amour et un sentiment d’appartenance.

Poursuivre l’héritage

Rafa, ancien bénéficiaire et désormais directeur national de NPH Mexique, souhaite poursuivre cet héritage. ‘Pour moi, le plus grand cadeau est de soutenir chaque enfant à travers les étapes de leur vie.Les voir obtenir leur diplôme et passer à l’université me motive énormément à poursuivre la mission du Père Wasson. Il voulait que nous soyons une grande famille, et je crois que cela restera ainsi pendant encore au moins 70 ans,” a conclu Bermudez.

Conclusion

L’histoire inspirante de Rafael Bermudez ne concerne pas seulement le fait de surmonter des épreuves. Elle parle également de la puissance de la communauté, de l’amour et du leadership pour changer des vies. Son parcours d’enfant vulnérable à leader en Amérique Latine inspire de nombreuses personnes. De plus, elle souligne l’importance de la solidarité et du soutien pour un avenir meilleur.

Rejoignez le mouvement

Souhaitez-vous contribuer aux changements positifs dans la vie des enfants en Amérique Latine ? Envisagez de vous impliquer avec NPH. Votre soutien peut faire la différence dans la vie de nombreux enfants et les aider à réaliser leurs rêves.

Alexandra souffrait de malnutrition, mais est maintenant prête pour l’avenir

Alexandra est née dans une famille extrêmement pauvre au Salvador, où la faim et la malnutrition sont une réalité quotidienne. La fillette, alors âgée de deux ans, souffrait de malnutrition sévère et de problèmes viraux récurrents tels que la grippe, des maux d’estomac et des diarrhées.

Les parents d’Alexandra, Carolina et Enrique, travaillent dans l’agriculture mais ont du mal à joindre les deux bouts pour nourrir leurs six enfants. Pour survivre, ils ramassent du bois de chauffage et vendent des mangues et des tamales.

Malheureusement, Alexandra et sa famille ne sont pas une exception. Selon un rapport récent des Nations Unies, 6,5 % des personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes souffrent de la faim, ce qui représente 43,2 millions de personnes, dont une grande majorité d’enfants.

Agir rapidement est vital face à la malnutrition au Salvador

Pour des enfants comme Alexandra, un manque de soins médicaux appropriés peut être fatal. Sans intervention, les symptômes de la malnutrition chez les familles à faibles revenus au Salvador peuvent rapidement s’aggraver, notamment en raison de l’accès limité à l’eau potable, aux infrastructures sanitaires et aux services de santé.

La malnutrition a des conséquences durables sur la croissance, le développement et le bien-être d’un enfant. Les enfants des régions reculées sont particulièrement à risque. Heureusement, Alexandra et son frère ont pu recevoir une aide à temps à l’hôpital NPH, où ils ont bénéficié de soins médicaux et d’une alimentation adaptée.

Alexandra en haar familie
Alexandra et sa famille

L’accès aux soins de santé est crucial

L’hôpital NPH s’occupe principalement des enfants du village. Il est également ouvert trois jours par semaine aux enfants des communautés environnantes. Cela représente un espoir pour des familles comme celle d’Alexandra. Mais beaucoup d’autres familles dépendent du système de santé public, où un traitement de qualité n’est pas garanti, avertit le docteur Karla.

Pour les familles aux ressources limitées, même les frais de transport et de nourriture sont souvent trop élevés pour consulter un médecin.

Pour des enfants comme Alexandra, NPH organise des contrôles de santé annuels. Cela permet aux médecins de suivre leur développement et d’ajuster les soins si nécessaire. Grâce à cette prise en charge, la santé d’Alexandra s’est nettement améliorée. Aujourd’hui âgée de cinq ans, elle se porte beaucoup mieux, bien qu’elle continue de souffrir de quelques maux d’estomac.

Un avenir meilleur grâce à NPH

À l’école NPH, Alexandra reçoit des repas nutritifs, ce qui soutient sa santé et sa croissance. Cela soulage Alexandra et ses parents, Carolina et Enrique, qui savent qu’elle est en sécurité et bien nourrie à l’école.

“Je sais qu’elle est en sécurité et qu’elle mange bien pendant que je travaille aux champs,” dit Carolina.

Malgré les défis, Alexandra voit l’avenir avec optimisme. “J’aime jouer avec mes amies à l’école. Mais ce que je préfère, c’est le petit-déjeuner ! Des haricots, des tomates, du pain et du lait… J’adore les haricots !” dit-elle en riant.

Grâce aux soins de NPH et au soutien continu, Alexandra est maintenant prête pour un avenir meilleur, un avenir sans faim.

Alexandra

Des familles d’Amérique latine réunies pour les vacances

Le programme OneFamily de NPH soutient les familles en difficulté ou aide à réunir les enfants avec leur famille. Les bienfaits de ce programme sont encore plus visibles que jamais pendant les jours de fête, au moment où les familles profitent ensemble d’une chaleureuse fête de Noël.

Les enfants sont retournés à la maison

La famille Sanchez est un exemple d’une famille aidée par ce programme. Ils habitent dans les hauts-plateaux de Chimaltenango au Guatemala. Cette famille de six personnes vit dans une maison modeste faite de briques et de branches séchées au soleil. Les deux aînés de la famille, Jimmy et Melinda, habitaient autrefois à la Casa San Andrés du village d’enfants de NPH Guatemala. Grâce au soutien
financier de NPH, ils ont pu rentrer chez eux.

La famille Sanchez réunie

« Avant, je ne pouvais pas faire aller mes enfants à l’école. Mais à présent nous ne pourrons jamais assez remercier Dieu pour tout ce que nous avons reçu. Et même si nous avons peu, nous partageons tout », dit Juan, le père de famille.

Activités familiales et soutien aux familles

La famille Sanchez se porte bien aujourd’hui. Ils sont soutenus par NPH et participent à des activités de NPH One Family. Malheureusement, la famille n’est pas encore assez stable financièrement parce que
le père de famille a été longtemps sans emploi. Actuellement, il a un travail temporaire mais il en
cherche un avec un meilleur salaire.

Les enfants se développent pleinement

Melinda, la fille aînée, fait actuellement son année de service au Bureau des Femmes de la communauté. Elle travaille bien et est très heureuse de pouvoir contribuer au développement des familles avec lesquelles elle travaille du lundi au vendredi. Jimmy est, quant à lui, en 4e année de technique automobile dans une école située à deux heures et demie de la maison. C’est un jeune homme avec un profond désir de s’améliorer.

Melinda au travail

Noël : important pour les familles guatémaltèques

Les festivités de Noël commencent au moment où la famille Sanchez se lève de bonne heure le matin
pour chercher des aiguilles de pin ; elles sont étalées sur le sol de la salle à manger et remplissent
l’air d’une odeur de fête !

Le père, Juan, prépare le repas

Cette année, pour Noël, la famille préparera un ragoût de poulet. Il est de tradition que la famille ne mange qu’à minuit le soir du 24 décembre. Les repas du réveillon et du jour de
Noël sont des moments particuliers.

« Sans les donateurs, nous ne pourrions pas fêter Noël ensemble et nos enfants ne pourraient pas construire leur avenir. Nous sommes éternellement reconnaissants et nous y pensons encore plus en cette période de l’année », dit Juan.

Maintenant que les enfants deviennent plus grands, la famille se sent reconnaissante pour cette occasion
que les jours de fête offrent de passer davantage de temps ensemble.

Les droits des enfants au Guatemala ne sont pas une évidence

Violeta se bat pour un enseignement et une alimentation saine pour ses enfants

Violeta Guerrera est une maman de 35 ans, originaire de Chimaltenango au Guatemala. Elle a grandi avec ses 10 frères et soeurs dans une famille très pauvre. Alors que Violeta n’avait que 8 ans, sa mère est morte des suites d’un problème à la vésicule biliaire. Son père l’a alors retirée de l’école et Violeta n’a ainsi plus eu le droit d’étudier. Maintentant elle lutte pour l’enseignement, une alimentation saine et un environnement sûr pour ses 3 enfants.

Violeta et ses enfants

En tant que mère, Violeta rêve d’une meilleure vie pour ses enfants

Après une enfance si triste, Violeta s’est mise à rêver d’une vie meilleure. A 18 ans, elle se marie avec Pedro. En quelques années seulement, le couple a déjà trois enfants. Mais, au lieu d’une vie meilleure, son mariage ne lui a apporté que des problèmes. Pedro ne travaillait pas, consommait de plus en plus d’alcool et était devenu agressif envers Violeta et ses enfants. Lors d’une nuit à l’hôpital de Chimaltenango, Violeta a réalisé qu’elle n’avait plus la force de continuer comme ça. Des médecins l’ont alors aidée à porter plainte contre son mari pour violence.

Les enfants souvent victimes de violences domestiques au Guatemala

Ce comportement envers les femmes perdure à cause d’une culture patriarcale et conservatrice, d’un système de sécurité défaillant et d’impunité pour les malfaiteurs. Tant les garçons que les filles sont victimes de violences domestiques, et les droits de l’enfant ne sont alors pas toujours respectés. Actuellement, Violeta a le droit de garde exclusive de ses enfants. Pedro est maintenant poursuivi par le Ministère Public.

Ils vivent dans la vieille maison du père de Violeta. La famille doit encore s’habituer à cette nouvelle situation parce qu’ils n’ont pas beaucoup de meubles ni de jeux pour les enfants.

Je suis une mère célibataire. Je n’ai pas de travail fixe et je gagne donc très peu pour subvenir aux besoins de ma famille”.

Enseignement et alimentation saine grâce aux programmes de NPH

Violeta souhaite que ses enfants aient tout ce à quoi ils ont droit. C’est pourquoi elle a décidé de prendre contact avec NPH après avoir entendu parler des projets et programmes de soutien dans les communautés. NPH a conseillé d’inscrire les aînés à l’école de NPH afin qu’ils aient accès à un enseignement de qualité.

Depuis janvier 2021, le plus jeune enfant de Violeta, un petit garçon de 4 ans, va également tous les jours à la garderie de NPH Guatemala. Il y reçoit assez d’espace pour grandir et jouer avec les enfants de son âge.

Le plus jeune enfant de Violeta reçoit une éducation scolaire et une alimentation saine chez NPH

Depuis que mon fils se rend à la garderie de NPH, il est heureux. Avant, c’était un enfant triste et fatigué. C’est formidable de voir comment il se sent maintenant. Le meilleur, c’est qu’il reçoit là une alimentation saine et des vitamines. Ils donnent également un peu de nourriture pour notre famille, ça m’aide énormément”.

Aujourd’hui il a 6 ans et est en pleine forme. A présent, Violeta se sent heureuse et optimiste à propos de la vie. Grâce au soutien de NPH, elle croit en une vie meilleure pour elle-même et pour ses enfants et elle continue à se battre pour leurs droits.